Je jure comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité", tous les avocats prêtent ce serment, pourtant, la profession recouvre des activités très diverses et elle est en perpétuelle évolution. Au-delà des affaires pénales, souvent les plus médiatisées, l'avocat intervient en matière civile et commerciale, il conseille, arbitre, prépare des négociations... Les dix avocats réunis ici présentent chacun un profil hors du commun. Femmes et hommes de conviction, ils parlent - certains pour la première fois - de leur parcours et s'expriment sur les principaux projets de réforme de la justice, notamment la très polémique suppression du juge d'instruction. Le droit prend de plus en plus d'importance dans nos sociétés et les avocats jouent un rôle déterminant dans ce paysage, c'est pourquoi il est essentiel d'entendre leur voix, de découvrir leur analyse.
En philosophie, la question de la solitude a toujours été laissée à sa solitude de question. Les hommes n’ont cependant jamais manqué ni de se trouver ni de se penser seuls. Certes, nul d’entre nous n’est seul à être ni seul à être seul. Mais chacun est pour lui-même le seul non seulement à se sentir l’être, mais encore à connaître le double principe présidant à l’être seul. Car seul l’être peut être seul et seul l’être seul peut être. Sous cette lumière crue, une fois dépouillée de ses oripeaux que sont l’isolement et l’esseulement auxquels on la réduit aussi fréquemment qu’injustement, la solitude nue pourrait bien s’avérer le nom approprié de l’être et le dernier mot de l’individuation de l’ego. C’est là du moins la chose même que doit nous faire voir une phénoménologie de la solitude qui puisse entendre ces deux mots : solus ipse.
La réponse actuelle à la question de l'échec fait de lui un problème. Et pour cause : penser l'échec comme une chance ou en parler comme d'un insuccès n'en ont pas moins pour conséquence de nous rendre aussi sourds qu'aveugles à ce qu'il nous faudrait autant savoir que vouloir. Or, pour qui a compris non seulement que les réussites dans la vie ne font pas la réussite de la vie ni les échecs son échec, mais encore que la logique de la réussite qui règne sur notre époque ne peut rien contre la loi de l'échec qui règle le devenir. Voire, si celle-là précipite notre nécessaire échec, celle-ci autorise notre éventuelle réussite, le seul désir qui mérite d'être cultivé est d'échouer pour arriver, mieux : d'arriver à s'échouer. Aussi l'idée de l'échec conduit-elle in fine à entrer dans le registre de la marine pour y envisager ex nunc notre existence comme une traversée.
Les vraies vacances, c'est partir " " Les Français ont plus de vacances que leurs voisins " " Les vacances suscitent de véritables exodes " " Avec les 35 heures, l'industrie touristique explose " " Les Français sont casaniers " " Les touristes ne voyages qu'en groupe "... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir. Jean-Didier urbain, docteur en anthropologie sociale et culturelle, est expert à l'Observatoire national du tourisme et directeur scientifique à la DATAR. À travers l'histoire et l'évolution du temps libre, il analyse différentes pratiques vacancières, du tourisme à la villégiature, de la trêve estivale aux 35 heures.
Les discriminations, c'est avant tout une affaire de préjugés...", "La lutte contre les discriminations est un héritage anglo-saxon", "La République est juste dans ses principes mais inégalitaire dans ses pratiques", "La diversité améliore la performance des équipes", "Une seule solution, la discrimination positive"...
L'Empire romain était trop vaste à gouverner"; "L'Empire, c'est la paix romaine"; "Les romains avaient la passion des jeux sanglants"; "L'Empire romain a persécuté les chrétiens"; "Constantin est le créateur de l'Empire chrétien"; "L'Empire tardif, c'est la décadence"; "Tous les chemins mènent à Rome"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
A l'instar du ninja et du samurai, le yakuza fait partie des figures imposées de la culture et de la société japonaise. Largement représenté dans la littérature et le cinéma, couvert de tatouages, phalange coupée, langage rude et violence soudaine, il fascine et interroge : comment cette structure archaïque et quasi féodale peut-elle perdurer dans un Japon démocratique, industrialisé et technologique ? Pour comprendre et éviter le piège de l'essentialisation et du culturalisme, une comparaison avec d'autres pays, notamment la mafia née en Sicile, permet de dégager des éléments communs, mais aussi de mettre à jour la spécificité de la pègre japonaise : sa proximité avec l'extrême-droite, dans l'idéologie comme dans l'action. S'appuyant sur un méticuleux travail de recherche et une analyse originale, Philippe Pelletier démontre ainsi comment les yakuza sont nés à un moment donné, en un lieu donné, en réponse à une demande politique qui interroge in fine sur deux éléments : la nature réelle de la démocratie japonaise et le rôle d'une figure tout aussi emblématique que le yakuza, celle de l'empereur.