Le compromis entre capitalisme et démocratie sociale semble aujourd'hui lointain. D'un bout à l'autre de la planète, les mêmes tendances sont à l'?uvre : diminution du rôle économique de l'Etat, affaiblissement des syndicats, concurrence intensifiée, marché du travail déréglementé... Partout, le marché s'émancipe de la tutelle du politique et creuse de nouvelles inégalités entre les individus, les groupes sociaux, les pays et les continents. Encore n'est-ce que le côté le plus visible du triomphe du marché et de l'économie néo-libérale. L'argent, dont les nouvelles frontières sont le fil conducteur de ce livre, ne cesse de conquérir de nouveaux territoires, d'acquérir de nouvelles légitimités, de devenir la mesure de tout échange et de toute valeur. Les analyses de Bernard Perret ont d'abord une grande force explicative, car il montre les interactions entre la monétarisation de plus en plus étendue et des évolutions du politique, du social, de la vie familiale, scolaire, culturelle, sportive... Sans démagogie ni manichéisme, il formule une critique serrée de ce pouvoir démultiplié de l'argent, qui fait l'impasse sur une part importante du monde vécu des hommes. L'auteur en appelle à une économie qui valorise la diversité des formes d'activité et d'échange ainsi qu'à la redécouverte de la dimension communautaire de la démocratie. Son livre invite à ne pas laisser le marché répondre seul à la question : " Comment devons-nous vivre ? "
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Nombre de pages
297
Date de parution
19/01/1999
Poids
305g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020332439
Titre
Les nouvelles frontières de l'argent
ISBN
2020332434
Auteur
Perret Bernard
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
305
Date de parution
19990119
Nombre de pages
297,00 €
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L'objet de ce livre n'est pas de rappeler les périls qui nous menacent, mais de critiquer la rationalité qui les a produits, et qui nous rend si peu capables d'y faire face. Nous vivons en effet sous l'empire indiscuté de la raison économique, mais cette raison est tronquée: elle ignore les services que nous rend la nature et les droits des générations à venir. De quels modes de pensée, de quelles valeurs et règles sociales avons-nous donc besoin pour redonner sens à nos actions? L'auteur évoque les repères à mettre en place: principes éthiques et juridiques, incitations économiques, mesure de l'impact environnemental des activités et des décisions, intelligence du vivant, respect de la nature. Plaidoyer convaincant pour une conversion de la raison économique, ce manifeste libère l'écologie de son ghetto idéologique afin d'en faire la réoccupation de tous.
Résumé : Cet ouvrage est constitué de deux essais sur l'évolution de nos sociétés. Le premier est une discussion critique de la notion de capital social, et de son utilisation comme critère d'évaluation du développement des sociétés. Le second tente de formuler une théorie de l'action en société, structurée par les deux pôles complémentaires de l'agir instrumental et de l'agir constitutif. L'homme agit en effet toujours sur deux plans : au plan instrumental, pour atteindre des buts qu'il juge rationnels, et au plan " constitutif " pour construire symboliquement un monde où il pourra trouver sa place. L'idée de monde commun joue ainsi un rôle central dans l'ensemble de l'ouvrage et constitue le véritable trait d'union entre les deux essais. Aborder la question du lien social dans cette perspective, c'est souligner que sa dimension imaginaire n'est pas moins fondatrice que sa dimension utilitaire. Cet angle de vue permet de rompre avec l'individualisme méthodologique et débouche sur la critique d'une idéologie qui surestime la capacité des individus à recréer la société ex nihilo à partir de leurs propres relations. La société s'inscrit dès l'origine dans la relation de l'individu à une totalité sociale préexistante médiatisée par les institutions. Tout en assumant de réelles ambitions théoriques, ce livre se veut ainsi une intervention engagée dans le débat contemporain sur les recompositions du lien social.
Il paraît bien démodé aujourd'hui de parler d'utopie, d'espérance, voire d'engagement au service de la justice! Comme si nos contemporains étaient de plus en plus blasés, résignés ou uniquement focalisés sur leur bonheur individuel. Pourtant, comment se projeter vers l'avenir si l'on n'a pas des raisons d'espérer? Au croisement de l'économie et de la société, Bernard Perret invite à refuser cette vision désabusée. Observateur engagé, il cherche à sa manière un équilibre entre l'analyse et l'implication personnelle, en analysant les changements qui affectent actuellement nos sociétés dans de nombreux domaines: réalités socio-économiques, moeurs, religions... Comment secouer la torpeur qui marque beaucoup d'entre nous? Comment inciter les lecteurs à faire preuve d'imagination et de générosité, pour mieux trouver leur place dans notre vie collective? Biographie de l'auteur Ingénieur et socio-économiste, actuellement chargé de missions d'étude et d'audit dans un grand ministère, Bernard Perret est l'auteur d'essais importants comme L'économie contre la société (1993), L'avenir du travail (1995) et Le capitalisme est-il durable?
Résumé : Un virus nous a pris par surprise, mais nous risquons d'être plus démunis encore face à la catastrophe écologique. Dans les deux cas, notre impréparation est d'abord mentale. Comment penser un autre récit du futur ? Comment intégrer l'irréversible dans une vision sensée de l'avenir ? Bernard Perret explore ici les ressources de la pensée apocalyptique, qui invite à considérer l'histoire humaine comme une aventure dont nous ne maîtrisons ni le déroulement ni le sens. Une philosophie de l'événement, qui donne toute sa place aux événements dramatiques et inattendus et à leur capacité à susciter de nouvelles avancées de civilisation, peut nous y aider. La réflexion proposée dans cet essai, inspirée des travaux de René Girard, Norbert Elias et Charles Taylor, tente ce pari. Face à la crise où nous sommes entrés, tout laisse à penser que nous avons perdu la main. Mais rien ne nous interdit de penser qu'un nouveau monde pourrait émerger de notre créativité culturelle et spirituelle. Bernard Perret est essayiste. Ses travaux touchent des sujets très variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Economie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993 ; rééd. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011) ou Penser la foi chrétienne après René Girard (2018).
Découvrez la sensibilité d'une autrice belge qui excelle dans l'observation des sentiments humains. Elle interroge l'amour, le manque, la solitude, et le désir d'une vie intense. A travers l'enquête littéraire et vagabonde qu'elle mène pour dévoiler l'identité de l'un de ses aïeuls oubliés, elle se penche aussi sur sa relation de couple. Et même si sa situation est singulière, les émotions qu'elle soulève bouleverseront chacun de ses lecteurs.
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