A l'heure où la Somalie est suspecte de prêter abri des sympathisants de la mouvance Ben Laden, ce livre fait le point sur un pays ravagé par de nombreuses guerres : crise de l'Ogaden contre l'Ethiopie en 1977, bombardement de Hargeisa en 1988, luttes de factions après l'effondrement de la dictature Siad Barre en 1991, etc. Le sud de la Somalie continue aujourd'hui de présenter le cas assez extraordinaire d'un territoire sans Etat. Le vide politique a favorisé la montée en puissance de groupements fondamentalistes qui n'ont cependant pas réussi à établir une république islamique. La guerre a aussi mis en évidence l'importance d'une diaspora constituée de réfugiés dans les camps de la Corne de l'Afrique ou du Yémen, de clandestins dans les pays voisins de la Somalie ou dans le Golfe, ou de demandeurs d'asile en Occident. Si, par défaut d'Etat, la diaspora somalienne représente également un formidable vecteur de la reconstruction du pays, la fragmentation du champ politique dans la Corne encourage toutes sortes de drives criminelles et aiguise les stigmates qui font du Somali un bandit en puissance. La criminalisation du migrant somalien se lit en réalité à deux niveaux, la fois par les interférences d'organisations mafieuses et par la représentation que les Occidentaux ou les Elites chrétiennes au pouvoir en Ethiopie et au Kenya peuvent avoir d'une diaspora musulmane.
Nombre de pages
264
Date de parution
09/01/2003
Poids
348g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724608977
Titre
Diaspora et terrorisme
Auteur
Pérouse de Montclos Marc-Antoine
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
348
Date de parution
20030109
Nombre de pages
264,00 €
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A partir d'exemples majoritairement puisés en Afrique noire, ce livre analyse les dilemmes de la sécurité publique dans les États faibles. Il montre notamment que si les polices des pays en développement sont rarement considérées comme des objets de recherche dignes de considération, elles constituent en fait un enjeu fondamental de la construction de l'État. Leurs défaillances relèvent en effet de problèmes structurels et pas seulement conjoncturels. Elles ne sont ni récentes, ni limitées géographiquement. De façon empirique, le visiteur de passage ou l'expatrié ne peut certainement pas les ignorer. Les check points de police qui lui barrent la route sont bien visibles. Appelés bouchons en Afrique francophone, ils mettent en évidence toute une économie politique de la violence et du racket qui consiste à rançonner la population au nom de l'État et au service d'intérêts privés. Ces pratiques d'extorsion ne sont pas de simples bavures: au vu de leur caractère systématique, il convient assurément de les avoir à l'esprit si l'on veut réformer en profondeur les appareils sécuritaires des pays en développement. Dans le même ordre d'idées, il importe également de dépasser les habituels lieux communs sur la prétendue "nouveauté" des phénomènes de privatisation de la sécurité depuis la fin de la guerre froide. Historiquement, le monopole weberien de la "violence légitime" n'a été qu'une référence lointaine dans le cadre colonial d'États inachevés et jamais hégémoniques. Autrement dit, parler aujourd'hui d'une "privatisation" de la sécurité perd beaucoup de son sens quand on sait que les polices coloniales défendaient déjà les intérêts d'une frange minoritaire de la population, à défaut d'avoir été conçues comme un véritable service public. Biographie: Chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (1RD) et docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos travaille sur les conflits armés, les déplacements forcés et l'évaluation de l'aide humanitaire en Afrique subsaharienne. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne, il a vécu plusieurs années au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya et accomplit régulièrement des missions d'études en Afrique. Il est l'auteur de nombreux articles et livres dont Le Nigeria (1994), Violence et sécurité urbaines (1997), L'aide humanitaire, aide à la guerre? (2001), Villes et violences en Afrique subsaharienne (2002), Diaspora et terrorisme (2003) et La guerre des autres (2007).
Cet ouvrage traite de la montée en puissance des associations de solidarité internationale du Nord intervenant au Sud. L'originalité de l'étude est triple : d'une part, elle interroge l'évolution des discours menés sur l'impact de l'aide ; d'autre part, elle apporte un éclairage sur le fonctionnement interne des opérateurs de cette aide, les associations de solidarité internationale, et enfin, elle livre une approche critique de l'institutionnalisation et de la marchandisation des ONG. L'ouvrage ne se limite pas à une simple analyse critique des ONG, il est aussi et surtout une analyse de la critique contre les ONG.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.