L'essentiel du catholicisme n'est pas - dans la perspective du présent essai - un contenu doctrinal spécifique quelconque ; c'est une forme du sentir, une méthode qui se base sur l'expérience d'une "participation détachée" qui permet d'une part d'acquérir un équilibre individuel et d'autre part d'agir efficacement dans le monde. Une telle méthode a trouvé sa formulation la plus claire dans les Ricordi de Francesco Guicciardini et dans les Exercices spirituels d'Ignace de Loyola. Ayant vécu à l'époque qui a précédé la rupture définitive avec le protestantisme, ils possédaient un sentiment profond de l'universalité du catholicisme et de sa capacité à élaborer des dispositifs culturels susceptibles d'une application générale. Cependant, cette expérience du détachement de soi-même et du monde qui est au centre du sentir catholique a été refoulée dans la première moitié du XIXe siècle par le dogmatisme idéologique dans lequel l'Eglise s'est refermée pour affronter ses ennemis. A partir de ce moment, ce sont surtout des écrivains, des artistes sans aucun lien avec une confession quelconque (comme Robert Musil et Clarice Lispector) qui ont interprété le "sentir" catholique et qui l'ont développé de manière autonome.
Date de parution
16/11/2017
Poids
200g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782842424435
Titre
L'IDENTITE CATHOLIQUE
Auteur
PERNIOLA MARIO
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
200
Date de parution
20171116
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Rock, architecture déconstructiviste, science-fiction, drogues, cyberpunk, etc. forment ici la trajectoire d'une pensée neuve associant l'analyse philosophique la plus fine à l'observation érotique la plus crue dans ce qu'il y a lieu d'appeler une véritable philosophia sexualis. Quels liens établir entre le sentiment esthétique et le désir sexuel ? Entre la spéculation théorique et les aventures de la libido ? A cette question elle-même peu orthodoxe, Mario Perniola répond d'une façon qui ne l'est pas davantage, renouvelant du tout au tout la vieille opposition du sujet et de l'objet ; il s'agit, dit-il, d'amener l'individu à l'état de " chose sentante ". Seul un tel état est susceptible de faire naître à un nouveau rapport sexuel. Un rapport affranchi de l'économie orgasmique au profit d'une sexualité " neutre et inorganique ".
Sala Paola ; Rosazza Richolly ; Perniola Benedetta
Si vous attendez que le soleil se couche et que la lune passe entre les branches, vous verrez pointer le museau du blaireau dans les ronces. Il ira chercher son dîner, puis s'assiéra à l'orée du bosquet pour attendre. Attendre le retour de Marguerite. Marguerite et Blaireau se sont rencontrés un soir d'hiver... Une histoire simple, poétique et émouvante sur le pouvoir de l'écoute et de l'amitié.
Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Rédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.
Si Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.