Je vais simplement m'habiller comme tout le monde se présente sous une couverture qui vient littéralement recouvrir le livre. Le titre n'apparaît pas, nous y voyons seulement une inscription, "Streetwear Poem", sérigraphiée en rouge et bleu sur un papier gris chiné à la manière d'un sweat-shirt. Derrière cette couverture fonctionnant comme un vêtement banal se déploient des textes qui cherchent à "s'habiller comme tout le monde" et de plusieurs manières, en venant, par exemple, prendre la forme conventionnelle du poème et en utilisant un vocabulaire commun. Mais Hugo Pernet joue beaucoup avec cette idée de la normalité. Ainsi, dans ses textes habillés en poèmes, la présence du quotidien - avec son vocabulaire trivial, ses motifs parfois banals et ses sursauts dans la logique des choses - questionne avec humour et sérieux l'écriture poétique.
Nombre de pages
36
Date de parution
01/02/2017
Poids
100g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782955339145
Titre
Je vais simplement m'habiller comme tout le monde
Auteur
Pernet Hugo
Editeur
SERIE DISCRETE
Largeur
130
Poids
100
Date de parution
20170201
Nombre de pages
36,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Des poèmes, écrits sur mon téléphone ou mon ordinateur portable. Certains avec des majuscules. Certains avec des titres, ou des dédicaces. A de rares moments dans l'année, une partie de mon cerveau, et peut-être aussi d'autres parties de mon corps, se rend disponible pour la poésie. J'en profite pour m'en servir. Plus tard, avec l'aide de mes éditeurs, je mets ces poèmes dans l'ordre. J'en supprime quelques-uns. L'un d'eux parlait de la beauté". Hugo Pernet
Un ensemble de poèmes qui traitent notamment de la peinture, de la poésie elle même, du quotidien ou de l'intimité, et qui portent en eux un regard décalé, souvent plein d'humour et de finesse.
La parole d'Hugo Pernet est rare. Elle est brève aussi. Elle presse du quotidien ce qui est hors de question. Ce qui s'oublie, avant d'avoir pu le formuler. Le passage du concret au poétique. Le concret répété, résistant donc. Résistant au lavage et gardant ses couleurs (son frontal obséquieux), et pose la question au poète : si je vis bien, je ne peux être poète. Le poète y répond sans ambages : si je le suis je le suis (poète). Voilà pourquoi la parole est rare : entre le quotidien et elle, il y a ironie tautologique : le présent se redit puis s'oublie, la parole indélébile est unique.
Nicolas Poussin n'est pas le titre d'un livre sur le peintre Nicolas Poussin. C'est le titre d'un livre de poésie. Dans lequel vous trouverez le mot nuage, six fois. Dont les sujets sont le désir, l'enfance, la vulnérabilité. Et la beauté. Comme celle de ce nom : Nicolas Poussin.
Des poèmes, écrits sur mon téléphone ou mon ordinateur portable. Certains avec des majuscules. Certains avec des titres, ou des dédicaces. A de rares moments dans l'année, une partie de mon cerveau, et peut-être aussi d'autres parties de mon corps, se rend disponible pour la poésie. J'en profite pour m'en servir. Plus tard, avec l'aide de mes éditeurs, je mets ces poèmes dans l'ordre. J'en supprime quelques-uns. L'un d'eux parlait de la beauté". Hugo Pernet
Sur l'échelle danser" est un texte tissé de plusieurs voix. Voix de la poète ou du narrateur déambulant, où affleurent les difficultés, les peines, la solitude mais aussi beaucoup de volonté, de tendresse, d'humanité. Voix aussi entendues à la radio, échos du monde, des souffrances, des violences, des inégalités qui le traversent et dont chaque jour nous sommes les témoins. Et voix de la littérature enfin, d'auteurs et d'autrices, qui viennent se mêler au texte, s'y fondre, tantôt renforçant tantôt contrebalançant les autres voix. Si ces citations s'intègrent si bien, si justement au texte, c'est que Claude Favre mène depuis de nombreuses années un travail tout à fait particulier de mémorisation de textes qui est venu nourrir l'écriture de ce livre.
Né d'un travail quotidien d'écriture suivant un processus de remémoration et de trace, "Ce presque là" questionne au fil des pages le réel, sa présence, et l'écart à l??uvre dans toute tentative d'expression. Xavier Evstigneeff convoque avec précision les signes, la ponctuation, les silences ; et la phrase, malgré un effacement progressif de certains de ses aspects reconnaissables, n'est jamais tout à fait absente. Les répétitions, les reprises de motifs, très présentes au début, elles aussi s'effacent à mesure de l'avancée du texte, et la lecture trouve son propre rythme, au-delà de l'exercice originel.
S'éloigner du sujet" est un livre de poésie où rapport à la ville et rapport à l'écriture s'entremêlent. La première partie confronte des phrases traitant de l'effacement des aspérités urbaines, par le biais d'opérations de rénovation, à d'autres travaillant la possibilité d'une poésie à plat. Après une deuxième partie en forme d'intermède, la troisième balance entre mouvement de l'écriture et mouvement de la marche. Le texte utilise de nombreux infinitifs, qui pourraient évoquer des mots d'ordre, mais des mots d'ordres problématiques. De manière générale l'écriture avance par contradictions interne.