Invasion musulmane de 711, découverte et conquête de l'Amérique, avènement de Charles Quint, trois événements qui seraient révélateurs de la spécificité de l'Espagne et qui l'auraient marginalisée par rapport à la civilisation européenne. Depuis l'Inquisition et l'expulsion des juifs jusqu'à la guerre civile et la dictature franquiste, la légende noire a la vie dure, comme si l'Angleterre, la France, l'Allemagne et quelques autres pays avaient pratiqué constamment la tolérance, ne s'étaient jamais déchirés en querelles intestines et avaient traité les peuples qu'ils avaient colonisés avec mansuétude... À la lumière des travaux des nouvelles générations - mal connus de ce côté-ci des Pyrénées -, on sait aujourd'hui qu'il y a eu aussi de l'humanisme dans l'organisation et la mise en valeur de l'Amérique espagnole, que les Lumières furent présentes dans la péninsule et que le décollage des années 1960 fut précédé, tout au long du XXe siècle, d'une réelle modernisation de l'économie et de la société. L'adoption d'une constitution démocratique, en 1978, l'intégration réussie dans l'Union européenne et le retour de l'Espagne sur la scène internationale ne sauraient surprendre l'historien de la longue durée. C'est donc à une approche très neuve du passé de l'Espagne, deorigines à nos jours - jusqu'à l'alternance politique de 1996 - que cet ouvrage, nourri aux recherches les plus récentes, invite le lecteur Biographie de l'auteur Joseph Pérez est professeur de civilisation de l'Espagne et de l'Amérique latine à l'Université de Bordeaux III. Fondateur et premier directeur de la Maison des pays ibériques, ancien directeur de la Casa de Velazquez, il esl'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire et la culture espagnoles, en particulier d'Isabelle et Ferdinand, Rois Catholiques d'Espagne (Fayard, 1988)
Date de parution
01/12/1996
Poids
1 325g
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EAN
9782213031569
Titre
HISTOIRE DE L'ESPAGNE
Auteur
PEREZ JOSEPH
Editeur
FAYARD
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0
Poids
1325
Date de parution
19961201
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'était le plus grand gentilhomme de tous les temps; il n'y en aura plus comme lui." Le mot d'un courtisan exprime l'admiration que ses sujets portaient à Charles Quint, roi d'Espagne et empereur des Romains - de Vienne à Naples, de Bruxelles à Séville - et maître des Amériques - de Mexico à Cuzco. A cinquante-six ans, il renonce au pouvoir. Pour Joseph Pérez, c'est l'effondrement d'un rêve: faire de l'Europe une communauté consciente de son originalité, au-dessus des différences nationales et idéologiques.
Charles Quint et Philippe II recueillent et exploitent l'héritage des Rois Catholiques et lui ajoutent des territoires nouveaux le Mexique, le Pérou, les Pays-Bas, le Portugal... Cet empire immense fait impression, mais il manque d'unité; ce qu'on appelle la monarchie hispanique est plutôt une confédération de royaumes et de principautés autonomes qui ont le même souverain, mais n'ont pas le sentiment de faire partie d'une patrie unique. En réalité, c'est presque exclusivement à la Castille qu'on demande de financer une politique étrangère ambitieuse. On comprend qu'elle s'y soit épuisée, malgré sa prospérité, son dynamisme, sa richesse, malgré aussi les "trésors" américains qui arrivaient tous les ans à Séville en quantités croissantes. L'auteur retrace les grandes lignes de cette histoire pour y chercher une explication. Il laisse ensuite très largement la parole aux contemporains de cette époque, ainsi qu'aux écrivains et historiens actuels qui ouvrent des voies nouvelles à la recherche.
Il suffit d'énumérer quelques dates pour se convaincre du rôle fondamental joué par les Rois Catholiques dans l'histoire de la péninsule Ibérique (et de l'Europe) : 1469, par leur mariage, l'Espagne se trouve unifiée, bien que leurs royaumes, l'Aragon de Ferdinand et la Castille d'Isabelle, conservent une large autonomie ; 1480, l'Inquisition, arrachée à la tutelle romaine, devient pour le pouvoir un instrument de contrôle de la société ; 1492, la prise de Grenade marque la fin définitive de la présence musulmane et le début de l'expulsion des Juifs ; 1492 encore, un Génois nommé Colomb, investi de la confiance des souverains, découvre l'Amérique ; 1492 toujours, la publication de la Grammaire de Nebrija confère ses lettres de noblesse au castillan qui devient l'espagnol et bientôt une langue parlée dans le monde entier ... Autant dire que la majeure partie des traits -qu'ils soient ou non à leur gloire ... - qui feront, et pour longtemps, de l'Espagne une puissance de premier plan et lui donneront une culture et des m'urs spécifiques ont été mis en place alors qu'ils gouvernaient. Il y aurait pourtant quelque excès à voir, comme on l'a longtemps fait, dans ce double règne la seule cause de la prééminence espagnole au Siècle d'Or, car le hasard d'une part et la situation politique, sociale et économique d'autre part leur ont donné leur chance ; mais ils ont su, ensemble, la favoriser ...
La personnalité de Philippe II (né en 1527 et mort, il y a tout juste quatre siècles, en 1598) ne laisse pas indifférent ; il n'a, à vrai dire, pas bonne presse et la " légende noire " forgée de son vivant par ses adversaires français, anglais et hollandais lui colle à la peau. Le présent ouvrage n'entend pas réhabiliter sa mémoire en offrant une nouvelle biographie, mais plutôt montrer comment quarante ans de gouvernement ont durablement engagé le destin de l'Espagne et de ses possessions. C'est sous l'égide de Philippe II qu'ont pris forme les grandes orientations politiques, économiques et idéologiques qui ont eu des effets profonds dans la péninsule et en Amérique. La définition qu'on donne souvent de l'Espagne de ce temps - un empire au service de la Contre-Réforme - est à l'évidence trompeuse et réductrice. Ce qui la caractérise en effet ce n'est pas la défense acharnée du catholicisme, mais une volonté obstinée de puissance, l'obsession chez le roi de garder sa réputation d'homme le plus puissant de la chrétienté ; s'il a été intolérant, Philippe II ne l'a pas été davantage que les autres monarques de son temps. En revanche, pour protéger ce qui à ses yeux constituait un ensemble de droits patrimoniaux inaliénables - aux Pays-Bas, au Portugal et même en France -, il a compromis voire sacrifié les intérêts bien compris de l'Espagne. Mettant en ?uvre une ample documentation et surtout faisant la synthèse de nombreuses recherches inédites en France, Joseph Pérez revient sur les idées reçues et propose une appréciation radicalement nouvelle du règne de Philippe II.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).