Le Père Antonin Jaussen, o.p. (1871-1962). Une passion pour l'Orient musulman
Perennès Jean-Jacques ; Laurens Henry
CERF
16,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782204088817
Comment ne pas être ébahi et admiratif devant la vie d'Antonin Jaussen ? Non seulement il a traversé le siècle qui va de la guerre de 1870 en France à la montée du nassérisme et du panarabisme au Proche-Orient, mais il en a vécu lui-même les épisodes les plus marquants. Né dans la montagne ardéchoise, issu d'un milieu modeste, il est un des premiers compagnons du père Lagrange au moment de la fondation de l'École biblique de Jérusalem et de la crise moderniste qui secoue l'Église catholique. Durant la Première Guerre mondiale, sa connaissance profonde de l'Orient lui vaut d'être appelé à servir comme officier de renseignements dans les troupes françaises du Levant à Port-Saïd, mais aussi auprès des Britanniques : cela le place au coeur des débats sur l'avenir de la région au moment où les puissances occidentales se partagent les dépouilles de l'Empire ottoman et lui vaut de fréquenter des personnages de légende comme Lawrence d'Arabie et l'émir Faysal. Les années 1920 le trouvent à nouveau en Palestine où il est témoin de la frustration des Arabes devant l'instauration du foyer juif imposé par les Britanniques après la déclaration Balfour de 1917. Au début des années 1930, à l'heure où beaucoup songent à la retraite, Jaussen part pour Le Caire où il use ses forces à bâtir une maison dominicaine qui deviendra en 1953 l'Institut dominicain d'études orientales (IDEO). « L'Ordre de Saint-Dominique reprendra-t-il sa tradition musulmane ? » Telle fut la dernière hantise de celui pour qui l'Orient musulman a été la passion de toute une vie.--How can one not be dumbstruck and lost in admiration by the life of Antonin Jaussen? Not only did he traverse the century which spanned the Franco-Prussian War to the rise of Nasserism and Pan-Arabism in the Middle East, but he himself lived through the most memorable episodes. Born in the Ardèche mountains and of modest origins, he was one of Père Lagrange's first companions at the time of the founding of the École biblique et archéologique française de Jérusalem and the Modernist crisis that shook the Catholic Church. During the First World War, his intimate knowledge of the East led to his being summoned to serve as an intelligence officer with the French troops in the Levant at Port Said, as well as with the British, which placed him at the heart of discussions on the future of the region at a time when the Western powers were sharing the remains of the Ottoman Empire. He rubbed shoulders with legendary personalities such as Lawrence of Arabia and Emir Faisal. The 1920s found him once again in Palestine, where he witnessed the frustration of the Arabs confronted with the installation of a Jewish homeland by the British, following the Balfour Declaration of 1917. In the early 1930s, at a time in life when most men are thinking of retirement, Jaussen set off for Cairo where he put all his strength into building a Dominican house which would, in 1953, become the Dominican Institute for Oriental Studies [Institut dominicain d'études orientales (IDEO)]. ?Will the Order of Saint Dominic go back to its Muslim tradition?' was the ultimate obsessive fear for the man whose life-long passion had been the Muslim East.
Le 1er août 1996, Pierre Claverie, évêque d'Oran, était assassiné, en compagnie d'un jeune Algérien musulman. Leur mort, sangs mêlés, est un grand symbole. Né en 1938, à Bab el-Oued, dans ce qu'il appelait volontiers la « bulle coloniale », Pierre Claverie a passé sa vie à aller à la rencontre de l'autre, s'efforçant de dépasser les barrières que la race, la religion et les drames du passé dressent entre les hommes. Face à la montée du fondamentalisme et de la violence qui endeuille l'Algérie depuis maintenant dix ans, cet homme chaleureux, doué pour la rencontre, a choisi de rester et de dénoncer le rejet de l'autre, au risque de sa vie. « Nous sommes données" à ce pays et à ce peuple avec lequel nous lie une alliance d'amitié que rien, même la mort, ne pourra briser. » En cela, il voulait être un disciple du Christ, pour qui le choix du « plus grand amour » est de « donner sa vie pour ses amis ». Son combat pour « une humanité plurielle, non exclusive » rend son parcours exemplaire pour notre temps. Sa clairvoyance politique aide à mieux comprendre les enjeux du drame que traverse l'Algérie."
Présentation de l'éditeur De l Afghanistan, on connaît la guerre et les talibans, voici le récit d une aventure spirituelle et humaine d exception au c ur de l Afghanistan plus secret de la beauté, de la mystique et de la douceur. Le père Serge de Beaurecueil, cofondateur de l Institut dominicain d études orientales au Caire, y a vécu vingt ans. De ce parcours surgit l histoire de tout un peuple, des heures paisibles des années 1960-1970 aux heures dramatiques des années 1980. Au carrefour de l Orient, immergé en monde musulman, Beaurecueuil a consacré sa vie à ceux qui étaient rejetés par le mauvais sort : les enfants abandonnés, handicapés, orphelins. Tous ont été recueillis, soignés et éduqués par lui, comme s ils avaient étaient ses propres enfants. C est une découverte de l Afghanistan par la souffrance des autres, mais aussi par la spiritualité, notamment grâce aux grands textes d Ansari, ce splendide mystique persan du XIe siècle dont Serge de Beaurecueil était un spécialiste qui l ont accompagné jusqu à son mort. Malgré les drames traversés, ces vingt ans de vie en Afghanistan et de fréquentation de la mystique musulmane ont permis à Serge de Beaurecueil de découvrir le secret de la joie. C est ce que nous fait entrevoir cette première biographie d un homme au parcours humain et spirituel peu ordinaire.
Le 1er août 1996, Pierre Claverie, évêque d'Oran, était assassiné en compagnie d'un jeune Algérien musulman, Mohamed Bouchikhi. Leur mort, sangs mêlés, est un symbole fort. Né en 1938 à Bab El Oued (Algérie), Pierre Claverie a passé sa vie à la rencontre de l'autre, s'efforçant de dépasser les barrières que la religion et les drames du passé dressent entre les hommes. Face à la montée de l'islamisme et de la violence, cet homme chaleureux, doué pour le dialogue, a choisi de rester et de dénoncer le rejet de l'autre, au risque de sa vie. En cela, il voulait être un disciple du Christ, pour qui le choix du "plus grand amour" est de "donner sa vie pour ses amis". Son combat pour "une humanité plurielle, non exclusive" rend son parcours exemplaire pour notre temps. Le pape François a décidé de le béatifier avec les moines de Tibhirine et les autres victimes de l'Eglise d'Algérie.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.