Je t'aime ", " je suis Untel ", " je suis ton fils " ou bien encore " je est un autre " : le je est toujours là, en marque incontournable. Le je c'est la personne de celui qui le parle, inscrite dans son discours ; c'est le point de départ et le référent stable d'une image de soi. Mais voilà qu'on remarque, grâce aux sciences du langage, que sous le tu, le il... et d'autres " masques " encore, le locuteur engage, parfois sans le savoir, souvent en fin stratège, encore un peu de lui. Le jeu des pronoms dessine ainsi la carte de ce que le sujet peut dire ou se dire de lui-même, les frontières qu'il trace autour de sa personne, se figurant alors à un moment donné et dans la relation. Cette personne en discours vaut-elle celle qui parle ? Il est vrai que le locuteur, au moment où il la dit, s'identifie à sa trace dans le discours, la prend pour lui-même en toute concordance. Mais n'est-ce pas un leurre ? Alors il faut poursuivre et chercher la personne (qu'il faudra définir dans cette perspective) dans les processus complexes d'où émerge une conscience de soi, circonstancielle et parcellaire, en tension entre soi et autrui, individu et culture, l'un et le multiple... On remarque alors comment celui qui parle dépasse bien son je, se faufile sous d'autres personnes, et comment la première travaille l'ancrage identitaire pour faire sens de soi.
Nombre de pages
149
Date de parution
01/11/2003
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747545747
Titre
Je & Autres. Les marques de nos prénoms
ISBN
2747545741
Auteur
Perea François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20031101
Nombre de pages
149,00 €
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Cet ouvrage part d'une expérience commune: sous le coup d'un bouleversement, qu'il soit sensoriel ou émotif, qu'il se prolonge ou ne dure qu'un instant, les mots viennent à manquer et le discours construit fait défaut. Les auteurs font alors le constat d'une incompatibilité entre l'acte linguistique et l'acte corporel qui révèle à leurs yeux deux modes distincts d'être au monde. L'un est dominé par une réalité sémiotique faite de représentations, l'autre par une connexion immédiate à la matière sensible, au réel. Entre les deux, une zone d'inhibition de la langue. Ils observent et analysent cette inhibition dans les circonstances les plus courantes: la parade amoureuse, la scénographie sexuelle d'abord, puis dans des situations moins secrètes de la vie... où surgissent silences, cris, hurlements et expressions "désémantisées". Chemin faisant, ils s'interrogent sur la voix, les rires et les larmes ou encore sur l'instrument de la séparation du corps et de l'esprit dans la religion ou la philosophie. Au fil de cet ouvrage, le lecteur aura découvert deux modes de communication, l'un sensible l'autre sémiotique, qui produisent à l'être deux modes de penser en rupture l'un avec l'autre, cependant que la personne compose sans cesse avec ces deux versants mutuellement exclusifs de son appareil psychique. Biographie: François Perea est linguiste, docteur en sciences du langage. Il enseigne actuellement à l'Université Montpellier III et est l'auteur de nombreux articles et ouvrages consacrés au langage et à la communication.Jean Morenon, Psychiatre honoraire des hôpitaux, a consacré de nombreux travaux aux psychoses et à l'alcoolodépendance.
Perea François ; Paveau Marie-Anne ; Matton Franço
Résumé : Ce qu'on se dit au lit L'expérience ordinaire montre que le discours se défait au fur et à mesure que l'acte sexuel s'accomplit. En caricaturant : moins de mots, plus de râles et de cris à mesure qu'augmente la jouissance. Pourtant, chacun sait qu'apparaissent de multiples formes vocales et verbales que l'on pourrait croire accessoires, voire cosmétiques, mais dont l'analyse prouve l'importance dans la coordination des actes et la gestion des sensations et des émotions. Cet ouvrage est consacré à la nature et aux fonctions des manifestations vocales et verbales pendant l'acte sexuel. Plus qu'un objet folklorique ou amusant, il s'agit d'une invitation à questionner la nature et les comportements humains intimes. Plus que de pornographie, d'actes sexuels, de sensations résultant du frottement d'organes érogènes, ce travail traite de certains aspects des comportements et de la nature humaine tels qu'ils sont révélés dans ces contextes particuliers. Maître de conférence en sciences du langage à l'université Paul-Valéry Montpellier III, François Perea consacre sa recherche aux expressions subjectives dans le cadre d'une analyse du discours et des interactions ouverte à une anthropologie du langage, en particulier en contexte numérique. Il est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages sur la pornographie, l'alcoolisme, les émotions au prisme du langage. Le livre est illustré par François Matton, auteur de nombreux ouvrages chez POL, dont le dernier, Oreilles rouges et son maître, est paru en 2015.
Levivier Marc ; Perea François ; Belz Ceria Ingrid
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Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.