La critique des sciences humaines est présentée dans ce livre selon deux axes de réflexion : épistémologique et éthique. Après avoir analysé l'histoire de la naissance des catégories nécessaires à la production de l'ensemble de discours appelés "sciences humaines" - en particulier la catégorie d'HOMME telle qu'on la trouve dans le projet d'une Anthropologie au XVIIIe siècle - l'auteur propose une évaluation critique de leur prétention à la scientificité. Cette critique (de la logique interne au projet anthropologique) s'appuie d'une part sur la définition du concept de "Sujet" tel qu'il a été formalisé dans les critiques proposées par K. Marx et S. Freud de certaines tendances théoriques de leurs époques respectives ; et d'autre part sur une critique épistémologique des procédures de constitution des systèmes de concepts de base des sciences humaines : leurs objets sont établis à partir des catégories de la connaissance commune et non construits dans une problématique théorique ; leurs méthodes sont empruntées aux sciences de la nature (telles qu'on les concevait au XIXe siècle) et non établies dans le cadre spécifique de la définition de leur champ. Cette double critique fonde une critique éthique. Le caractère empiriste, pragmatiste et évolutionniste des sciences humaines leur assigne une fonction d'aide à la décision politique, administrative, gestionnaire, pédagogique et thérapeutique, comme finalité essentielle. La question se pose alors de savoir si une telle fonction de "service" est compatible avec la liberté nécessaire à la production d'une connaissance scientifique.
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Nombre de pages
262
Date de parution
03/05/2000
Poids
342g
Largeur
135mm
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EAN
9782738406118
Titre
Pour une critique de la raison anthropologique
ISBN
2738406114
Auteur
Péquignot Bruno
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
342
Date de parution
20000503
Nombre de pages
262,00 €
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La sociologie des arts a connu ces dernières années un développement très important, comme en témoignent les publications très nombreuses dans le domaine, les thèses, etc. Dans ce développement, plusieurs questions ont fait débat et notamment celle de la place des oeuvres d'art dans l'analyse sociologique. Cet ouvrage présente une position claire dans ce débat : les oeuvres font partie, parmi d'autres, des objets légitimes d'investigation sociologique dans une démarche qui articule, sans les séparer, analyse interne et analyse externe. Reprenant des recherches menées depuis plusieurs années sur cette question, répondant aux arguments de ceux qui cherchent à exclure le recours aux oeuvres de l'agenda de la recherche sociologique, ce livre propose quelques pistes pour définir une sociologie des arts qui intègre une telle position tout en évitant d'isoler l'analyse des oeuvres dans une "sociologie des oeuvres" autonome, mais aussi en insistant sur le caractère fondamentalement sociologique d'une telle démarche. La sociologie des arts, c'est d'abord de la sociologie.
Maurice Halhwachs (1877-1945) reste un sociologue méconnu malgré une oeuvre considérable et un effort récent de réédition de certaines de ces oeuvres en France. Placé entre Émile Durkheim, fondateur de la discipline dans l'université en France, et Marcel Mauss, à qui il succéda au Collège de France mais qui mourut après lui, il a été souvent perçu comme un durkheimien parmi d'autres. Cependant la réédition de ses livres sur la mémoire, celle plus récente de ses recherches sur le suicide et surtout la remarquable biographie qui vient de lui être consacrée par une historienne, Annette Becker, devraient permettre de montrer son originalité réelle dans cette école sociologique française, à laquelle certes il a appartenu pleinement. Maurice Halhwachs a traité au cours de sa carrière des questions fondamentales, touchant à l'analyse des besoins, et notamment ceux de la classe ouvrière, mais aussi une reprise, finalement très critique, des recherches d'Émile Durkheim sur le suicide ; mais c'est sans doute dans ses recherches sur le temps et la mémoire et aussi sur la question d'une sociologie des émotions qu'il a été un sociologue inventif et original, ouvrant un champ passionnant et fondamental à la recherche en sciences sociales. C'est sur ces questions que cet ensemble d'articles porte.
Le recours à l'image en sciences sociales a fait l'objet de débats contradictoires depuis de nombreuses années. Condamnées par Durkheim, utilisées par Lévi-Strauss, elles restent trop souvent considérées comme un matériau secondaire dans la recherche. A partir d'une problématique centrée sur les œuvres d'art, le propos s'élargit à l'ensemble des images. Cet ouvrage réunit plusieurs articles qui, après une esquisse de théorie générale, présentent un ensemble d'analyses plus concrètes : cinéma, publicité, peinture, photographie sont abordés à partir de questionnements divers. Ce livre se situe dans la continuité de La question des œuvres en sociologie des arts paru en 2007.
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Pourquoi n'ai-je plus de désir alors que je l'aime toujours ? Pourquoi le désir s'épuise-t-il ? Quelles sont les conséquences pour notre couple ? Comment se retrouver ? Perçue comme indispensable à l'équilibre du couple, la sexualité y occupe pourtant une place mal estimée. Les couples qui pratiquent des activités sexuelles sans désir réciproque, "pour faire plaisir ou pour rassurer", finissent paradoxalement par malmener leur lien. Le désir s'épuise et l'expression de la tendresse s'amenuise. Une distance émotionnelle se forme en semant te doute sur ta stabilité du couple. Ce processus de désengagement intime se nomme te burn-out sexuel. Ce livre fait le point sur tes attentes psychologiques, relationnelles, culturelles et sociales qui pèsent sur la sexualité des couples. A partir de témoignages et d'une analyse systémique de l'intimité des couples, la sexualité peut être redéfinie comme le fruit d'une relation réinvestie et non plus comme une ressource acquise et inépuisable. Libérés des contraintes du désir à tout prix, tes couples peuvent retisser un lien apaisé et à nouveau propice aux plaisirs d'être ensemble.
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Un manuel de terrain, précis et complet! Trois années de formation en soins palliatifs suivie par plus de 650 médecins généralistes ainsi que l'expérience partagée de nombreux experts et collaborateurs permettent à ce livre d'aborder les principaux problèmes liés à l'accompagnement des patients en fin de vie, que ce soit à domicile ou dans différents services hospitaliers. Dans la première partie, résolument pédagogique, les auteurs analysent de manière concrète et détaillée les symptômes les plus fréquents. Pour chacun d'entre eux, ils développent une démarche diagnostique, une stratégie d'intervention, des conseils pour une écoute active et des repères pour une réflexion éthique. La seconde partie complète la première en approfondissant certaines compétences techniques mais aussi relationnelles et éthiques: exigences de l'interdisciplinarité, écoute de soi-même comme préalable à l'écoute de l'autre, accompagnement des proches, travail de deuil, grilles d'aide à la décision en éthique clinique... Les compétences dont il est question dans ce livre répondent ainsi aux exigences d'une formation en soins palliatifs pour tous les intervenants de terrain.
Enfin un livre qui présente la langue et la culture ukrainiennes. Certes, l'ukrainien est une langue slave écrite avec l'alphabet cyrillique, mais les différences avec le russe sont nombreuses et l'intercompréhension n'est pas spontanément possible entre locuteurs des deux langues. Cet ouvrage présente aussi bien un rappel de l'histoire de l'Ukraine que des caractéristiques de la grammaire de l'ukrainien, des éléments de conversation courante, des textes typiques de la culture ukrainienne et toutes les explications souhaitables sur les thèmes les plus divers de cette culture (noms de personnes et de lieux, instruments de musique, etc.). Quelques textes bilingues ainsi que des lexiques ukrainien-français et français-ukrainien complètent cet ouvrage.