Depuis combien de temps Gégène n'a pas vu son copain Gabineau ? Lulu prétend que ça fait un bon moment qu'il cherche à le revoir. C'est même plutôt elle qui parle de ce bonhomme mystérieux, alors qu'elle avoue également ne l'avoir jamais rencontré. Gabineau serait un ami d'enfance, ou alors il s'agirait d'un ancien collègue, un copain de caserne... En tout cas, Gégène arrive dans la ville de son ami, mais il ne bouge pas de la 4L de Lulu. Il préfère attendre dans la voiture plutôt que de se perdre dans Malakoff. Peut-être Gégène se demande si Gabineau habite encore ici ? Peut-être son copain vit maintenant à Melun et fait office, comme l'imagine son fils Charlie, de chef secrétaire bossu et un peu spécial ? Peut-être ce Gabineau a fait l'Algérie et a connu un pied-noir surnommé la Tchitchette, quand celui-ci était enfant, ou plutôt à l'époque adulte, quand il a eu cette fille que tout le monde surnomme maintenant Mimille ? Peut-être aussi Gégène s'en contrefout tout bonnement et préfère se rouler une cigarette, avec son "toubaque", dans la 4L de Lulu en attendant que ça passe.
Nombre de pages
208
Date de parution
01/11/2018
Poids
272g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782818046319
Titre
GABINEAU-LES-BOBINES
Auteur
Pennequin Charles
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
272
Date de parution
20181101
Nombre de pages
208,00 €
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J'écris un livre pour comprendre la vie. Si au bout du livre je n'ai rien compris, alors il faudra laisser tomber le livre par terre. Peut-être même le livre tombera par terre avant. Peut-être il n'y a rien à comprendre, pas une ligne. Ne lisez pas les lignes pour comprendre la vie. Il y a mille choses à faire à chaque minute. Toutes les minutes comptent. Chaque minute est une somme de possibles. Tandis que les livres donnent la mort à la minute. Chaque mort est insufflée par une ligne du livre. Le livre est impossible à donner. Il se donne, mais pour mort. Il donnerait sa mort pour comprendre la vie le livre. Ceci est un livre fait pour comprendre la vie. La mienne de vie. On dit ça. On dit :J'ai la vie mienne. Et je comprends rien. Ceci est un livre qui aide à comprendre rien. Ce n'est pas facile de rien comprendre. Je pourrais m'expliquer ça. M'expliquer la vie des heures durant. Des heures durant je suis là à attendre que ça se passe. Tout pourrait ainsi passer. Que nos envies passent de main. C'est comme ça aussi qu'on passe le vivant. De la main à la main. On se refile le baigneur.
«Le pamphlet contre la mort se regarde comme quand on contemple longtemps un cercueil et qu'on imagine quelqu'un dedans. Dans ce livre, le cercueil sera le cerveau de toute l'histoire d'un type en dedans, avec sa vie, ses pensées, ses colères, ses amours, ses rêves et ses héros bas de plafond. Tout ça qu'il a voulu brûler par l'écrit. Tous les papiers du type qu'on imagine dans le cercueil. Toutes les paroles et ses manifestes qui l'ont traversé ces derniers temps et qui sont consignés, ici, dans cette cervelle de papier. Une cervelle pamphlétaire.»
Qu'est-ce que c'est qu'un exozome ? Disons que c'est un homme, c'est l'homme, c'est l'humanité telle que la voit Charles Pennequin : grandiose et dérisoire, triviale et sublime, gueulante et prostrée, stupide et géniale. C'est l'homme en soi et hors de soi, l'autre et soi-même à la fois... Ce livre tout autant fait pour être déclamé que pour être lu silencieusement est une suite de textes liés plus ou moins les uns aux autres : ils racontent des histoires, ou plutôt des commentaires d'histoire, ils vitupèrent le genre humain dans une sarabande verbale endiablée et colorée, pleine de colère et d'amour. Il y est beaucoup question de littérature, de ce qu'elle peut et ne peut pas, de ses pouvoirs infinis et de sa faiblesse inhérente.
Le père ancien c'est le père / au matin puis le père en fin / c'est le père au début / dans sa vieille mort et puis / après les prières c'est la mort / enfin dans le parler tout autour/ et dans le parler il y a aussi / tout autour du fils la mère / dans sa mort moins ancienne / et la visite en moi de la famille / en ses rires et ses ruines.
Ce coffret contient les deux films documentaires et autobiographiques réalisés par Paul Otchakovsky-Laurens. Dans son premier film Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, Paul Otchakovsky-Laurens raconte son enfance dans cette petite ville. On lui a imposé le silence. Il partage son secret. Avec notamment Marie Chaix, Anne Devauchelle et Jean-Paul Hirsch. Images : Emmelene Landon. Éditeur, le deuxième film de Paul Otchakovsky-Laurens, met en scène les raisons singulières pour lesquelles il exerce son métier. Sa vérité. Avec Jocelyne Desverchère et Antony Moreau, et la participation notamment d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Cadiot, Antonie Delebecque, Paul Fournel, Kiko Herrero, Jean-Paul Hirsch, Vibeke Madsen, Michel Manière, Serge Ramon, Julie Wolkenstein.
Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
Les silos détruits, tout devenait possible, rien n'empêcherait plus Beyrouth de sombrer dans les ténèbres. J'ai ressorti une carte de la ville. Elle est dépliée par terre depuis des semaines. Je mesure les distances. L'appartement de mes parents est à 825 mètres des silos du port. La maison de ma grand-mère, rue Pasteur, à 650 mètres. Sahar, elle, était sur le quai. Elle a filmé la dernière scène.