L'écrivain-cinéaste sénégalais Ousmane Sembéne (1923-2007) est une personnalité majeure de la littérature et du cinéma africains contemporains. Les études littéraires se transforment souvent en analyse des idées et des thèmes, oubliant trop vite le style de l'auteur, c'est-à-dire son mode d'expression et son utilisation de la langue. Niiwam, une nouvelle d'Ousmane Sembéne, offre l'occasion de se lancer dans l'exploration de son écriture et d'essayer de proposer quelques caractéristiques littéraires du texte. Si le sujet porte sur l'itinéraire d'un pauvre parmi les pauvres à la recherche d'un cimetière pour enterrer son très jeune fils, la langue et les moyens déployés s'avèrent particulièrement riches et variés. Un séminaire de recherche pour des étudiants gambiens en master du département de français de l'université de Gambie (UTG), animé par Jean-Dominique Pénel, a donné l'opportunité d'un travail collectif sur l'écriture d'Ousmane Sembéne. Cet ouvrage en présente les principales étapes et conclusions.
Nombre de pages
174
Date de parution
23/11/2023
Poids
209g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336409788
Titre
L’écriture d’Ousmane Sembène dans Niiwam
Auteur
Pénel Jean-Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
209
Date de parution
20231123
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
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Bouleversée par la mort, Kya, à peine adolescente, a quitté les hauts plateaux de la Corne de l'Afrique, les collines du chant des parfums, pour descendre jusqu'aux plages du bas pays, où s'allonge la mer. Un jour, survient une rencontre avec une autre trajectoire, qui paraissait vouée à sombrer. Kya, comme feu dans la flamme, donne vie à celui qui s'étiole, puis à l'enfant qui naît de cet amour inattendu. Kya, pure lumière et senteur qui émeuvent jusqu'à l'âme, visage qui ébranle l'être au tréfonds de lui-même, sourire qui redonne le goût de vivre, est l'élan qui rend à l'existence et à la parole son lyrisme oublié.
De la poésie centrafricaine écrite, on ne connaît que la voix de Makombo Bambote qui publie depuis 1960, mais rien en dehors de lui. Cette anthologie se propose donc d'offrir un aperçu de la production poétique d'une soixantaine d'auteurs centrafricains dont les oeuvres demeurent inédites et inconnues même dans leur propre pays. Les poèmes sont composés en français mais quelques-uns d'entre eux ont été écrits en sango, langue nationale de la RCA. Les thèmes et les formes de cette poésie sont très variés, cependant on ne manquera pas de relever l'impact des violents événements de 1979 sur la conscience des centraficains vis-à-vis d'eux-mêmes et aussi sur la nécessité qui leur incombe de s'exprimer. Même après ce bouleversement socio-politique, les conditions générales de la vie quotidienne restent très difficiles, ce qui donne à la parole poétique sa valeur et sa force : même si elle balbutie, elle n'est jamais gratuite ; elle n'est pas jeu de mots mais profond désir de dire et de libérer. Les textes de cette anthologie ont été collectés par J.-D. Pénel en 1983 quand il animait à la Radio centrafricaine une émission intitulée "Regards et Lumières sur la Littérature centrafricaine".
Poésie née à Niamey au Niger, dans un contexte de croissance et d'exode rural. Elle évoque les petites gens de la ville, les quartiers populaires, la vie au quotidien.
Djibouti, pays de la taille d'une île, une île dans la terre. Djibouti, là où la Mer Rouge rencontre l'Océan Indien. Djibouti, le lieu même où, dans la Corne de l'Afrique, s'ouvre une faille, prémisse d'une déchirure du continent, gorge ouverte qui boit la mer, Djibouti, espace de nomades poètes qui désormais convergent vers la ville dont la taille ne cesse de croître autour du port et de son avancée dans la baie de Tadjoura. C'est de ce lieu que s'élève un chant qui parle des êtres qui y vivent (Odeurs de bêtes et d'hommes), des paysages et de la ville (Pays gorge où la mer s'enfonce), pour s'achever (Sur le fil de l'infime) en un songe sur les limites et l'origine : le signe avant qu'il n'ait du sens, le son avant qu'il ne soit mot. Songe né du pays lui-même et de la ligne effilée de la ville qui pénètre la mer.