Le prologue de l'Erikskrönika évoque la création du monde, manière habile d'introduire, parmi tous les pays créés par Dieu, le royaume de Suède. Placée ainsi au seuil de l'?uvre, la Création renvoie aussi de façon métaphorique à l'acte même de rédaction de l'?uvre. Ce lieu commun prend une autre dimension si l'on souligne que l'auteur inconnu a rédigé une ?uvre dont le genre n'existait pas encore en langue suédoise. Il est aussi le premier à composer, dans la première moitié du XIVe siècle, une ?uvre à partir d'une matière originale, l'histoire de son propre pays, sur près d'un siècle. La Chronique d'Erik ou Erikskrönika met en scène les luttes qui ont déchiré le royaume de Suède entre les années 1220 et l'élection du roi Magnus Eriksson en 1319. Cette chronique rimée est très connue dans son pays d'origine, principalement en raison de passages d'anthologie dont le plus célèbre est la longue description de la traîtrise du roi Birger qui invita ses frères à un banquet et qui les fit mourir de faim. Mais elle apparaît aussi comme un document rare sur les conceptions sociales et politiques du milieu aristocratique pour lequel elle fut rédigée. Cette traduction a pour but de présenter et de rendre accessible au public français, dans son intégralité, un des textes fondateurs du Moyen Âge suédois et de mieux faire connaître ce royaume qui appartenait pleinement à l'Occident médiéval.
Date de parution
01/04/2005
Poids
430g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782859445249
Titre
ERIKSKRONIKA
ISBN
2859445242
Auteur
PENEAU
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
159
Poids
430
Date de parution
20050401
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Les vingt-deux études rassemblées ici en l'honneur d'Élisabeth Mornet suivent les chemins du savoir à l'époque médiévale à travers les institutions, les hommes, les textes et les images. La Scandinavie médiévale est choisie comme champ d'étude spécifique et permet une ouverture sur la culture européenne, celle des laïcs par la littérature, l'écriture de l'histoire, la constitution de bibliothèques et celle des clercs dans le cadre spécifique des universités. La profonde unité culturelle de l'Occident à la fin du Moyen Âge ressort avec évidence des différents thèmes abordés: de l'arrivée des premiers cisterciens en Scandinavie au départ des clercs scandinaves vers les universités créées dans l'Empire; des différentes constructions hagiographiques, en Islande, en Suède ou en Italie, à la fondation des collèges à Paris ou à Oxford; de la constitution de nouveaux modèles historiographiques, en France ou en Finlande, aux habitudes culturelles des élites norvégiennes ou françaises. Enfin, ce livre, qui réunit des auteurs venus du Danemark, de Finlande, de France, d'Islande, de Norvège et de Suède, a pour ambition de montrer la richesse des divers modes d'interrogation des sources et de continuer, à la suite des rencontres organisées par Élisabeth Mornet, le fructueux dialogue entre les chercheurs français et nordiques.
Un soir de Noël, Marc à Tours et Dahlia à Nantes, reçoivent, en guise de cadeau, un billet d'avion pour le même vol. Une rencontre toute tracée semble se profiler, mais ce serait sans compter sur les aléas de la vie. En effet, sur une photo oubliée, une date surgit et tout l'univers et les repères de Marc s'écroulent ! Ces imprévus qui, au fil d'une farandole de coïncidences, peuvent tout remettre en question, allant même jusqu'à faire douter de sa propre identité. Et si la réalité n'était en fait que l'illusion du réel ...
Comme les autres volumes de la série, ce livre consacré au suédois a été conçu pour ceux que les langues passionnent et que les curiosités grammaticales réjouissent. Mais il s'adresse aussi aux voyageurs intrépides qui souhaitent découvrir des régions encore préservées, des îles habitées et la vraie banquise tout en sachant apprécier le réconfort d'une brioche à la cannelle et d'un glögg aux émigrés francophones qui ont choisi de s'installer entre Smygehuk et Treriksröset ; aux amateurs de cinéma d'art et d'essai, lassés de lire des sous-titres incomplets ; aux étudiants qui rêvent de porter une casquette blanche et que tente un programme Erasmus à Lund, à Uppsala ou à Abo ; à ceux qui ont lu Le merveilleux voyage de Nils Holgersson lorsqu'ils étaient enfants et, enfin, à tous ceux qui demandent " Pourquoi la Suède ? ".
L'architecture, dès ses origines, a eu pour vocation la mise en forme de l'image immatérielle des dieux selon la théologie dominante. Dans l'histoire de l'Occident chrétien, deux conceptions antagonistes du sacré se sont opposées : l'une, de caractère somptuaire, imposée par l'Empire romain, jouant sur la magnificence et la démesure et l'autre, de caractère austère, d'origine monastique, puisant aux sources ascétiques du christianisme premier, le vocabulaire d'une esthétique épurée. C'est cette version qu'adopteront les réformateurs protestants opposés à l'ostentation de la papauté. Dès lors, le sacré s'établit dans un rapport direct et individuel à la divinité magnifiant le quotidien, la simplicité, la sobriété et la " juste mesure ". Cette vision pragmatique du sacré qui prône la discrétion et accepte l'uniformité prépare l'émergence de la révolution industrielle et de la production en série. C'est dans ce contexte que s'élabore le vocabulaire ascétique de l'architecture moderne, illustré par " l'évangile de l'élimination " de Franck Lloyd Wright ou " la machine à habiter " de Le Corbusier.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.