Membre de l'agence Magnum, Paolo Pellegrin est l'un des grands photoreporters de sa génération. La puissance visuelle de ses images témoigne des bouleversements politiques, économiques ou encore écologiques du monde. Son esprit curieux le mène à poser son objectif sur des sujets parfois plus contemplatifs, où la nature tient une place majeure. Ainsi, lors d'un séjour au Japon, le photographe, parti assister au célèbre sakura zensen ou éclosion des cerisiers, est davantage saisi par la majesté d'une colonie d'aigles. A Kyoto, le temple de Shimogamo, situé dans le delta de la rivière Kamo-Gawa, se dresse au coeur de la forêt Tadasu no Mori, ou " forêt de la vérité ". Ce sanctuaire shinto, datant du VIIe siècle, niche au coeur d'une forêt primaire peuplée d'aigles. Planant au-dessus des visiteurs, surgissant aux détours de feuillages toutes ailes déployées, les aigles virevoltent tout près du photographe. Leur fulgurante vitesse est captée dans des cadrages serrés : les oiseaux semblent surgir du cadre ou en sortir à toute allure. Les chorégraphies se succèdent : en soliste, en duo ou en groupe, ces fascinants rapaces semblent glisser dans l'espace. Se détachant sur des ciels aux noirs et blancs saturés, les aigles de Pellegrin nous fixent, nous défient, nous surprennent. Leur majesté force l'admiration : ils planent, esquissent moult acrobaties. Leurs rémiges se font doigts, leurs ailes deviennent capes. Défiant les lois de la pesanteur, immergés dans les profondeurs des sous-bois, les oiseaux de Pellegrin nous invitent à pénétrer dans un monde mystérieux et fantomatique, où seule règne la présence animale.
Nombre de pages
99
Date de parution
07/10/2021
Poids
626g
Largeur
211mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113120
Titre
Des oiseaux
Auteur
Pellegrin Paolo ; Lesaffre Guilhem
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
211
Poids
626
Date de parution
20211007
Nombre de pages
99,00 €
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A 43 ans, ce photographe italien membre de l'agence Magnum, est déjà considéré comme un des auteurs les plus brillants de sa génération. Photojournaliste exigeant il est récompensé en 2006 par le célèbre prix Eugene Smith de la photographie humanitaire. Son projet "Alors que je mourais" est lauréat 2007 du Leica European Publisher's Award, décerné par sept éditeurs européens de photographie.
Résumé : Depuis 1995, sa carrière est jalonnée d'innombrables récompenses et distinctions internationales, comme si la force et l'intelligence de son travail s'imposaient au fil du temps comme une ?uvre universelle et cohérente plutôt que comme une suite brillante de reportages planétaires percutants. Paolo Pellegrin, photographe italien membre de l'agence Magnum, incarne une nouvelle génération de photoreporters qui, conscients de la démultiplication des modes de production et de diffusion de l'image d'actualité, s'attachent à renouveler la problématique de la vision des événements qu'ils documentent dans un souci éthique constant de la forme et du fond. "Mon rôle, ma responsabilité, est de créer une archive de notre mémoire collective", précise Pellegrin, dont on devine qu'il a su intégrer les enseignements et les principes humanistes des fondateurs du photojournalisme pour les faire entrer, sous une forme nouvelle, dans le langage du XXIe siècle.
Panafieu Jean-Baptiste de ; Gries Patrick ; Gasc J
Spectaculaires, mystérieux, élégants ou grotesques, les squelettes des vertébrés qui peuplent aujourd?hui la Terre portent en eux les traces d?une évolution de plusieurs milliards d?années. Ce livre retrace l?histoire de notre ère, histoire dont les os ont gardé la mémoire? La théorie de l?évolution proposée par Charles Darwin au XIXe siècle a été largement confirmée et enrichie par la découverte des gènes et par les progrès des sciences de la Vie, de la paléontologie à l?embryologie. Le propos développé dans ce livre est de rendre compte de cette réalité scientifique. Il offre un vaste panorama du monde des vertébrés, le groupe zoologique dont nous faisons nous-mêmes partie. Cette parenté, évidente lorsque l?on observe la structure profonde des animaux, nous aide à comprendre les mécanismes de l?évolution et à en saisir toutes les facettes. La plupart des vertébrés contemporains présentés dans ce livre proviennent des collections de la galerie d?anatomie comparée du Muséum national d?Histoire naturelle. Ils ont été restaurés, parfois remontés et libérés de leurs supports métalliques afin que l?on imagine, sans entrave, l?animal en mouvement. Le noir et blanc a été choisi pour sa représentation intemporelle, permettant ainsi à ces photographies d?agir comme des révélateurs. Au-delà de leur beauté formelle, les squelettes nous renvoient sans cesse à notre origine animale et à notre propre histoire. Ce livre co-édité avec le Muséum national d?Histoire naturelle a été réalisé avec la collaboration du Musée Océanographique de Monaco, du Muséum d?Histoire naturelle de Marseille, du Muséum d?Histoire naturelle de Toulouse, du Musée Fragonard et de l?École Nationale Vétérinaire d?Alfort. Cette édition revue et augmentée présente près de deux cents espèces différentes dont une quinzaine de nouveaux spécimens.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès