Quand Voltaire débarrassait la scène des Comédiens-Français, un équilibre nouveau s'imposait entre la scène et la salle. L'auteur devait charger la mémoire des comédiens d'un faisceau de recommandations destinées à conjurer un vide soudainement révélé. Aux premiers temps du Théâtre-Libre, André Antoine devait retrouver le problème du côté du metteur en scène. Le texte théâtral ne se réduit donc pas au texte littéraire. Alors, doit-on, peut-on conserver l'éphémère de la représentation ? D'entrée de jeu, le choix est inéluctable. Au XIXe siècle, les régisseurs de théâtre, en ordre dispersé, relèvent le défi. Ils ouvrent entre Paris, la province et l'Europe les chemins divers du nouveau théâtre français. Mutualistes convaincus, ils constituent une association en 1911. Ils décident alors de projeter, dans une période économique difficile, qui aurait pu inciter au repliement sur les soucis quotidiens, une Bibliothèque de mises en scène dramatiques et lyriques qui va favoriser la circulation des oeuvres. Ils créent un véritable instrument de travail pour le technicien ou pour le chercheur. Ils servent ainsi l'avènement du metteur en scène et le triomphe de la mise en scène de création qui les entraînent à un professionnalisme croissant. Parallèlement, une distinction stricte s'opère entre le matériel "historique", toujours emprunté, et le dépôt légal de la création soumis progressivement à une règlementation rigoureuse. La Bibliothèque de mises en scène témoigne de la validité du choix initial, professionnel et résolument ouvert à des professionnels. L'ouvrage de Françoise Pélisson-Karro, conservateur en chef honoraire de la BnF, invite à entrer dans cet univers où se posent des problèmes, intellectuels et humains, qui nous concernent encore aujourd'hui.
Nombre de pages
452
Date de parution
06/03/2014
Poids
736g
Largeur
160mm
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EAN
9782757406748
Titre
Régie théâtrale et mise en scène. L'Association des régisseurs de théâtre (1911-1939)
Il ne se passe désormais presque plus un jour sans que les médias ne traitent la question des discriminations. Véritable fléau social, la discrimination procède par exclusion des personnes différentes, que ce soit à raison de leur âge, de leur sexe, de leur origine réelle ou supposée, de leur handicap ou état de santé, de leur orientation sexuelle, de leurs convictions politiques, syndicales ou religieuses... La discrimination consiste à traiter de manière inégale des personnes pourtant dans une même situation: pour l'accès à un emploi, un logement, la promotion professionnelle, un bien ou un service. Elle s'appuie sur les préjugés, racisme, sexisme, homophobie, sur la conviction qu'on a plus à partager avec les gens qui nous ressemblent. Elle menace la cohésion sociale et l'avenir du vivre-ensemble de notre société. Elle se manifeste notamment par la. relégation des quartiers populaires, devenus"zones urbaines sensibles", qui concentrent à eux seuls une grande partie des publics discriminés, notamment les jeunes d'origine étrangère. Au-delà de l'action des institutions publiques et privées (on pense à la charte de la diversité, par exemple, signée par de nombreuses entreprises), la lutte contre les discriminations nécessite une mobilisation urgente et massive de l'ensemble du corps social pour faire enfin de l'égalité, deuxième principe de notre devise républicaine, une valeur vivante Biographie de l'auteur Eric Pélisson haut-fonctionnaire ancien élève de Sciences po et de l'ENA militant de la cause des droits de l'homme et de la République, est engagé de longue date dans le mouvement associatif à caractère social et caritatif. Il a tour à tour été animateur de centres de vacances pour enfants défavorisés et adultes handicapés enseignant d'histoire-géographie dans un lycée de banlieue; inspecteur de la jeunesse et des sports, sous-préfet et magistrat financier. Il s'occupe aujourd'hui de lutte contre les discriminations dans une institution publique. Il est par ailleurs enseignant associé de droit public à Sciences po Lille
C'est au fil de ses années d'expériences que Marie Pélisson a pu tirer ce triste constat : La culpabilité est intimement liée au mal-être et au sabotage humain. Ce ne sont pas nos difficultés de vie et les obstacles passés qui empêchent la résilience, mais bel et bien la culpabilité qui bloque le processus d'auto-pardon et d'évolution. Dans cet ouvrage, l'auteure souhaite partager avec vous les outils utilisés au sein de son cabinet et qui ont changé sa vie personnelle pour vous guider vers une libération. Chaque jour, découvrez une notion clé et une mission concrète pour ancrer dans votre quotidien une nouvelle routine de vie qui vous fera du bien !
Pélisson Béatrice ; Villard Coralie de ; Teissandi
Résumé : Une collection qui allie le plaisir du jeu aux apprentissages fondamentaux. 169 pages de jeux éducatifs : labyrinthe, devinettes, mots-croisés, coloriages, différences, intrus... Sur l'intégralité du programme d'une année de maternelle : graphisme, écriture, lecture, nombres, formes et grandeurs, repérages dans l'espace, logique, observation, expression orale, activité physique, découverte du monde, création artistique. Des jeux éducatifs mis en scène autour de thèmes familiers, quotidiens, imaginaires... Mon méli-mélo, un ouvrage simple à utiliser : des logos, des mascottes, des consignes drôles et ludiques.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.