Moïse ou la preuve par l'alphabet. Petit essai d'épigraphie polémique
Peignot Jérôme
MILLON
16,00 €
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EAN :9782841374106
Quand Moïse descendit du Mont Sinaï, il avait, écrites de l'écriture d'Elohim, les deux Tables du Témoignage et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait d'avoir parlé avec Lui. Ce n'est pas la première fois où Le Texte mentionne que Moïse sort de l'entretien "rayonnant". Si le fait mérite d'être relevé, c'est parce qu'il confirme dans l'idée que la révélation, ici, n'est pas seulement celle de l'existence de Yahvé. D'ailleurs, dans l'occasion, il ne saurait s'agir que d'une confirmation. Il y a une autre raison : la subite saisie de ce en quoi l'alphabet consiste. Pourquoi y aurait-il là, pour Moïse, source d'enchantement ? Parce que, d'abord, on s'en souvient, il éprouvait quelque peine à se faire comprendre et il vit la découverte de l'alphabet comme une conquête de lui-même. Enfin, que l'alphabet lui ait été donné ou qu'il en ait lui-même formulé le principe, il vient de comprendre que les signes alphabétiques peuvent s'agencer à la façon d'un jeu. La constatation est pour lui la source d'une joie indicible. Quelle est l'invention qui ne repose sur une trouvaille et quelle est la trouvaille qui ne soit l'occasion du délire de l'illumination ? J. P.
Nombre de pages
157
Date de parution
17/03/2022
Poids
196g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782841374106
Titre
MOISE OU LA PREUVE PAR L ALPHABET DE L EXISTENCE DE YAHVE
Auteur
Peignot Jérôme
Editeur
MILLON
Largeur
140
Poids
196
Date de parution
20220317
Nombre de pages
157,00 €
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Résumé : Jérôme Peignot raconte : un jour, alors que Blaise Cendrars se trouvait à la terrasse de Lipp, m'apercevant, il me héla. Nous sommes restés là tout un après-midi à bavarder. - Entre nous : dis-moi si c'est bien vrai tout ce que tu nous racontes, ton tour du monde et tout le saint-frusquin ? - Qu'est-ce que ça peut faire. L'essentiel est que la locomotive dégorge sa vapeur. D'où vient le charbon ? Quelle importance. La mode est à la morosité. Ils sont nombreux ceux qui dénoncent notre société en capilotade. Et si c'était de tous temps qu'on a pu faire le même constat ? Proust, Musil, Kundera... nous incitent à le croire. On subit ce qu'on écrit bien plus qu'on en décide. On se félicite de ce qu'emporté par le courant de sa plume se soit trouvé un fil d'or : cette note d'humour qui court entre ces lignes. Vaille que vaille elle s'inscrit dans la couleur du ciel.
Résumé : En matière de vignettes, le fin du fin est de donner l'impression d'avoir changé de motifs sans l'avoir fait, ou bien de ne pas en avoir changé quand on l'a fait. C'est un langage sous le langage, un susurrement. D'instinct, en 1500, à Venise, l'imprimeur humaniste Alde Manuce sentait qu'en choisissant la feuille de vigne comme mètre étalon de l'ornementation typographique, non seulement il ne se mettait pas en contradiction avec l'écriture littéraire, mais encore que, d'avance, il s'inscrivait dans l'ivresse de la lecture. Fleurons, vignettes simples ou à combinaisons, vignettes figuratives : " n'oubliez pas que la typographie suit elle aussi les caprices de la mode. Deberny & Peignot créent la mode typographique ", grâce aux plus grands créateurs de leur époque : Grasset, Auriol, Bellery-Desfontaines, Giraldon, Marty, Mucha, Naudin, Roubille, Roy, Verneuil et la génération suivante : Ben Sussan, Cassandre, Hofer, Latour... A vous de jouer !
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.