Note sur M. Bergson et Note conjointe sur M. Descartes
Péguy Charles ; Cavazzini Andrea ; Soskin Jonathan
PULG
24,00 €
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EAN :9782875620941
Au-delà de l'apologie circonstancielle du bergsonisme contre ses adversaires rationalistes et thomistes, les deux textes testamentaires de Charles Péguy constituent l'une des traversées les plus éloquentes, inséparable d'une reprise originale, de la philosophie de Bergson. Le gérant des Cahiers de la Quinzaine y renouvelle 1a métaphysique du temps depuis une analyse critique de la société de son temps. Avec cet engagement du bergsonisme, c'est le legs philosophique de Péguy lui-même que la Note sur M. Bergson et la Note conjointe sur M. Descartes recueillent en dernière instance. De là qu'elles demeurent sans équivalent pour aborder ou méditer cet auteur insaisissable. Socialiste utopiste, dreyfusard militant, poète chrétien, nationaliste enragé : les ultimes écrits de Péguy invitent à déposer ce kaléidoscope pour découvrir un penseur à la hauteur de son époque de crise, peut-être aussi de la nôtre. Plus profondément que deux philosophes français, c'est une réflexion métaphysique sur la scission radicale de la durée incarnée et une critique sociale de sa dénégation qui sont ici conjointes. Si bien qu'au seuil du désastre on ne trouve pas, sous la plume de ce va-t-en-guerre mélancolique, une théorie du déclin glorifiant le passé national, mais une ode à la "mouvance" du présent et une dénonciation de son gel catastrophique sous les règnes complices de l'argent et du positivisme. Péguy articule par-là, à une interprétation hardie de la métaphysique bergsonienne qui annonce les philosophies de l'événement, une étonnante contribution aux critiques marxistes de la modernité capitaliste et du mythe du progrès. Versant bergsonien d'un réquisitoire antimoderne, les Notes en sont aussi bien le pendant un plaidoyer pour l'assomption de cet éternel passage du temps que refoulent tous les cultes de l'habitude et de la mémoire. De quoi rendre possible une réappréciation de Charles Péguy et de sa position singulière, entre diagnostic de la crise et affirmation de l'espérance.
Nombre de pages
268
Date de parution
14/06/2016
Poids
540g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782875620941
Auteur
Péguy Charles ; Cavazzini Andrea ; Soskin Jonathan
Editeur
PULG
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160
Date de parution
20160614
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Prenez Homère. Faites comme il faut toujours faire. Avec les plus grands. Et surtout peut-être avec les grands. Ne vous dites pas : Il est grand. Non, ne vous dites pas cela. Ne vous dites rien. [...] Prenez le texte. Et qu'il n'y ait rien entre vous et le texte."Dans un dialogue "à sauts et à gambades" où l'on rencontre aussi bien le théâtre de Beaumarchais que la poésie de Victor Hugo, Clio, muse de l'histoire, médite sur l'acte de création littéraire. Des premiers brouillons jusqu'au livre imprimé, qu'est-ce qu'écrire et qu'est-ce que lire ??uvre méconnue, jamais publiée du vivant de Péguy et présentée ici dans une édition qui en revient au plus près du manuscrit original, Clio propose une réflexion d'une grande modernité, selon laquelle la lecture participe de la création d'un texte. L'essentiel, selon Péguy, est de lire, de bien lire, c'est-à-dire "de servir un texte, d'entendre un texte, (et d'entendre à un texte), de l'accueillir comme un hôte auguste et pourtant familier."Notes Biographiques : Né à Orléans le 7 janvier 1873, Charles Péguy entre en 1894 à l'École normale supérieure où il a pour maîtres Romain Rolland et Bergson. En 1900, il fonde Les Cahiers de la Quinzaine qui ne s'arrêteront qu'en juillet 1914 lorsqu'il est mobilisé. Il est tué près de Villeroy (Seine-et-Marne) le 5 septembre 1914.
Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc écrit par Charles Péguy est une sorte de drame médiéval, à proprement parler un mystère. Ce terme est employé par l'auteur dans trois oeuvres qui forment un ensemble d'une remarquable cohérence : le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc (1910), le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1911), et le Mystère des Saints Innocents (1912) : il doit donc être entendu dans sa double acception. C'est d'abord une ample méditation sur les mystères, au sens théologique, de l'Incarnation, de la Rédemption et des vertus théologales ; mais c'est aussi un retour aux mystères du Moyen Age, ce genre théâtral dont Péguy a su retrouver l'esprit. La première de ces trois oeuvres met en scène la figure historique de Jeanne d'Arc. Cette oeuvre théâtrale et poétique fait écho au retour au catholicisme de Péguy, mais aussi à ce qu'on peut appeler la crise de 1908-1909 qui revêtit chez le poète un aspect physique, intellectuel et spirituel.
Ce texte de Charles Péguy, extrait de L'Argent, a été écrit en 1917. Il demeure d'une étonnante actualité : "Pour la première fois dans l'histoire du monde, les puissances spirituelles ont été toutes ensemble refoulées non point par les puissances matérielles mais par une seule puissance matérielle qui est la puissance de l'argent.