Revenu sur les lieux de son enfance, un homme se retourne sur son passé dont il ne reste que de rares vestiges. Mais il retrouve des souvenirs au gré des rencontres, au détour des paysages, des ruelles, des odeurs. Des événements quotidiens lui reviennent en mémoire, à l'école ou en famille, bêtises et punitions, disputes et réconciliations. Des figures importantes revivent, le père, cheminot et lecteur insatiable, la mère passionnée d'écriture, les amis, les maîtres, la vie rude et parfois rocambolesque des deux grands-pères. Son histoire se reconstitue peu à peu, fruit d'une tradition orale transmise de génération en génération. Souvenirs et reconstruction imaginaire se relaient ainsi pour recréer l'atmosphère et le quotidien de sa vie dans l'Engadine des années trente et quarante, avec le grondement sourd de l'Inn en guise de basse continue. C'est l'occasion pour l'écrivain de s'étonner de la mémoire humaine, de la manière dont elle s'éveille, et dont elle garde la trace des événements du passé. Il y avait longtemps que je n'avais plus vu la première demeure de ma vie ; au fond, je n'avais aucune raison de venir ici en visite, après tant d'années. Qu'est-ce que je fais à Carolina ? J'y monte presque par hasard, sans en rien attendre. Il n'y a pas grand-chose à voir dans un coin aussi solitaire. Ici l'Engadine se cache, ni Giacometti ni Segantini n'ont peint ici. Carolina n'est qu'une gare des Chemins de fer rhétiques, cinq kilomètres à partir de Zernez, cinq à partir de Cinuos-chel. Au fond, juste une gare de croisements au milieu de la forêt, deux voies ferrées sur du gravier brunâtre, quatre maisons identiques pour les employés, mais désormais désertes ; maintenant plus personne n'habite ici, et la majeure partie des trains ne fait que passer. Quelque part, une fontaine complètement tarie et renversée sur le flanc ; tout au bout du terre-plein, un magasin pour le matériel et les outils ; et, juste à côté, une profonde gorge, un grand viaduc. Pour le reste, partout, partout autour, la forêt.
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Nombre de pages
329
Date de parution
28/09/2001
Poids
520g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782881824395
Titre
La rumeur du fleuve
Auteur
Peer Oscar
Editeur
ZOE
Largeur
140
Poids
520
Date de parution
20010928
Nombre de pages
329,00 €
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Une fatalité semble poursuivre Simon, modeste paysan de basse Engadine. Un jour de chasse et de guigne il a accidentellement tué l'un de ses voisins. Quand il rentre au village, après trois ans de prison, il a soixante-cinq ans ; il ne lui reste plus rien et la communauté le traite en paria. Seul un garçonnet, également solitaire, noue avec lui une forme d'amitié. Pour retrouver une dignité, Simon accepte - ou peut-être choisit - une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans un endroit impossible. Ce roman à la portée universelle pourrait s'intituler " Le vieil homme et la montagne ", tant le combat de son héros contre l'hostilité de la société et de la nature évoque celui du célèbre pêcheur de Hemingway. Sous le drame réaliste, Oscar Peer suggère discrètement, par le fantastique, le mystère du destin. A plusieurs reprises, Simon croise un inconnu énigmatique et silencieux : un fantôme, un double, le diable, un ange, la mort ?
Peer Oscar ; Gateau-Brachard Marie-Christine ; Koe
Le village de Falun est un monde sans fêtes ni péchés depuis que la rigueur du pasteur Anton Perl y sévit. Mais Eva, une jeune femme venue on ne sait d'où, va le révolutionner. Une seule des quatre auberges est restée ouverte, et c'est là que va éclore, grâce aux talents fabuleux d'Eva, le nouveau centre du village. Mais comme renaît la nature sous les rayons d'un soleil printanier, les pulsions refoulées des Falunais vont s'éveiller à une vie nouvelle. Les fêtes reprennent et le désordre s'installe. Fou de rage, le pasteur décide alors d'exorciser Eva et lui ordonne de s'installer chez lui.
Biographie: Oscar Peer, né en 1928 en basse Engadine, est l'auteur d'une quinzaine de romans et de nouvelles. Coupe Sombre, paru en 1999. son premier livre traduit en français, a reçu le prix des auditeurs de la Radio Suisse Romande et le prix Lipp Zurich. Traduit du romanche par Marie-Christine Gateau-Brachard
Peer Oscar ; Meizoz Jérôme ; Gateau-Brachard Marie
Un accident de chasse, le procès, la prison. De retour au village, Simon doit affronter les regards, il faut être "endurant comme un âne pour vivre avec eux". Alors Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et hostile de la région. Combat de l'homme avec la nature, ce texte est une histoire de solitude et de fureur dans une langue âpre et brûlante.
« Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon4e de couverture : « Le désir ça naît comme ça, d'un rien. »Quand Gilles se met à en aimer une autre, le monde d'Élisa vacille. Elle, « la femme de Gilles », tout entière dévouée à son mari, se résout à se taire, souffrir et espérer. Un roman intemporel, écrit dans une langue limpide et bouleversante de simplicité.Grande dame des lettres belges, Madeleine Bourdouxhe (1906-1996) est romancière et nouvelliste, proche de Simone de Beauvoir qui la cite en exemple dans Le Deuxième Sexe. Ses romans La Femme de Gilles (1937) et À la recherche de Marie (1943) figurent parmi les textes féministes pionniers du XXe siècle.Préface de Geneviève Simon
Ce texte court se lit d’une traite. Tout s’enchaîne rapidement, les éléments convergent vers une fin inéluctable. Ilaria raconte avec candeur, comme dans un souffle, son papa qui fuit la fin d’un amour, leur course-poursuite à travers l’Italie – à Rome, à Naples. Bouleversant.
Une famille recomposée vit ses premières vacances, une dizaine de jours au Danemark. Ce voyage est en enjeu, il doit être une réussite. La narratrice cherche la bonne distance auprès des enfants de son compagnon, qui ont reçu une éducation différente de celle qu'elle-même donne à sa fille. Elle aimerait tout dire, lui penche pour préserver les siens. Tout en évoquant ses propres parents divorcés, la narratrice scrute d'un oeil aigu la frénésie joyeuse et envahissante de la petite, le silence mystérieux du garçon, les remarques de l'ado qui trouve ce couple d'adultes "kitsch" . Elle observe avec une honnêteté magnifique les jalousies ou les prises de pouvoir qui se tissent autour des tendresses ou des admirations réciproques. L'équilibrisme nécessaire aux repas, les visites de villes sous des trombes d'eau ou la lumière photogénique d'un printemps pluvieux sont autant d'occasions de mieux saisir ce qui se joue dans ces relations reconfigurées.