Industrie, Gouvernante, Nation. C'est parce que ces mots lui paraissent indissociables que Georges Pébereau, présenté au c?ur des années 1980 comme l'homme de l'ombre, a aujourd'hui accepté de sortir du silence. L'ancien président de la Compagnie Générale d'Electricité témoigne d'un temps où hommes d'Etat et entrepreneurs se croisent et s'affrontent mais peuvent aussi se comprendre lorsque l'intérêt national et la réalité économique doivent l'emporter sur toute autre considération. Après plusieurs années au service de l'Etat, Georges Pébereau entre en 1968 à la CGE. Entre 1970 et 1986, ce groupe connaîtra une transformation radicale. Aux côtés d'Ambroise Roux puis de Jean-Pierre Brunet, il prendra une part déterminante dans ce processus. Ensuite, seul aux commandes, il fera basculer la CGE dans une ère nouvelle. Son regard, contextualisé et complété par l'historien Pascal Griset, se veut loin des polémiques que suscite encore parfois une époque complexe et captivante de l'histoire de notre pays. Il n'en porte pas moins la force des convictions. Ce double statut de témoignage historique et d'évaluation critique renforce l'expression de convictions stratégiques qui ont fait leurs preuves. Cette évocation d'un passé si proche mais pourtant déjà si différent s'inscrit en effet dans une perspective plus large, résolument tournée vers les interrogations du temps présent. Elle reflète sans doute les inquiétudes suscitées par les difficultés auxquelles la France se trouve aujourd'hui confrontée, mais suggère, plus fondamentalement sans doute, les moyens d'une mobilisation des énergies institutionnelles et citoyennes au-delà des clivages idéologiques sans pertinence politique ou économique...
Nombre de pages
269
Date de parution
02/03/2005
Poids
375g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130542957
Titre
L'industrie, une passion française
Auteur
Pébereau Georges ; Griset Pascal
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
375
Date de parution
20050302
Nombre de pages
269,00 €
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La situation financière de la France est très préoccupante. E,n vingt-cinq ans, la dette des administrations publiques a été multipliée par cinq, pour atteindre désormais plus de 1 100 milliards d'euros. Le rapport de la Commission sur la dette publique, présidée par Michel Pébereau, offre une analyse saisissante des causes de cette situation et des risques qu'elle fait peser sur l'ensemble de l'économie française. S'appuyant sur une commission pluraliste, représentant tous les horizons politiques, le rapport dresse un tableau lucide des failles de l'appareil administratif et de nos pratiques politiques et collectives qui ont abouti à accumuler les déficits publics depuis vingt-cinq ans. Il démontre le caractère désormais insoutenable de l'endettement public en France, qui expose notre pays à un risque croissant d'asphyxie financière. Le rapport s'accompagne de vingt préconisations pour rompre très rapidement avec la facilité de la dette publique et doter les pouvoirs publics des capacités d'action nécessaires pour renforcer nos perspectives de croissance et de cohésion sociale.
Depuis quelques années, la plupart des grands pays industrialisés ont pris conscience des dangers, pour la société civile, d'un développement sans limites des interventions publiques. La place qu'occupe l'Etat dans l'économie est remise en cause. Déréglementation, réduction des dépenses publiques et de la fiscalité, privatisations sont ici et là mises en œuvre pour étendre le rôle de régulation et d'arbitrage du marché. Depuis le printemps 1986, la France s'est à son tour résolument engagée dans cette voie. Quelle est aujourd'hui la place de l'Etat dans l'économie française ? De quels instruments le gouvernement dispose-t-il pour atteindre les objectifs de sa politique économique, stimuler la croissance et l'emploi, assurer les grands équilibres ? Comment les dépenses publiques et sociales, la fiscalité, le déficit budgétaire, la monnaie peuvent-ils être utilisés ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils influencer l'épargne nationale, les revenus des ménages, les prix des biens et des services ? Comment enfin ces instruments s'adaptent-ils au changement de conception du rôle de l'Etat qui est en cours ? A toutes ces questions, l'étude des politiques économiques conduites en France au cours des vingt dernières années apporte des réponses. Des réponses qu'éclairent les grands courants de l'analyse économique. Cet ouvrage actualise celui qui avait été publié en 1985 et complète celui qui est consacré aux objectifs de la politique économique, publié en 1987 dans la même collection. Il offre, dans un style accessible et clair, une approche objective de l'utilisation qui a été faite par les gouvernements successifs des différents instruments de la politique économique. L'analyse est avant tout celle d'un praticien. Mais elle cherche à établir un lien entre les politiques économiques conduites en France et les principales leçons de la théorie économique. Au-delà du constat, elle permet de cerner le champ du possible. Le succès d'une politique économique dépend avant tout d'une utilisation adéquate des instruments dont dispose l'Etat. Il faut donc connaître chacun d'eux, comprendre son utilité et ses inconvénients pour se forger un jugmenent sur l'éfficacité des actions engagées.
La question des réformes est un marronnier médiatique, chaque nouvelle réforme entreprise par les gouvernements successifs étant présentée comme agressive pour les uns et timide pour les autres. Qu'en est-il vraiment ? La France est-elle véritablement impossible à réformer ? Sa situation peut-elle être comparée à celle des autres pays européens ? Et quelles sont les réformes urgentes ? Comment établir des réformes efficaces ? Quels chemins politiques doivent-elles emprunter pour être menées à bien ? C'est à ces questions que répond cet ouvrage, qui rassemble les contributions des membres et des invités de l'Académie des sciences morales et politiques sur le sujet, en attaquant de front les grands sujets de société (économie, santé, emploi...) et en y apportant des solutions concrètes.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !