Au croisement des routes migratoires reliant l'Orient à l'Occident, la Serbie occupe une position géopolitique clé dans le dispositif migratoire européen. Pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne, elle est devenue un terrain d'expérimentation des politiques d'externalisation, de sécurisation et d'européanisation des migrations et de l'asile. Cet ouvrage propose une analyse approfondie des dynamiques à l'oeuvre entre 2015 et 2023, période marquée par l'intensification des flux migratoires, le durcissement des politiques frontalières et la montée en puissance de la diplomatie migratoire. En s'appuyant sur le cas serbe, il examine comment l'UE, mais aussi d'autres acteurs tels que le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) et l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), influencent la législation, les institutions et les pratiques de gestion migratoire dans un pays en position de "zone tampon" . Entre adaptation formelle aux normes européennes et alignement plus profond sur les priorités sécuritaires de l'Union, la Serbie incarne les tensions entre injonctions européennes et stratégies nationales. Ce livre éclaire les logiques d'instrumentalisation réciproque et les reconfigurations géopolitiques aux marges de l'Europe.
Nombre de pages
304
Date de parution
09/10/2025
Poids
460g
Largeur
155mm
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EAN
9782336547718
Auteur
Pavicevic Marija ; Wihtol De wenden catherine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20251009
Nombre de pages
304,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...