Une petite ville dominée par le roi et son armée, dans un Moyen Age de légende. Au retour d'une guerre, le roi tombe gravement malade. Une nuit, deux cavaliers abordent un enfant, sans parents, et l'entraînent au château où le roi agonise. Le moribond raconte à ce mystérieux enfant terrifié le voyage qu'il fit jadis dans un château souterrain, le Château du Dessous, où il vécut longtemps seul, toutes choses lui arrivant à condition qu'il y pensât. A la fin, il se nourrissait d'une goutte d'eau qui perlait à l'un de ses doigts. Mais il voulut sortir de la solitude et, quoi qu'il demandât, il n'obtenait plus rien. Quand il revint sur terre, on l'acclama roi. A la fin de son récit, le roi expire. L'enfant lui succède, et c'est la liesse dans la ville pour son couronnement. Tant de symboles s'enchevêtrent dans cette belle histoire qui est comme une sorte de poème en prose où défilent des armées, où l'on vit les scènes de campagne, où grouille tout un peuple, que l'auteur laisse à chacun le soin d'en tirer l'enseignement de son choix, comme, aux Indes, on creuse dans certains temples des niches qui restent vides, afin que les fidèles les remplissent avec leur imagination.
Nombre de pages
140
Date de parution
27/06/1952
Poids
126g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070249534
Titre
La château du dessous
Auteur
Pauwels Louis
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
126
Date de parution
19520627
Nombre de pages
140,00 €
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Louis Pauwels nous prévient dans son avertissement qu'en composant "ce petit livre, fantaisie, songerie, divertissement" il avait en tête Le Neveu de Rameau de Diderot. Dans un café proche de l'Étoile se déroule entre Joseph Blumroch, le mathématicien juif, et son ami, Louis Pauwels, un brillant dialogue métaphysique sur les causes dernières, sur la notion du temps qui est le péché originel par excellence, sur les mutations cérébrales d'où sortira l'homme futur. Cette joute parlée entre Pauwels, antichrétien qui croit profondément à la vie religieuse, et Blumroch, prophète ambigu, se déroule par brefs chapitres qui arrivent à former une véritable architecture de l'époque.
- Quand avez vous rencontré Joseph Blumroch ... - Le matin. - Où ... - Sur cette planète. - Qui est Joseph Blumroch ... - Une fiction véritable. - Pourquoi avez-vous écrit ce livre ... - Par tendresse. - Pour qui l'avez-vous écrit ... - Pour le Collège invisible. - Certaines idées de Blumroch me paraissent folles. - C'est que vous n'avez pas toute votre raison. - D'autres me passent au-dessus de la tête. - Les oiseaux aussi.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.