Qui sont-ils ? Est-ce si important de le savoir ? Pourquoi vous narrer leur histoire, les péripéties de leur existence ? Ils ont vécu ce que tout le monde vit. Ce ne sont pas des héros, ce sont des êtres de peine et de joie, de peur et d'envie. Pourquoi vous les décrire, les exhiber, dans un concert de mots poétiques et flatteurs ? Pourquoi s'essayer à l'invention vaine d'images neuves pour esquisser leur visage, ébaucher leur silhouette ? Sachez donc qu'ils ressemblent à tout le monde. Avec leur éclat de lumière et leur part d'ombre. Ils sont là, face à face. Et leurs mots nous en disent plus sur eux que de quelconques clichés. Bien sûr, ELLE, est noire, africaine. On l'imagine jeune, plus que, LUI, qui est blanc, européen, chenu d'expérience, désabusé de vécu, mais pas encore totalement dégrisé d'espoir, d'utopie. Ils sont donc différents. Parce qu'ils sont issus de deux mondes qu'un gouffre - qui n'est pas fait seulement -de désert et de mer - éloigne irrémédiablement. L'espace et le temps - celui meurtri d'une histoire aux cicatrices encore lancinantes- ont fait naître un vide immense entre eux. Mais, puisque tout les sépare, pourquoi en sont- ils donc venus à se rencontrer ? Quel chemin caché, quel itinéraire inattendu les ont conduits ainsi l'un vers l'autre ? Et pour dire vrai, plutôt, LUI, vers, ELLE, que l'inverse. Existe-t-il, alors, un pont, une passerelle, qui lui permette de tendre la main ? Et si son dessein secret était de contredire le destin ? De faire mentir les purificateurs des races, les tenants forcenés de l'ethnicité du monde,- les rêveurs de l'Apartheid perdu ? Pour cela, il lui faudra du temps, de la patience, du silence pudique sur les maux et des mots apaisants sur les blessures... Il leur faudra simplement se parler, sortir des ornières profondes de ces archétypes perclus qui conditionnent la pensée et veulent la conduire, à marche forcée, vers les sables mouvants de la haine, là où l'homme se perd, s'abîme et finalement meurt, égaré de terreur, dans d'absurdes conflits dont il ne voulait pourtant pas. Oui, il faut entamer l'interminable palabre entre deux mondes pour ouvrir enfin, la première fois peut-être, un authentique dialogue Nord-Sud... Alors, à ce moment-là, savoir qui ils sont n'aura plus guère d'importance...
Nombre de pages
98
Date de parution
29/12/2004
Poids
90g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782913126190
Titre
Dialogue Nord-Sud. Voyage dans l'interculturalité
Auteur
Paulhac Jean-Pierre
Editeur
DIANOIA
Largeur
125
Poids
90
Date de parution
20041229
Nombre de pages
98,00 €
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Peut-on croire en l'amour au-delà de la soixantaine ? "Lui", on n'en saura pas plus sur son nom, y croit toujours. Il prend le train d'Orléans vers Paris avec l'espoir d'un rendez-vous décisif avec celle qu'il pense être l'ultime femme de sa vie, une artiste japonaise, peintre et calligraphe. Il a en poche deux billets pourvoir, avec elle, l'exposition Soulages au Louvre. Durant le trajet, sa mémoire divague au gré de ses amours anciennes... Sa première aventure, son ancienne jeune maîtresse africaine... Ce sont finalement les couloirs de son passé qui s'exposent et qu'il visite, presque malgré lui... Ne s'est-il pas trompé de voyage ? A-t-il fait le bon choix ...
L'entrée au CP marque un cap difficile: déconcerté par un univers scolaire peuplé de signes inconnus et sans signification, le jeune élève découvre un nouveau jeu, la lecture, très différent de ceux auxquels il était habitué. Par manque de curiosité ou de docilité, il peut n'accepter la nouvelle activité que du bout des lèvres et risque de connaître des troubles persistants du langage. Qualifié d'inattentif, de paresseux, et plus tard de dyslexique, peut-être s'ennuie-t-il simplement à l'école...
Déraison que de croire en Dieu ... Des raisons d'y croire ? Peut-être ... Mais qu'est-ce que croire ? D'où vient à tous les hommes de toutes peuplades ce sentiment d'une présence qui peut se ramener à l'hallucination ? Qu'est-ce que la croyance pour un incroyant ? Et finalement peut-on être croyant sans être religieux et même peut-on croire en étant antireligieux ...
La vérité de l'être (le fait de dire : cela est) est le propre de l'homme. Mais Heidegger ne fait pas oeuvre d'anthropologue. C'est parce que nous sommes mortels que nous nous interrogeons sur le sens de " être " . L'être, c'est le don de nommer qui n'est don qu'en tant qu'il est reçu dans la temporalité d'un destin.
L'ouvrage intitulé traite en réalité de l'articulation des règles matérielles et des compétences nationales et communautaires en matière de concurrence vue sous l'angle de la CEMAC et du Cameroun. Il est question d'interroger les rapports qu'entretiennent l'ordre juridique communautaire de la CEMAC et celui du Cameroun dans le domaine de la concurrence. La juxtaposition des deux révèle l'existence des rapports de convergence et de complémentarité en dépit du changement de réglementation intervenu au niveau de la CEMAC. La convergence se traduit par l'observation de profondes similitudes entre la conception des ententes, des abus de positions dominantes et des concentrations d'entreprises. Celle-ci apparait aussi bien au niveau de la définition des pratiques anticoncurrentielles qui est quasiment identique chez les deux législateurs que dans les sanctions applicables à chaque type d'infraction. Les deux législations ne sanctionnent de telles opérations que lorsque celles-ci ont pour but ou pour effet de restreindre ou de fausser la concurrence. Il en est ainsi pour les ententes, la position dominante et les concentrations d'entreprises. Les procédures de répression prévues paraissent de prime à bord divergentes mais en réalité elles se complètent parce que structurées de manière à éviter les conflits de compétences tant entre l'ordre communautaire et l'ordre national mais également entre les autorités sectorielles et l'autorité nationale de la concurrence.
Ce livre se propose, en construisant une théorie empiriste de la morale débarrassée des apories des théories classiques, de surmonter les difficultés qui se dressent devant la compréhension de la morale et des pratiques morales. Il apporte une solution à quelques problèmes épineux tels que celui de la dialectique de l'universalisme et du relativisme ou de la subjectivité de la morale. Il ouvre à la fondation d'un discours non européen des pratiques, spécialement ici des pratiques africaines.
Ce livre est une approche critique de Totem et tabou : interprétation par la psychanalyse de la vie sociale des peuples primitifs permettant d'aborder des questions toujours actuelles comme celles de l'origine du tabou et de la religion et d'ouvrir une des plus brillantes pages de la Psychopathologie africaine. A l'heure où bien des chercheurs de par le monde soupèsent la contribution freudienne à l'émergence des rationalités actuelles, l'auteur revisite celle-ci dans un projet de participation à la fondation de la psychologie kamyt.