La Documentation photographique N° 8093, mai-juin 2013 : La Chine des guerres de l'opium à nos jours
Paulès Xavier
CNRS EDITIONS
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EAN :3303331280934
L'histoire de la Chine a, depuis peu, réintégré les programmes d'histoire-géographie de l'enseignement secondaire. Comment comprendre la position qu'elle occupe aujourd'hui sur la scène mondiale, sans un regard sur le chemin parcouru depuis un siècle, voire un siècle et demi ? A partir de quand dérouler le fil du temps pour évoquer de la manière la plus cohérente les relations de la Chine avec le monde "moderne" ... Dans ce dossier, l'auteur a choisi de lancer la réflexion à partir des guerres de l'opium, qui voient, au XIXe siècle, l'empire du Milieu sortir défait de conflits l'opposant à des puissances occidentales naguère dédaignées. C'est toute l'histoire de la Chine moderne qui est ici abordée. Le parcours s'étend des réformes lancées à la fin du XIXe siècle à l'adoption, depuis 1979, d'une " économie communiste de marché ", unique en son genre, qui a permis à la Chine de retrouver les chemins de la puissance, sans pour autant adopter les règles de la démocratie. Le Sommaire Le Point sur Arrière-plan : une dynastie Qing en déclin La République ou la quête d'un pouvoir central fort La période maoïste Les nouveaux chemins de la puissance chinoise Thèmes et documents Le "siècle de la honte' Les guerres de l'opium La guerre sino-japonaise de 1894-1895 Les réformes de la fin des Qing Les Chinois d'outre-mer L'impératrice douairière Cixi Sursauts nationalistes La Révolution de 1911 Sun Yat-sen et le Triple Démisme Le mouvement du 4 mai 1919 Cinéma et littérature sous la République La Chine des seigneurs de la guerre La décennie de Nankin Shanghai, années 1930 La guerre sino-japonaise La Chine maoïste La guerre civile Mao et le maoïsme La Chine dans la guerre froide Le Grand Bond en avant La Révolution culturelle Le retour de la puissance chinoise L'ouverture économique la Chine La puissance chinoise dans le monde La démographie de la Chine au XXe siècle Inégalités sociales et crise écologique Une puissance sans démocratie
Nombre de pages
63
Date de parution
27/04/2013
Poids
280g
Largeur
212mm
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EAN
3303331280934
Titre
La Documentation photographique N° 8093, mai-juin 2013 : La Chine des guerres de l'opium à nos jours
Auteur
Paulès Xavier
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
212
Poids
280
Date de parution
20130427
Nombre de pages
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En mettant l'accent sur les pratiques sociales engendrées par la consommation plutôt que sur les implications politiques et économiques de l'offre, Xavier Paulès renouvelle la lecture historique de la question de l'opium. Nombre d'idées reçues sont remises en cause. Dans le Canton du premier tiers du XXe siècle où d'efficaces campagnes de stigmatisation se sont soldées par un recul général de la pratique et par sa quasi-disparition au sein des élites, Xavier Paulès montre avec force que l'opium n'a été ni un fléau de santé publique, ni un facteur de désintégration du corps social. Si la drogue résiste, c'est en partie grâce aux agréments qu'offrent les fumeries : l'enquête minutieuse qu'il leur consacre atteste qu'elles sont le lieu privilégié d'une sociabilité masculine de quartier. Cette étude nous plonge dans les mutations d'une société urbaine dont l'ampleur et la rapidité ne peuvent se comparer qu'à celles qu'on observe en Chine aujourd'hui. Rivalités politiques, transformation de l'ordre fiscal et administratif, affirmation d'une économie des loisirs, hiérarchie sociale, place des femmes, influence des sociétés secrètes et du monde du crime, construction d'une identité nationale, il n'est guère de question qui ne reçoive un éclairage nouveau et original.
En 1912, avec la proclamation de la République, la Chine bascule dans une ère foncièrement nouvelle. La révolution de 1911-1912 n'a pas pour seule conséquence de renverser les Qing. Elle vient mettre fin à la succession des dynasties qui scandait l'histoire chinoise depuis plus de deux millénaires. Le modèle politique et intellectuel de l'empire, qu'une décennie de réformes radicales (les Nouvelles politiques) avait commencé à remettre en cause à partir de 1901, est définitivement enterré. En se fondant sur l'historiographie la plus récente, l'auteur réfute la grille de lecture d'une période républicaine dominée par l'épopée révolutionnaire du Parti communiste chinois. La victoire finale de ce dernier ne se dessine que très tardivement. Elle doit au moins autant à sa stratégie et sa faculté à organiser et mobiliser la population qu'à une série de concours de circonstances particulièrement favorables qui aboutissent à affaiblir son principal ennemi, le Guomindang.
Dans l'imaginaire des Occidentaux, bercés par les Confessions opiacées de Thomas de Quincey ou les Paradis artificiels de Baudelaire, l'opium reste indissolublement lié à la culture chinoise, alors que les Chinois le voient eux comme une drogue par essence « étrangère », symbole des agressions impérialistes dont leur pays a été victime au XIXe siècle.Plante venue de Suisse, le pavot est très tôt utilisé par la pharmacopée chinoise. D'abord simple tribut indien dans les échanges de l'époque moderne, il est ensuite massivement introduit en Chine sous forme d'opium par les marchands anglais à partir de 1750. Les tentatives du gouvernement Qing pour contrer ces importations illicites déclenchent les deux guerres de l'opium (1839-1842 et 1856-1860), qui marquent le début du déclin de l'empire et l'ouverture de l'économie chinoise aux puissances « tutélaires » du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Russie et de la France. Dès lors le libre commerce de l'opium bouleverse toute la société chinoise: s'il devient une source vitale de revenus et un facteur essentiel de transferts de richesses entre les provinces productrices et les provinces consommatrices, entraînant en particulier le développement exponentiel de Hong Kong et de Shanghai, il modifie aussi profondément dans certaines régions les modes de culture, où le pavot s'impose désormais en maître, et favorise une consommation accrue de la population à tous les étages de la société. Cette ouverture forcée de la Chine vers l'extérieur la précipite bientôt vers une modernisation inévitable. En 1906, l'État tente d'imposer sa légitimité en proclamant la prohibition de ce « fléau »: les fumeries sont fermées, les fumeurs enregistrés, la consommation limitée. Mais ce n'est qu'avec l'embrigadement des masses sous le régime de Mao à partir de 1951 que l'opium disparaîtra définitivement du paysage chinois.S'appuyant sur des sources chinoises inédites, cette relecture sociale, politique et économique du rôle de l'opium dans l'histoire de la Chine renouvelle une vision par trop caricaturale et montre combien son héritage demeure capital sur le plan de la construction de l'identité nationale chinoise.
Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.