De l'âge d'à peu près 15 ans à sa mort, Jean Paul a tenu des carnets où il prenait des notes sur ses lectures, sur ce qu'il voyait et entendait. Il y résumait des livres entiers, y développait ses opinions sur les lectures faites, jetait par écrit des esquisses littéraires diverses qui étaient destinées, ou bien à une reprise dans ses oeuvres, ou bien à une réécriture, ou encore à une adaptation. A ces carnets sont adjoints des rubriques et des index qui permettaient à l'auteur allemand de s'y retrouver dans les quelque 40000 pages que formait cet ensemble de notes éparses. Les noms que Jean Paul donnait à des blocs-notes témoignent aussi de ce qu'ils représentaient pour lui : Créations Intuitions, Pierres à bath, Recherches esthétiques, Pensées, Remarques, Aide-mémoire, etc. Infiniment précieux à ses yeux, ils font partie intégrante de son oeuvre et de son secret d'écrivain. Le titre de ce florilège, La lanterne magique, réunit deux éléments fondamentaux de l'écriture jean-paulienne : la volonté de faire voir les choses différemment et celle d'étonner le lecteur, deux qualités inhérentes à toute lanterne magique. Cette édition présente un choix de pensées, de notes, d'aphorismes, de maximes et de réflexions diverses que l'on a extraits de ces carnets.
Nombre de pages
174
Date de parution
10/03/2022
Poids
218g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782714312709
Titre
La Lanterne magique. Florilège de pensées
Auteur
Paul Jean ; Le Blanc Charles
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
218
Date de parution
20220310
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De Musset à Balzac le nom de Jean-Paul fut comme le symbole de la littérature, fantastique et "géniale", du cauchemar romantique. Madame de Staël, en traduisant le discours du christ mort, avait créé cette légende ; dès lors, Jean-Paul fut considéré comme un visionnaire apocalyptique. Jamais à l'époque on ne soupçonna sa nature vraie, ses rêves et ses poésies. Les rêves sont fréquents dans son oeuvre, soit sous forme de courts poèmes en prose, soit dans la trame de ses romans. Sa vie, comme son oeuvre, est toute tissée de cette seconde existence nocturne à laquelle il ne cessa jamais d'être attentif, et de nombreux témoignages attestent l'authenticité de ses rêves. Ce recueil, édité traduit par Albert Béguin en 1931 et repris par Corti en 1964, a fait date et l'on ne saurait évoquer Jean-Paul aujourd'hui sans parler de ses rêves. A l'occasion de la parution de l'essai de John E. Jackson "Souvent dans l'être obscur" où il est abondamment question de Jean-Paul en général et du célèbre rêve du christ mort, en particulier, il nous semblait fondamental de réactualiser l'ouvrage en l'éclairant de l'acuité d'un regard contemporain issu lui aussi de l'Ecole de Genève.
La Levana de l'écrivain allemand Jean Paul Richter peut être considérée en quelque sorte comme l'Émile du romantisme allemand. Traité d'éducation inspiré de Rousseau, mais s'en distinguant par la place accordée à l'imagination, à la lecture, à l'écriture et surtout à la liberté de l'esprit et à l'épanouissement du coeur, l'ouvrage, loin de tout dogmatisme rigide, s'offre comme un recueil de pensées généreuses pour une pédagogie originale.
Sismographe de l'esprit et du cœur, l'écrivain allemand Jean Paul (1763-1825) apparaît, dans ces pensées brèves, tour à tour lucide, injuste, amusant, petit-bourgeois, misogyne, percutant, touchant. C'est un écrivain charnel, un artisan organisé qui se méfie de la spéculation. Il ne cache rien, ni du corps ni de l'esprit. La lumière est à ce prix. S'il s'élève parfois à des hauteurs séraphiques à partir des choses de la vie, il sait, pourtant, comme Kleist, que le paradis est verrouillé et qu'il est vain de chercher quelque part derrière le monde une autre entrée, unique et grandiose. L'énigme est à portée de main mais toujours fuyante, la fantaisie de l'écrivain peut nous en rapprocher, jamais nous la révéler complètement.
Peu de signes par page, et parfois la page est vide. Je tresse mes mots : des discontinuités et des brièvetés, je fais, ou j'essaie de faire, entrelacs et liens. Ou de quelques poussières, agglomérat : "je ne suis que la poussière du Temps". En faisant se côtoyer Aphrodite et Erzulie, l'auteur haïtien ne revitalmise-t-il pas la première par la seconde, les entraînant l'une l'autre dans un rapport inapaisé avec nous, Haïtiens et Européens ...
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
Chaque grand écrivain, disait Marcel Proust, écrit dans une langue étrangère. Dans la postérité du Texte inconnu (Editions de Minuit, 1948) et de L'Observance du Même, (Puyraimond, 1978), Michel Fardoulis-Lagrange poursuit avec L'Inachèvement, une expérience de la factualité ontologique du Logos menant à l'évidence sensible autant qu'à l'abstraction, au sens kandinskien. Il y a dans cette oeuvre en suspens indéfini, ouverte à maint éclairage ainsi qu'aux ombres de l'élucidation, un enjeu insondable : quand le Neutre, signe troué de l'être, appelle l'effacement de la lumière du grand midi à travers les hauts faits de l'apparence en son clair-obscur légendaire. Hubert Haddad.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.