Depuis le printemps 2006, le phénomène Ségolène Royal occupe une place de premier ordre sur la scène médiatique et dans l?esprit des français. Candidate au Parti socialiste à l?élection présidentielle de 2007, elle est devenue un véritable people. Et pourtant, personne n?est en mesure de dire qui elle est vraiment. Résultat: Ségolène Royal, c?est un peu l?auberge espagnolede la politique. Chacun a sa Ségolène et prétend que c?est la seule, la vraie, l?unique. La principale intéressée laisse faire, verrouillant les codes d?accès à son personnage. Ses plus fidèles partisans ont fait voeu de silence. Ils n?ont rien à dire et le disent très bien. Ils concèdent tout au plus qu?elle les séduit; plus rarement, qu?elle les terrorise. Je connais bien Ségolène puisque j?ai travaillé à ses cotés comme assistante parlementaire pendant deux ans. J?ai été, un temps, une ségoliste convaincue.Puis, peu à peu, j?ai découvert sa part d?ombre. Celle que j?idéalisais m?est alors apparue pour ce qu?elle est: une femme ambitieuse, calculatrice et autoritaire, prête à tout pour atteindre la plus haute charge de l?Etat." Ce livre n?est pas un pamphlet, encore moins un réquisitoire. C?est un portrait de la Dame du Poitou au quotidien, un témoignage unique sur une femme politique qui fascine et inquiète. Nul ne pourra dire qu?il n?a pas été prévenu... Evelyne Pathouot est assistante parlementaire.
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Nombre de pages
201
Date de parution
08/03/2007
Poids
250g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782841863945
Titre
Ségolène Royal, ombre et lumière
Auteur
Pathouot Evelyne
Editeur
MICHALON
Largeur
131
Poids
250
Date de parution
20070308
Nombre de pages
201,00 €
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Tout commence par un banal conflit entre employeur et employé: trois personnes ont travaillé sansêtre payées et sans être déclarées aux organismes sociaux pendant deux mois. Réclamant leur dû qui leur est refusé, elles saisissent le Conseil des Prud'hommes. Oui mais voilà, l'employeur n'est autre que Ségolène Royal. En 1999, Evelyne Pathouot dépose sa plainte aux prud'hommes. Une interview donnée à France Soir lui vaut une mise en examen pour diffamation. Commence alors un véritable imbroglio judicaire qui perdure aujourd'hui. Après plusieurs appels et renvois en cassation, Ségolène Royal est finalement condamnée à payer la somme de 1250 euros. Au terme de 32 procès, Evelyne Pathouot n'a toujours pas perçu cette somme. Sur un ton mordant, drôle et avec beaucoup de lucidité, l'auteure raconte son combat du pot de terre contre le pot de fer. Elle explique la peur de certains témoins de s'exprimer contre Ségolène Royal, craignant de perdre leur emploi, les pressions dues au milieu politique, à l'argent, aux hommes de lois, aux journalistes. La frousse des élus du PS qui hésitent à lui apporter son soutien dans ses revendications (jugées aujourd'hui légitimes). Certains faits sont scandaleux. Evelyne Pathouot, explique ses motivations: son souci de justice et d'équité républicaine. « Je ne comprends pas comment une élue de la République méprise à ce point le droit du travail, qu'elle se croit au-dessus des lois. Je crois que c'est ce sentiment qui m'a déterminée dans mon action outre le fait d'avoir eu l'impression de m'être fait avoir ». L'auteur nous fait découvrir les coulisses, souvent avec humour. Le jour de la première audience où Ségolènevient elle-même alors qu'elle ne le fait jamais (et l'auteure en sait quelque chose car elles ont travaillé ensemble plusieurs années): « Elle était vêtue d'une petite jupe bleue marine et d'un haut bleu ciel d'une simplicité renversante. Il lui manquait deux nattes et une paire de socquettes blanches et on aurait pu pensé qu'elle sortait du Couvent des oiseaux ».
Souvent condamnés avant tout procès par les effets conjugués de l'émotion collective et de l'extrême médiatisation, les suspects de terrorisme incarnent aujourd'hui la figure du mal. Défendre ces "ennemis publics" tient lieu de défi impossible. Vincent Brengarth s'est livré à cet exercice périlleux. Déshumanisation du lieu d'audience, prises de parole aseptisées, déroulé parfois arbitraire des journées, opinion publique acquise à la thèse de la culpabilité, tensions et crispations entre confrères, solitude des bancs de la défense - il livre le récit des huit semaines du procès en appel de l'attentat de Nice, au terme desquelles demeure une interrogation : dans ces procès où il est fait peu de cas de la parole de l'accusé, l'enjeu d'un avocat de la " terreur " est-il de défendre une cause individuelle ou les principes d'un Etat de droit qui vacille devant la menace terroriste ? Une plongée immersive dans l'envers du décor, au plus près d'un procès de justice antiterroriste.
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