Qu'est-ce qu'un fétiche?" La première rencontre avec ces objets communément appelés fétiches provoque de nombreuses émotions. Leur étonnante diversité suscite la curiosité et incite à la collecte photographique. Photographe, Agnès Pataux donne à voir les multiples matérialités de sa réalité énigmatique, au Burkina Faso, au Mali et au Bénin. Ces objets témoignent de la mise en oeuvre des facultés créatrices humaines. Qu'ils soient biomorphes ou formes insolites sans référents, qu'ils soient pris ou non dans un dispositif évolutif "d'installation", certains de ces objets pourraient s'avérer uniques. Hommes et objets interagissent: les féticheurs-tradipraticiens sont mis en scène au côté des objets dont ils sont propriétaires. Simultanément, la photographe s'entretient avec les tradipraticiens qui révèlent les conceptions fondamentales animistes, la variété des pratiques, leurs divergences ou convergences en fonction des appartenances culturelles. Collecte photographique qui, peu à peu, prend forme d'initiation.
Nombre de pages
184
Date de parution
09/11/2010
Poids
1 020g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782353400966
Titre
Coeur blanc, ventre blanc. fétiches et féticheurs
Auteur
Pataux Agnès
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
250
Poids
1020
Date de parution
20101109
Nombre de pages
184,00 €
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Falaise, visages, plateaux. rides, corps, failles, écorces des baobabs, peaux, architectures... Mes paysages sont des portraits, mes portraits sont des paysages. Images de lieux et d'individus ayant une identité singulière, qu'il m'importe d'isoler pour qu'elle échappe à l'anecdote et soit ainsi investit d'une portée intemporelle. Révéler sans les trahir ces paysages majestueux et ces êtres dignes et vulnérables qui m'émeuvent, me troublent et suscitent mon admiration. Rendre hommage, selon la devise des Dogon sur l'autel de leurs ancêtres, à ces "équilibreurs de degrés", à ces grands bàtisseurs-sculpteurs que sont la Nature et l'Homme.
Agnès Pataux: Auteur photographe indépendante, Agnès Pataux vit et travaille à Paris. Elle s'intéresse à la photographie dès 1978. C'est en 1983, après avoir rencontré Seymour Jacobs et fait le choix d'utiliser un appareil moyen format 6x6, qu'elle devient photographe, exclusivement en noir et blanc argentique. D'abord paysagiste sur la Côte Normande entre Dieppe et Etretat, portraitiste des effigies sculptées dans les cimetières à Paris, Nice, Gênes et Rome, elle se rend ensuite fréquemment en Irlande entre 1992 et 2003. De 1998 à 2004, Agnès Pataux va à la rencontre du peuple dogon. Depuis 2002 elle poursuit un travail sur les confréries de chasseurs, les ritualistes et leurs objets de culte en Afrique de l'Ouest. En 2005 elle reprend en France, dans le Cantal et l'Aubrac, le thème initié en friande, les portraits de célibataires en milieu rural. Agnès Pataux est l'auteur de Irlande, au rivage de l'Europe et Dogon, gens de la falaise aux éditions 5 Continents, Coeur blanc, ventre blanc, fétiches et féticheurs et Dogon aux éditions Gourcuff-Gradenigo. Lauréate du prix "Nature et Découverte" en 2003, elle est finaliste du "Prix Femme Artiste des Amis du National Museum of Women in the Arts" de Washington en 2007. En 2008, les collections nationales françaises - musée du quai Branly - font l'acquisition d'une série de ses photographies de "Tradipraticiens et objets de culte."
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Colleyn Jean-Paul ; Levy Johann ; Cordier Daniel ;
Au Mali et dans les pays limitrophes, un boli est un objet fabriqué qui est la source de pouvoirs extraordinaires et auquel on rend un culte. Ce sont ses adeptes que l'on appelle les Bamana ; une appellation qui transcende les divisions ethniques. A mi-chemin entre l'être et la chose, le boli doit être nourri par le sang de sacrifices et c'est à cette condition qu'il peut agir comme protection ou comme arme. Grâce à un miracle initial et des procédures de fabrication et d'entretien secrètes, le boli produit une force irradiante qui contraint ses usagers à le manier avec précaution. L'objet est d'autant plus réputé que l'épaisse croûte qui le recouvre témoigne de son ancienneté. Pour un Bamana, le monde est régi par un ordre de causalité et par des communications de propriétés que le boli permet d'interpréter et d'influencer. Ce monde ne concerne pas seulement le règne du visible mais aussi l'autre scène, où s'ébattent et s'affrontent ancêtres et sorciers. Dans cet étrange objet, le missionnaire et le conquérant musulman virent la marque de Satan, tandis que le colonisateur en faisait le symbole d'un âge primitif. En revanche, les ethnologues et les avant-gardes artistiques les reconnaissent, au-delà de leur caractère mystérieux et informe, comme de fascinants médiateurs entre l'homme et son environnement.