De l'autre côté de la rue. Histoire des Boutiques Solidarité
Pasquiers Olivier
FLAMMARION
30,50 €
Epuisé
EAN :9782841101467
Nous les croisons sans les voir, petites ombres tassées sur un banc, fantômes assoupis dans l'obscurité d'un porche, femmes rescapées de guerres civiles ou conjugales... Nous passons sans les regarder, jeunes hirsutes et braillards, mendiants avinés, étrangers perdus dans nos jungles urbaines... "La plus absolue misère, dit l'Abbé Pierre, c'est d'avoir le sentiment d'être de trop. Avoir le sentiment de n'être attendu par personne et aimé par personne." A tous ces naufragés involontaires, les Boutiques Solidarité lancent une invitation à passer de l'autre côté de la rue, du côté où l'espoir redevient possible. Dans ces lieux d'accueil et d'écoute, entre qui le veut pour boire un café, se poser, prendre une douche, parler... Les Boutiques Solidarité proposent aux personnes en difficulté une adresse, une maison pour réapprendre la vie de tous les jours comme on pourrait la vivre chez soi, un lieu de réconciliation avec soi-même, un tremplin pour repartir avec de meilleures chances. A travers les propos des personnes accueillies, les témoignages des accueillants, les constats chiffrés, voici la rétrospective de dix ans d'action contre l'exclusion, depuis l'ouverture des premières Boutiques Solidarité. Ce livre est aussi l'occasion d'interpeller la société sur les conditions de vie des personnes en souffrance.
Nombre de pages
133
Date de parution
27/06/2001
Poids
555g
Largeur
188mm
Plus d'informations
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EAN
9782841101467
Titre
De l'autre côté de la rue. Histoire des Boutiques Solidarité
Auteur
Pasquiers Olivier
Editeur
FLAMMARION
Largeur
188
Poids
555
Date de parution
20010627
Nombre de pages
133,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Résumé : Ce petit livre de portraits ouvriers propose un regard et une écoute d'un monde en pleine mutation : l'industrie métallurgique. Dans la mouvance actuelle du goût pour l'histoire industrielle, il participe de la collecte des archives sensibles de la civilisation ouvrière, aujourd'hui élevées au rang de patrimoine. Dans la nébuleuse industrielle de Bogny-sur-Meuse (Ardennes), La " Grosse Boutique ", la plus importante boulonnerie des Ardennes, a accueilli des milliers d'ouvriers. Dans plusieurs autres entreprises de métallurgie, des générations d'ouvriers et d'ouvrières de toutes origines se sont succédé. Ces activités ont largement contribué à forger la personnalité de la région, y laissant une formidable empreinte. Sur le site de la " Grosse Boutique ", démolie en 1970, a été construit le collège Jules-Ferry. Fabrizia Laquay-Valeriani, professeur d'histoire y a entrepris un travail de mémoire avec quelques élèves volontaires. Les enquêtes orales effectuées auprès des ouvriers retraités ou encore en activité ont été préparées par les élèves et leur professeur, avec la complicité érudite de l'historien René Colinet. Olivier Pasquiers, photographe au collectif " le bar Floréal ", a réalisé les portraits des personnes enquêtées, au cours de plusieurs séjours à Bogny-sur-Meuse. L'accueil que lui ont procuré les gens de métier (en particulier Jean Boisseau et Pascal Camus) témoigne largement de l'ouverture d'esprit et de l'adhésion de toute une population au projet d'édification d'une mémoire ouvrière.
L?ouvrage propose une balade photographique depuis le boulevard périphérique de Paris quientoure, dans un anneau de 34 kilomètres, le Paris historique et délimite le frontière entre Pariscentre et banlieues. Depuis 1860, Paris n?a pas changé de limites administratives. Après avoir annexé les communes limitrophes, après avoir transformé les « fortifs » en « périph », Paris et sa banlieue se sont figés. On est « dans » Paris ou « en » banlieue (c?est-à-dire autour, c?est-à-dire ailleurs; sans beaucoup plus de précision). La limite, c?est le « périph », anneau de circulation qui sépare les Parisiens des autres ? Etre en banlieue n?est pas être à Paris (même dans une banlieue « de luxe »). Les photographies d?Olivier Pasquiers montrent des paysages urbains vides, tout autour de Paris; les villes limitrophes, tantôt dedans, tantôt dehors. Des photographies de l?un et l?autre côté, jouant avec les architectures, les paysages ? Les angles de vue, souvent audacieux, traduisent la dureté et le haut niveau de contraste de ces espaces souvent entaillés dans l?espace urbain. Mais en même temps le point de vue du photographe reste dans une relative neutralité et ne s?attarde pas à décrire précisément tel ou tel site. L?impression de voyage reste forte et le les images semblent « dérouler », à partir d?une vision à moyenne distance, des éléments marquants d?un paysage frontière, une « entre-deux », beaucoup plus complexes et insolites qu?on ne l?imagine. Les propos développés par l?architecte et journaliste critique François Chaslin soulèvent de manière à la fois sensible et documentée la question de la relation de l?architecture et de l?urbanisme contemporains au paysage Ce livre s?inscrit dans l?actualité du débat sur le Grand Paris et est au coeur des préoccupations de la maison d?édition qui depuis plusieurs années s?intéresse aux rapports ville/banlieue, notamment dans la région parisienne
Bien sûr, chacun est unique. Mais nous sommes aussi faits de toutes nos rencontres, de nos échanges avec ceux qui ne nous ressemblent pas du tout. Un peu de toi, un peu de moi, clic-clac, et le monde nous ressemblera!
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.