
Manga Tout un art ! De la tradition japonaise à la pop culture
Une exposition et un catalogue qui offrent une nouvelle perspective sur le manga ! Cet automne, le musée Guimet met à l’honneur le manga dans une grande exposition, croisant le passé et la culture traditionnelle japonaise avec l’histoire éditoriale et artistique du manga, qui, contrairement à ce que notre vision occidentale nous amène à penser, n’est pas apparu spontanément au tournant des années 1990. En témoignent ces pièces muséales exceptionnelles qui seront rassemblées et mises en regard de documents d’archives et de dessins originaux issus de collections privées. Cet ouvrage est le prolongement de cette exposition et explore plus en profondeur les fondements du manga, comme la naissance du terme lui-même, les premières traces de bulles dans des écrits traditionnels, les liens avec les kamishibai, ou les nombreuses références à la mythologie ou à l’histoire des arts japonais, tels la « Dragonball » ou le roi-singe de Son Goku, le renard à neuf queues de Naruto, etc. Cet ouvrage retrace également l’évolution de ce genre, riche d’une longue histoire éditoriale, comme le sont les comics américains ou la bande dessinée européenne. Ainsi apprend-on que, très tôt, dès l’après-guerre, le manga a été investi par des autrices s’adressant à des lectrices, ou que des récits réalistes et politiques à destination des adultes étaient publiés dans des revues à gros tirage. Les lecteurs pourront aussi se familiariser avec l’œuvre des grands artistes qui ont fait l’histoire du manga, tels Tezuka Osamu bien sûr, mais aussi Kitazawa Rakuten, Mizuki Shigeru ou Ishinomori Sh?tar?.
| Nombre de pages | 208 |
|---|---|
| Date de parution | 13/11/2025 |
| Poids | 620g |
| Largeur | 180mm |
| EAN | 9782344072370 |
|---|---|
| Auteur | Pasamonik Didier ; Bauer Estelle ; Lintz Yannick ; |
| Editeur | GLENAT |
| Largeur | 180 |
| Date de parution | 20251113 |
| Nombre de pages | 208,00 € |
| Disponibilité | En stock |
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De quoi nourrir des récits qui éveillent vite chez le jeune Émile un fort intérêt pour l'histoire du début du XX siècle, et notamment la seconde guerre mondiale. Un intérêt toutefois exempt de tout militarisme. Dès ses premières années, le petit Émile gribouille tout le temps et sur à peu près tout, y compris sur son propre livret de famille ! Bercé par la lecture de tout le panthéon franco-belge ( Spirou, Tintin, Astérix, Lucky Luke...), il amuse ses camarades de classe avec ses petits dessins. Il s'oriente toutefois vers des études techniques. Mais lorsqu'il découvre Pratt et prend conscience que l'on n'a qu'une vie, Émile Bravo décide de se lancer dans la bande dessinée. Après une autoformation, Émile Bravo rencontre son grand complice Jean Regnaud. Ils décident d'écrire ensemble des récits humoristiques parce que c'est plus drôle à deux... Il en résulte leur premier album, Ivoire, publié en 1990 chez Magic Strip. En 1992, Bravo devient membre de l'atelier Nawak aux côtés de Trondheim, Blain, Sfar, Guibert ou encore David B. Il co-fonde ensuite le célèbre Atelier des Vosges, que rejoindront Marjane Satrapi et Marc Boutavant. Émile Bravo et Jean Regnaud publient à partir de 1993 Les véritables aventures d'Aleksis Strogonov, chez Dargaud. Ces récits mêlant humour et grande aventure explorent des événements historiques comme la Révolution russe ou la montée des nationalismes. 3 tomes paraissent entre 1993 et 1998, suivis d'une intégrale. C'est en solo qu'Émile Bravo crée ensuite la série Une épatante aventure de Jules pour le magazine Okapi. Jules, un adolescent plongé dans d'incroyables aventures existentielles, séduit vite par son humour et sa vivacité. Héros intergénérationnel héritier de prestigieux aînés tels Tintin ou Spirou, Jules reçoit le prestigieux Prix René-Goscinny en 2002. Six tomes de ses aventures seront publiés chez Dargaud entre 1999 et 2011. Émile Bravo poursuit son parcours avec Boucle d'or et les sept ours nains (2004, Seuil Jeunesse), réjouissante incursion dans l'univers des contes de fée qui sera suivie de 3 autres tomes. Retrouvant Jean Regnaud, Bravo illustre en 2007 le très touchant Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill (Gallimard Jeunesse), qui remporte le Prix Essentiel du Festival d'Angoulême en 2008, le Prix Tam-Tam au Festival du livre jeunesse de Montreuil et le Deutscher Jugendliteraturpreis de Francfort. Parallèlement à toutes ces parutions, Émile Bravo signe de très nombreuses illustrations pour la presse (Astrapi, Le journal Spirou, Je Bouquine...) ainsi que pour des romans. En 2015, il imagine la bible graphique de la série animée Les Grandes Grandes Vacances. Il publie également des livres jeunesse remarqués tels que C'était la Guerre mondiale (Bréal jeunesse, 2003), La leçon de pêche (P'tit Glénat, 2012) ou On nous a coupé les ailes, avec Fred Bernard ( Albin Michel, 2014). En 2008, Émile Bravo crée un événement éditorial majeur avec la sortie du Journal d'un ingénu. Cette aventure contant les jeunes années de Spirou à l'aube de la seconde guerre mondiale séduit aussitôt grand public et critiques grâce à sa fraîcheur graphique et scénaristique, mais aussi sa virulente et très pédagogique critique de la guerre. L'album reçoit une pluie de récompenses : Prix des libraires de bande dessinée, Grand Prix RTL, Prix Diagonale, Prix Essentiel à Angoulême, Prix Saint-Michel, Prix Peng ! de la meilleure BD européenne... Les lecteurs du Journal Spirou, où est prépublié Le journal d'un ingénu, plébiscitent eux-aussi cet album devenu presque instantanément un classique. Fort de ce succès et passionné par le sujet, Émile Bravo décide de donner une suite à ce qui ne devait être qu'un one shot. C'est sur plus de 300 pages, prévues pour quatre albums, qu'Émile décide ainsi de raconter les aventures de Spirou sous l'Occupation nazie en Belgique dans L'Espoir malgré tout. Il écrit le déroulé de l'histoire d'un seul trait afin d'en maîtriser toutes les articulations, dessin comme scénario. Le premier album de cette tétralogie (Un mauvais départ) sort en 2018. À cette occasion, le Journal d'un ingénu est réédité, augmenté d'un court récit : La Loi du plus fort. Un mauvais départ, qui conjugue avec un formidable humour grande Histoire, grande aventure et vie de Spirou, enthousiasme public et critiques. Un peu plus loin vers l'horreur, second tome de la tétralogie, reçoit le même accueil. Émile Bravo tient ici son oeuvre majeure ? élégante, pertinente et humaniste. Le Haut-Commissariat des Nations Unies ne s'y est pas trompé, qui a choisi son Spirou comme mascotte des 70 ans de la Déclaration universelle des droits humains. Auteur de l'incontournable Journal d'un ingénu, Émile Bravo poursuit les aventures de son jeune Spirou dans L'Espoir malgré tout, situé en Belgique pendant la sombre période de l'Occupation. Pleins d'humour et d'humanisme, portés par un dessin d'une fraîcheur identifiable entre toutes, les Spirou de Bravo reçoivent une pluie de récompenses et de louanges du public. Ce qui ne doit pas faire oublier le reste de son oeuvre, comme l'excellentissime série Une épatante aventure de Jules ! Émile Bravo naît en 1964 à Paris, de parents espagnols. Son père, qui était dans la Cavalerie, a combattu aux côtés des Républicains pendant la Guerre civile. De quoi nourrir des récits qui éveillent vite chez le jeune Émile un fort intérêt pour l'histoire du début du XX siècle, et notamment la seconde guerre mondiale. Un intérêt toutefois exempt de tout militarisme. Dès ses premières années, le petit Émile gribouille tout le temps et sur à peu près tout, y compris sur son propre livret de famille ! Bercé par la lecture de tout le panthéon franco-belge ( Spirou, Tintin, Astérix, Lucky Luke...), il amuse ses camarades de classe avec ses petits dessins. 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