Dans toutes les sociétés et à toutes les époques, la veuve prend une place particulière et le législateur doit à son sujet répondre à de multiples situations. Peut-elle ou doit-elle se remarier ? Lui en laisse-t-on le loisir on son destin lui est-il fixé? Avec quelles ressources vivra-t-elle son temps de veuvage, dans quelles conditions est né et s'est défini le douaire, qui lui assure une vie convenant à son rang et à ses besoins ? Conserve-t-elle un droit sur ses enfants, jeunes ou adultes ? Est-elle en mesure d'exercer le pouvoir après son mari ? Ces questions et bien d'autres ont trouvé des solutions diverses dans le droit hittite, chez les Grecs et les Romains, dans le monde juif, au Bas-Empire et dans le haut Moyen Age. En partant de saint Paul, dont les injonctions sont répercutées constamment au cours du premier millénaire, on peut voir comment l'Eglise et la société franque et germanique ont réagi à ces problèmes. Les princesses et les reines sont sans doute mieux connues, et leur étude, à défaut de satisfaire toutes nos curiosité, permet au moins d'aborder un sujet dont on peut à juste titre s'étonner qu'il vienne aujourd'hui seulement sur la place publique. Après les femmes en général, après les religieuses, il n'était que temps de se préoccuper du destin historique des veuves. Le colloque qui leur a été consacré à Göttingen en mars 1991 a réuni des historiens français et allemands ; il a permis d'apporter à la question un double éclairage et d'élargir encore le sujet. On y verra qu'après l'an Mil la veuve est par certains côtés moins bien lotie qu'avant, mais qu'elle ne perd pas son droit à l'initiative si son caractère l'y incite. neuf textes en français avec résumé en allemand, quatre textes en allemand avec résumé en français.
Nombre de pages
274
Date de parution
31/12/1993
Poids
545g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782708404410
Titre
Veuves et veuvage dans le haut Moyen Age
Auteur
Parisse Michel
Editeur
PICARD
Largeur
159
Poids
545
Date de parution
19931231
Nombre de pages
274,00 €
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Résumé : L'histoire de l'Allemagne se confond en grande partie avec celle du saint Empire romain germanique. Après quelques siècles où elle appartint à la communauté franque, elle fit renaître à son profit l'empire des Romains et de Charlemagne : le règne d'Otton Ier, au Xe siècle, marqua le début d'une fabuleuse histoire illustrée par de grands souverains, tels Otton III, Henri IV, Frédéric Barberousse et Frédéric II. Durant trois siècles (963-1250), elle forgea une nation, un État, une civilisation qui lui sont propres. Puis, le rôle de l'empereur s'effaça et les villes contribuèrent à la naissance d'une vie et d'une culture qui s'ajoutèrent à celles de l'Église et de l'aristocratie impériales.
Choix d'articles qui mène le lecteur au plus près de la vie religieuse à la veille de la réforme grégorienne; le parcours traverse une grande partie de l'Europe
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
Résumé : L'image de la maison, qu'elle soit celle de l'homme ou de la divinité, accompagne les grandes circonstances de la vie humaine la fondation, le lignage, la mort : en ce sens, bien plus que le simple reflet d'une architecture qui aurait existé, parfois introuvable, les maquettes condensent des sentiments et des concepts d'une société. La plupart des maquettes qui nous sont parvenues du monde antique proche-oriental sont faites de terre cuite et relèvent d'une production d'inspiration individuelle, populaire. Cet ouvrage constitue la première somme sur l'ensemble de ce matériel archéologique à la charnière de l'histoire de l'art, des techniques et des religions, objets apparemment d'importance mineure mais qui, de la construction aux mythes, révèlent des aspects très divers de ces sociétés anciennes des mondes orientaux.
Résumé : L'Afrique romaine doit son importance à son agriculture, à son artisanat actif, à ses villes, Carthage, Timgad, aux écrivains célèbres qu'elle a vu naître, Apulée, Tertullien, à la famille impériale des Sévères, à saint Augustin.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Alexandre Cojannot est conservateur à la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, membre de la Commission nationale des monuments historiques et membre du comité scientifique pour le suivi de la restauration de l'hôtel Lambert