Au commencement était le choix" écrit Pareyson, mais "le premier acte de liberté a été, en Dieu, un acte de liberté positive et, en l'homme, un acte de liberté négative. Une divergence immense, un déclin épouvantable et irréversible. Est-il possible d'arrêter cette sinistre décadence et d'inverser le cours des choses ? " Ainsi la philosophie de la liberté qui se dessine dans ces pages se fonde-t-elle sur un rapport étroit avec le problème du mal et de la souffrance : - du "mal en Dieu", comme possibilité ; de la souffrance de l'homme comme réalité. Elle prend la forme d'une herméneutique de l'expérience religieuse s'appuyant sur le mythe, en tant qu'il est le plus-à même de rendre compte du caractère inépuisable du transcendant. Et pour approcher au plus près le "moment athée de la divinité", Pareyson déploie ici une écriture tourmentée, fragile et tendue à l'extrême, portant témoignage d'une expérience de pensée singulière qui ne s'est jamais accommodée de la seule réponse "morale" apportée à la question fondamentale formulée pour la première fois par Leibniz : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ".
Nombre de pages
284
Date de parution
01/11/1998
Poids
412g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782841620210
Titre
Ontologie de la liberté. La souffrance et le mal
Auteur
Pareyson Luigi ; Tiberghien Gilles A.
Editeur
ECLAT
Largeur
150
Poids
412
Date de parution
19981101
Nombre de pages
284,00 €
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Luigi Pareyson est le chef de file de ce que l'on a appelé "l'école de Turin" dont Gianni Vattimo et Umberto Eco sont les plus illustres représentants. Pourtant, si ces deux derniers sont désormais connus en France, Pareyson, lui, n'avait jamais été traduit : Conversations sur l'esthétique est son premier livre publié en français. La "théorie de la formativité" qui sous-tend son oeuvre esthétique s'articule sur une herméneutique et une ontologie de la liberté. En réfléchissant sur l'essence de la création artistique, Pareyson relit ici Aristote, Valéry, Gilson, Kierkegaard, Goethe et Schelling, de sorte que ce livre, tout en exposant la doctrine originale de son auteur, la confronte aux penseurs et aux philosophes qui ont, d'une manière ou d'une autre, repensé la genèse de l'oeuvre d'art, une telle entreprise n'ayant de sens pour Pareyson qu'à la lumière d'une théorie de l'interprétation.
Ces trois textes de Luigi Pareyson, le premier tiré du cours universitaire de 1958-59 sur " l'esthétique de Valéry " qui concerne la genèse de cette pensée, les deux autres qui mettent en lumière la notion de " règle " et le rapport du " son " et du " sens " chez Valéry ; forment une véritable introduction à l'esthétique de Paul Valéry, une explication éclaircissante de l'?uvre. Le dialogue de Pareyson avec l'?uvre de Valéry naît en étroite liaison avec son livre Estetica. Teoria della formatività de 1954 et avec la question de la connaissance comme " interprétation ", dont l'?uvre d'art représente le modèle majeur. Si, par la suite, la méditation de Pareyson est entièrement dirigée sur l'herméneutique ontologique dont témoigne son dernier livre Ontologie de la liberté, nous pouvons voir dans ces textes sur Valéry un moment essentiel de la réflexion du philosophe turinois sur la théorie esthétique de la formativité, avec ses enjeux et ses limites.
Pareyson Luigi ; Tiberghien Gilles A. ; Di Lorenzo
Ce livre est un grand traité d'esthétique, le plus important venu d'Italie depuis L'Esthétique comme science de l'expression et comme linguistique (1902) de Benedetto Croce. En rupture avec la pensée crocéenne de l'oeuvre accomplie, Luigi Pareyson (1918-1991) s'interroge sur le processus de formation lui-même, la forme formante dans son rapport à la forme formée. La théorie de la formativité produit une philosophie de la création et une critique de type herméneutique qui inspirera de l'aveu même de son auteur L'oeuvre ouverte d'Umberto Eco. Faisant grand cas du matériau lui-même, cette esthétique montre comment le mouvement de l'interprétation est indissociable de la production des oeuvres. Inscrite dans la tradition morphologique inaugurée par Goethe et Dilthey, la pensée esthétique de Pareyson dépasse l'opposition entre historicisme et structuralisme et invente une approche originale de l'activité artistique.
Pareyson Luigi ; Tiberghien Gilles A. ; Di Lorenzo
Ce livre est un grand traité d'esthétique, le plus important venu d'Italie depuis L'Esthétique comme science de l'expression et comme linguistique (1902) de Benedetto Croce. En rupture avec la pensée crocéenne de l??uvre accomplie, Luigi Pareyson s'interroge sur le processus de formation lui-même, la forme formante dans son rapport à la forme formée. La théorie de la formativité produit une philosophie de la création et une critique de type herméneutique qui inspirera, de l'aveu même de son auteur, L??uvreouverte d'Umberto Eco. Faisant grand cas du matériau lui-même, cette esthétique montre comment le mouvement de l'interprétation est indissociable de la production des ?uvres. Inscrite dans la tradition morphologique inaugurée par Goethe et Dilthey, la pensée esthétique de Pareyson dépasse l'opposition entre historicisme et structuralisme et invente une approche originale de l'activité artistique.
Benjamin Walter ; Scholem Gershom ; Adorno Theodor
Les deux volumes de la correspondance de Walter Benjamin, édités en 1966 et préfacés par Gershom Scholem et Theodor W. Adorno, proposent un choix de plus de 300 lettres, écrites entre 1910 et 1940. L'édition française a paru pour la première fois en 1978. La traduction avait été réalisée par Guy Petitdemange qui clôturait le volume par une courte postface intitulée « Treize facettes de Walter Benjamin au fil de ses lettres». L'ensemble a été révisé et mis à jour pour notre édition par Pierre Rusch, qui comprend un corpus de lettres de 1913 à Ludwig Strauss sur la question du sionisme, qui a été retrouvé après la première édition allemande et n'a pu être intégré dans les éditions successives.Même si cette édition est incomplète par rapport à la grande édition allemande en six volumes établie par Christoph Gödde et Henri Lonitz (Suhrkamp, 1996), elle a le mérite d'avoir été éditée par deux proches amis de Benjamin, et leurs notes témoignent de cette amitié aussi fidèle que compliquée et de «l'exceptionnelle aisance dans le genre épistolaire qui lui était comme naturelle» écrit Scholem. Elle éclaire en tout cas suffisamment et d'un jour nouveau l??uvre de Benjamin qui a marqué durablement la pensée du 20e siècle et est chaque jour redécouverte par une nouvelle génération de lecteurs et d'exégètes. La liste des correspondants donne bien la mesure de son importance: outre les deux éditeurs, dont plusieurs lettres sont également reproduites, on trouve Hannah Arendt, Hugo von Hoffmansthal, Bertolt Brecht, Max Horkeimer, Martin Buber, Adrienne Monnier, Rainer Maria Rilke etc. Toute la pensée du 20e siècle est là, avec son cortège de drames et d'espérances.
Dans ce long inédit, Benjamin Fondane révèle les implications philosophiques révolutionnaires qui découlent des travaux de Lévy-Bruhl (1857-1939) sur la mentalité primitive. En mettant à jour les mécanismes d'une logique différente, Lévy-Bruhl fait voler en éclat l'universalité de la logique d'Aristote sur laquelle repose notre pensée occidentale. Dès lors cette logique n'est rien d'autre qu'une arme politique qui fonde l'hégémonie de la rationalité. La démonstration de Fondane est implacable et bouleverse notre conception de la philosophie. Il nous incite à reconsidérer nos manières de penser et de vivre sous la contrainte de la raison, faisant écho à une tradition non aristotélicienne qu'incarnent des penseurs comme Michelstaedter, Lukasiewicz ou Alfred Korzybski.