Poupées en miettes. De guerre, d'honneur et de deuil
Parc Locmaria Marie-Hélène du
CENT MILLE MILL
23,10 €
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EAN :9782850713422
Malgré le sérieux de son sujet, Poupées en miettes se lit très facilement tant ce livre ouvre des perspectives de réflexions inattendues sur la guerre, le métier militaire et ses motivations, et sur les façons d'affronter un deuil spécifique. Le style agréable, le ton proche de la confidence ou de la discussion intime et l'humour toujours présent provoquent un réel intérêt. Nous voici entraînés avec plaisir dans une lecture qui ouvre, amplifie et donne pâture à des réflexions sur les motivations des guerriers, sur les péripéties des deuils de guerre et finalement sur les raisons de vivre et de mourir, quand le point de vue féminin de l'auteure crée des angles inédits. La question lancinante de la guerre, de la mort pour la patrie et de l'honneur, soulève des notions qui peuvent paraître étranges à des générations occidentales à l'abri de la guerre depuis 75 ans. Grâce à sa formation philosophique, théologique, psychologique, Marie-Hélène du Parc Locmaria tente de relier à son expérience personnelle d'orpheline d'un père, "mort pour la France" en Indochine, une réflexion sur la guerre vue par les civils, en particulier par les femmes. Cet essai est une tentative de comprendre le fait militaire et la guerre à partir de l'étrangeté de ce métier dont la mort est une "hypothèse de travail" . La mort du militaire "pour la France" est-elle une consolation pour les endeuillés qu'il laisse ? On voit bien dans son texte que l'auteure part d'une idée légèrement sarcastique qu'elle se fait de l'honneur, de la gloire ou du sacrifice pour arriver au point où elle comprend que l'honneur est le propre de l'être humain et donc éminemment "honorable" , tandis que la sensation de se sentir victime du sort lui apparaît inutile. Marie-Hélène du Parc Locmaria s'est longtemps employée à contourner l'idée d'une quelconque carrière. Globe-trotter de la belle époque où les avions d'Air France n'étaient pas forcément remplis et les hordes touristiques encore rares, elle s'est finalement résolue à poursuivre sa marotte théologique. Philosophe et docteur en théologie, elle a collaboré avec Pierre Schaeffer, au Service de la recherche de l'ORTF. Aujourd'hui, elle occupe sa retraite à réfléchir aux sujets qui l'intéressent en écrivant. Elle est l'auteur de Tant souffrir et tant aimer selon Etty Hillesum (Salvator, 2011) et Aux sources hébraïques de la foi chrétienne (Salvator, 2014).
Nombre de pages
296
Date de parution
15/08/2025
Poids
310g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782850713422
Auteur
Parc Locmaria Marie-Hélène du
Editeur
CENT MILLE MILL
Largeur
133
Date de parution
20250815
Nombre de pages
296,00 €
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Préface de Didier Decoin Avec une liberté souveraine, Etty Hillesum (1914-1943) affronte la misère extrême, la sienne et celle des autres, jusqu'au coeur de la persécution nazie, sans jamais perdre sa foi en la vie « belle et bonne ». Cet essai décrypte d'une manièr inédite comment elle s'y prend pour appréhender la souffrance, avec l'aide de Julius Spier qui lui fait découvrir la source de Dieu en elle. Par son expérience, Etty Hillesum dévoile une vérité universelle, éprouvée à l'intersection de la souffrance et de l'amour. Grande figure spirituelle, Etty Hillesum témoigne d'une mentalité en adéquation étonnante avec notre époque.
Du Parc Locmaria Marie-Hélène ; Smadja Elisabeth ;
Présentation de l'éditeur MHPL est une chrétienne issue des derniers feux de la chrétienté. La théologie lui a fait découvrir l'extraordinaire richesse du judaïsme. Pour elle, tout chrétien véritable ne peut comprendre vraiment sa foi qu'en se tournant aussi vers ses racines juives. ES est une Juive deux fois retournée vers Dieu, une première fois au sein du Judaïsme loubavitch puis à la suite d'une seconde conversion encore plus radicale, à travers le Christ qu'elle découvre comme son messie. Ce livre est le fruit de deux voix qui se "tournent vers" le Dieu de la Bible, l'une juive confesse Jésus le Galiléen comme Christ (messie d'Israël) et l'autre chrétienne témoigne de ce "Christ" nom communément donné à Dieu incarné en son fils qui accomplit la parole du Dieu d'Israël. Ces deux voix qui se sont rencontrées par le miracle des publications, inspirées par le même Souffle, se mêleront de façon indistincte pour présenter le fruit de leur collaboration dans une parole qui leur appartient. Deux voix qui se "risquent à se dire elles-mêmes1" à refaire mémoire ensemble pour tenter de retrouver le fil rompu2 de la continuité entre le Judaïsme et le Christianisme. Cette confrontation de deux voix chrétiennes revivifiées par la source juive leur permet de retrouver la fraicheur du message du Christ. Elles donnent ici le résultat de ces convergences.
Je devais avoir sept ans lorsque j'avais découvert au grenier des poupées khmères, en miettes dans un carton. Mon père en parle dans l'une de ses dernières lettres, en signalant avoir demandé qu'elles soient bien emballées ! J'avais interrogé ma mère qui avait répondu qu'elles venaient d'un colis envoyé par "ton père", qu'il n'y avait rien à en faire parce qu'elles étaient fichues. Je pris acte de la réponse comme d'un constat inéluctable, mais alors pourquoi les avoir gardées au lieu de les jeter immédiatement ? En vérité, elles étaient bien autre chose que de simples petites poupées exotiques en terre cuite de mauvaise qualité. Si elles étaient arrivées intactes, elles auraient été la marque de l'attention et de l'amour paternel. Cassées, elles représentaient quelque chose de plus que l'amour paternel, elles nous personnifiaient, brisés par le manque et la perte. [...] L'amour paternel, c'était ce que ces poupées avaient à nous dire."
Après son premier recueil de poésies Tombées de nuit. Elégies babéliques (2023) dans lequel elle tentait de rassembler toutes les pensées confrontées à la puissance de la vie, Sahanah Margaux Emilian revient en arrière et montre dans Hapax (qui définit un terme utilisé une seule fois dans un contexte unique, c'est-à-dire qui ne signifie rien employé autrement) la mélancolie et l'angoisse existentielle qui saisit l'adolescence. Deux textes majeurs en prose illustrent ces tourments de l'ego confrontés au regard des autres, surtout celui des adultes : Vagabonde, écrit à 15 ans pour tenter de raconter une fugue (comme celle d'Holden Caulfield, héros de L'Attrape-coeurs de J. D. Salinger) sans qu'on sache si elle a été vécue ou pas, toute l'ambiguïté du récit de l'adolescence est là ; et Parallaxe, écrit en 2025, ajout postérieur comme une tentative d'exister depuis un autre point de vue. "Sans témoin, pas d'existence ; je crois. Mon amour et ses éclats ont mille façons de s'exprimer : je ne ferai l'impasse sur aucune d'elles". Les autres poèmes en rime, toujours aussi tendus, lumineux et brûlants, montrent ces instants fondateurs du destin qui nous mène et interrogent sur ce que nous en avons fait. Sahanah Margaux Emilian est née à Madagascar en 1999. Après des études de lettres et de cinéma, elle publie en 2016 un premier roman de science-fiction, Graentam (Mon Petit Editeur), et devient formatrice en écriture. Elle a déjà publié un premier recueil de poésie, Tombées de nuit. Elégies babéliques (Cent Mille Milliards, 2023).
Le vieux morceau de papier me rappelle que c'est ici, dans notre école, que Sauveur et Arcel ont fait leurs premiers pas. A quelques mois d'intervalle, ils ont l'un et l'autre trouvé leur bonheur et leur vocation à l'occasion d'une intervention spectaculaire, montée en catastrophe à partir de rien. Leurs yeux candides n'ont pas vu des secouristes désorganisés et dépassés par l'ampleur de l'anarchie dont ils étaient responsables. Ils ont admiré des héros et se sont imaginés parmi eux."
Huit nouvelles qui décrivent notre époque, vue dans la rue, dans la tête, dans le coeur, dans la vie. Huit nouvelles qui nous emmènent au plus près observer avec curiosité et affection notre existence de héros du quotidien. On se laisse prendre par cette gourmandise avec laquelle Claude Sérillon observe ses personnages, comment il décrit le foisonnement de leur pensée, ce bavardage permanent et incroyable qui les motive, cette belle vitalité dont ils font preuve en dépit des situations dans lesquelles ils se sont chacun laissé emporter. Aucun cynisme, aucune moquerie ou méchanceté de la part de l'auteur, à la rigueur ce gout léger de l'ironie qui fait écho à notre propre instinct, que masque cependant une gigantesque soif d'amour de l'auteur pour le genre humain. Au fond, ce que recherche Claude Sérillon dans ses sujets n'est pas tant le plus trivial que le plus fragile, voire le plus honorable, le plus digne. En suivant ainsi chaque personnage au fil de ses idées et de ses discours, au gré de ses décisions et de ses doutes, le lecteur est happé par un style d'une remarquable vigueur, à la fois précis et déterminé, sans cesse en mouvement. Les phrases et les situations se succèdent, et le livre se referme comme on finit de suivre l'actualité. Pas celle du monde mais la nôtre. Claude Sérillon est journaliste. De la presse écrite d'abord, de la télévision ensuite, puis à nouveau de l'écrit. L'écriture de plusieurs romans, essais, dictionnaires, nouvelles et poèmes est un autre versant de son activité, juste complément de son rôle d'observateur de l'actualité, mais aussi de l'imaginaire, de la fiction... et de sa curiosité personnelle.