La chute d’Israël. Pour la décolonisation et la coexistence
Pappé Ilan
FABRIQUE
18,00 €
Prévente
Sortie prévue le 2 octobre 2026
EAN :9782358723299
« Je ne prends pas à la légère le processus susceptible de mener à la fin d'un État dont je suis citoyen et dans lequel vivent des millions de personnes. Un État ne disparaît pas facilement et le mot ?fin? est d'ailleurs peut-être trop terminal à cet égard ; la plupart du temps, les États se transforment, parfois de façon spectaculaire ? et c'est d'une telle fin que nous parlons ici. Il y a bien quelques cas d'États qui ne se sont pas seulement désintégrés ou effondrés mais qui ont en effet disparu, comme la Yougoslavie ou le Viêt Nam du Sud, pour citer les deux exemples les plus célèbres dans l'histoire récente. La fin d'un État peut aussi signifier la fin d'un régime, et là les exemples ne manquent pas : Afrique du Sud, Chili, Argentine, Irak, etc. [?] La chute potentielle d'Israël pourrait donc ressembler soit à la fin du Viêt Nam du Sud, la disparition totale d'un État, soit à celle de l'Afrique du Sud, l'effondrement d'un régime idéologique et son remplacement par un autre. Il me semble que, dans le cas d'Israël, des éléments de ces deux scénarios pourraient se produire avant que beaucoup d'entre nous n'aient le temps de le comprendre ou de s'y préparer. » Israël ne peut plus continuer ainsi. Le 7 octobre et l'invasion de Gaza qui a suivi ont mis à nu les failles de ses fondations. Il s'est révélé être un pays incapable de protéger ses citoyens, divisé entre théocrates messianiques et libéraux sélectifs, fragilisé économiquement et militairement, détesté par ses voisins et perdant le soutien des Juifs du monde entier. Alors que ses dirigeants justifient des campagnes de bombardements égalant les pires atrocités de la Seconde Guerre mondiale et une catastrophe humanitaire sans précédent dans la bande de Gaza, Israël est en train de devenir un État paria. Son pire ennemi n'est pas le Hamas, mais lui-même. Fort de ce diagnostic implacable, Ilan Pappé trace une voie pour sortir de l'État sioniste, fondée sur la justice réparatrice et la décolonisation, le retour des réfugiés, la fin des colonies illégales et l'établissement de ponts avec le monde arabe. Celle-ci passera également par le renouveau du mouvement national palestinien et de la solidarité internationale qui l'entoure. L'avenir peut être celui de la réconciliation, et non d'une guerre sans fin.
Nombre de pages
272
Date de parution
02/10/2026
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782358723299
Auteur
Pappé Ilan
Editeur
FABRIQUE
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130
Date de parution
20261002
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272,00 €
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L'ouverture des archives israéliennes et anglaises sur la guerre de 1948 a permis à Ilan Pappé d'écrire une histoire qui remet en cause nombre de mythes. Il montre que la miraculeuse victoire du petit David juif sur les armées coalisées de cinq pays arabes fut en fait la victoire logique du plus fort. Il explique que les jeux étaient faits avant même le premier coup de fusil. Il raconte l'exode des Palestiniens chassés de leurs terres, et leur destin, une fois devenus des réfugiés. Il redistribue les responsabilités de l'échec des négociations après la fin de la guerre. De ce livre, personne ne sort indemne, ni les Israéliens, ni les archaïques dirigeants palestiniens, ni les régimes arabes voisins, ni les grandes puissances. Un ouvrage indispensable pour comprendre la situation actuelle du conflit.
Les attaques du 7 octobre, et les horreurs qui ont suivi, ont profondément ébranlé le monde. Mais le conflit israélo-palestinien n'a pas commencé ce jour-là. Il n'a pas non plus commencé en 1967, avec l'occupation de la Cisjordanie, ni même en 1948, quand l'État d'Israël a été proclamé. Le conflit naît véritablement en 1882, lorsque les premiers sionistes sont arrivés dans ce qui était alors la Palestine sous domination ottomane. Ilan Pappé nous livre ici une histoire croisée de deux peuples qui partagent aujourd'hui une même terre. Remontant jusqu'aux origines du sionisme, le plus célèbre des « nouveaux historiens » israéliens nous guide avec brio dans les méandres de la politique internationale, de la résistance palestinienne et de l'évolution de l'État d'Israël.
Ilan Pappée, docteur de l'université d'Oxford, est l'un des principaux tenants de la "nouvelle histoire" en Israël. Parmi ses nombreux travaux, citons La guerre de 1948 en Palestine, aux origines du conflit israélo-arabe (La Fabrique, 2000) et A modern history of Israel and Palestine (à paraître, Cambridge University Press).
1. Au XIXe siècle, avant l'arrivée des Juifs européens, la terre de Palestine n'était pas incultivée. 2. Ces immigrants juifs ne descendaient que très partiellement des Hébreux de l'époque romaine. 3. Sionisme et judaïsme ne sont pas des notions équivalentes. Tous les Juifs, et notamment les orthodoxes, ne sont pas sionistes. 4. Le sionisme est bien une forme de colonialisme. 5. L'exode des Palestiniens pendant la guerre de 1948 fut principalement causé par les exactions israéliennes. 6. La guerre de 1967 fut largement anticipée, voire souhaitée, par les dirigeants israéliens. 7. L'Etat juif qui impose une forme d'apartheid aux Palestiniens n'est pas démocratique. 8. Le pseudo "processus de paix" engagé à Oslo en 1993 ne pouvait pas aboutir. 9. La résistance du Hamas à Gaza n'est pas condamnable en elle-même. ? 10. La solution, dite à 2 Etats, est impraticable et malhonnête.
« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.
Depuis le 22 février 2019, chaque vendredi, les Algériens descendent dans les rues, parfois par millions, pour réclamer le départ du régime en place depuis l'indépendance : "Qu'ils dégagent tous ! " , "Les généraux à la poubelle" . Un mou-vement, appelé "hirak" en arabe, d'une ampleur inédite dans l'histoire du monde contemporain : on n'a jamais vu la majorité de la population opprimée d'un pays ma-nifester ainsi pacifiquement dans les rues de ses villes pendant des mois pour exiger une authentique démocratie. Ce livre tente de rendre compte de cette extraordinaire ébullition, qui a sidéré tous les observateurs. Il réunit les contributions de journalistes et professionnels algériens qui ont suivi sur place le mouvement au jour le jour, ainsi que celles de spécialistes, algériens et français, qui observent l'actualité du pays depuis des décennies. D'où l'intérêt de ce livre sans équivalent, qui montre d'abord comment les slogans exprimés de mille manières dans les manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment sans détours que, depuis les années 1980, celui-ci est dirigé par l'équivalent d'une coupole mafieuse, principalement com-posée par les chefs de l'armée et de la police politique, réunis autour du partage des circuits de corruption. Une coupole qui se cache derrière une façade politique civile constituant une fausse démocratie à base de ministres et de partis, "laïques" ou "islamiques" , sans aucune autonomie réelle. Après avoir rappelé les évolutions récentes de ce régime, qui permettent de com-prendre les origines profondes du soulèvement, les auteurs rendent compte en détail de ses multiples facettes, comme l'inventivité et l'humour des manifestant. e. s, la place essentielle des jeunes et des femmes ou la revendication centrale d'une "seconde libé-ration" , celle du peuple après celle du pays en 1962. Mais aussi la mobilisation spéci-fique des étudiant. e. s, sans négliger le rôle de la presse et des réseaux sociaux, ni les réactions à la répression exercée par les forces de sécurité. En se concluant par une série de révélations sur les effets du hirak au sein du pou-voir (règlements de comptes à la tête de l'armée et de la police politique, arrestations d'oligarques liés aux réseaux de corruption de certains clans...), ainsi que sur les réac-tions des grandes puissances, cet ouvrage très accessible apporte des clés essentielles pour comprendre l'un des plus puissants mouvements sociaux de l'histoire moderne. Omar Benderra (économiste), François Gèze (éditeur), Rafik Lebdjaoui (journa-liste) et Salima Mellah (journaliste) sont membres de l'association Algeria-Watch, créée en 1997 pour dénoncer les violations des droits humains en Algérie et faire con-naître les réalités de son régime et de sa société. Son site est considéré comme une référence incontournable par de nombreux acteurs, en particu-lier en Algérie même. Les contributeurs : Abdelghani Badi, Lakhdar Benchiba, Omar Benderra, Ré-douane Boudjemaâ, José Garçon, François Gèze, Moumen Khelil, Rafik Lebdjaoui, Hocine Malti, Hassina Mechaï, Mohamed Mehdi, Salima Mellah, Drifa Mezenner, Habib Souaïdia.
On pourrait dire que ce livre est déguisé. En apparence c'est une oeuvre, somme toute traditionnelle, du grand historien de Paris que fut Louis Chevalier ? des parties et sous-parties, des notes, des références ? mais sous ces dehors académiques, c'est d'une féerie qu'il s'agit. En l'ouvrant à n'importe quelle page, on y rencontre des personnages fabuleux, Salis au Chat Noir, Bruant au Mirliton, Lautrec au Moulin-Rouge avec la Goulue et Valentin, et Yvette Guilbert, Damia, Fréhel. Au fil des chapitres, les belles courtisanes, Liane de Pougy, la belle Otéro, Emilienne d'Alençon, côtoient Barrès et Mac Orlan, Carco et Zola qui s'en inspirera pour ces grandes héroïnes du plaisir et du crime, Gervaise dans son lavoir de la rue des Islettes, et Nana, inoubliablement représentée par cet autre montmartrois que fut Edouard Manet. Les lieux parcourus sont ceux du crime, "décor d'ombre, de misère, de vengeance, de peur" ? plutôt à l'est, du côté de La Chapelle ; et ceux du plaisir, la scintillante place Blanche, le boulevard de Rochechouart où, à l'Elysée-Montmartre, on regarde danser Grille d'Egout, "laquelle fait exercice avec sa jambe gauche comme avec un Remington". "Vous êtes la Sybille conduisant Enée dans le royaume des ombres" dit à Chevalier un ami américain. "Montmartre, pour vous, c'est le temps retrouvé. Non pas seulement votre Montmartre, celui de vos souvenirs et de ces romans qui se mêlent à vos souvenirs, mais Montmartre lui-même qui, à vous entendre, n'a d'autre réalité, d'autre forme assurée d'existence, de durée, que d'être, en permanence, une féerie ou un délire de sensations et toujours les mêmes." Prodigieux livre où il faut accepter de se perdre entre Barbès et Clichy, de se laisser aller à un plaisir non défendu, l'enchantement de l'écriture et d'une impeccable érudition.
Le terme « aisthesis » désigne le mode d'expérience selon lequel, depuis deux siècles, nous percevons des choses très éloignées par leurs techniques de production et leurs destinations comme appartenant en commun à l'art. Du Torse du Belvédère analysé en 1764 par Winckelmann au décor des métayers de l'Alabama décrit en 1941 par James Agee, en passant par une visite de Hegel au musée de Munich, une conférence d'Emerson à Boston, une soirée de Mallarmé aux Folies-Bergère, une exposition à Paris ou à New York, une mise en scène à Moscou ou la construction d'une usine à Berlin, Jacques Rancière examine une quinzaine d'événements ou de moments, célèbres ou obscurs, où l'on voit se transformer la perception de ce qu'est l'art et ce qu'il fait. Les histoires et les philosophies de la modernité artistique qui font prime l'identifient à la conquête par chaque art de son autonomie, exprimée par des ?uvres exemplaires qui se séparent à la fois de l'art du passé et des formes de la vie prosaïque. Quinze années de travail ont amené Jacques Rancière à des conclusions exactement inverses : le mouvement propre à la modernité esthétique, celui qui a soutenu les rêves de nouveauté artistique et de fusion entre l'art et la vie, tend à effacer les spécificités des arts et à brouiller les frontières qui les séparaient entre eux et les tenaient à l'écart de l'expérience ordinaire. Les quatorze scènes ici retenues, empruntées aux arts plastiques comme au théâtre, à la littérature comme au cinéma ou à la photographie, sont autant de témoignages de ce bouleversement dans l'expérience de l'art et de ses rapports avec la vie. On y apprend comment une statue mutilée peut devenir une ?uvre parfaite, une image d'enfants pouilleux une représentation de l'idéal, une culbute de clowns l'envolée dans le ciel poétique, un meuble un temple, un escalier un personnage, une salopette rapiécée un habit de prince, les circonvolutions d'une robe de danseuse une cosmogonie et un montage accéléré de gestes la réalité sensible du communisme. Autant de moments où se brouillent les rapports admis entre l'art des esthètes, l'amusement du peuple, la description du monde vécu et sa transformation politique. Ces quatorze scènes dessinent une histoire de la modernité artistique bien éloignée du dogme moderniste.