La Masse et l’Histoire. Théorie générale de la masse révolutionnaire
Papaïoannou Kostas ; Matsas Benakis
ETEROTOPIA
16,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9791093250441
En ce début de XXIe siècle, on découvre dans les archives du philosophe Kostas Papaïoannou un livre perdu qui gisait là depuis plus d'un demi-siècle. Le manuscrit, qui s'intitule "La Masse et l'Histoire. Théorie générale de la masse révolutionnaire", date du début des années cinquante, son auteur alors n'a même pas trente ans. En 2003, il paraît en grec sous le titre "Masse et Histoire". Dans l'"Histoire universelle", le jeune Papaïoannou reconnaît la masse révolutionnaire comme un acteur irréductible à tous les sujets (peuple de citoyens, prolétariat, femmes, minorités) et à tous les partages (le politique, le social, l'esthétique) que nous connaissons dans notre modernité. Catégorie qualitative et non point quantitative, la masse révolutionnaire se présente comme un dispositif esthétique et politique, notamment comme une "théâtrocratie" selon le terme péjoratif dont Platon a affublé la démocratie athénienne. C'est qu'en effet l'institution démocratique et l'expérience tragique ont partie liée. La présence de la masse dans la vie sociale est l'indice qui permet de déterminer sa pauvreté ou, ou contraire, sa richesse en monde. Ainsi l'"Histoire universelle" peut-elle être revisitée à la lumière de la masse : son irruption, son plein épanouissement ou son escamotage. A l'instar de l'opticien qu'est Spinoza, Papaïoannou fabrique des verres et crée une perspective philosophique et sociologique qui fait apparaître le monde sous un jour nouveau. La Masse et l'Histoire est un texte intempestif. A sa lecture, on est confronté à une radicalité qui tranche avec l'hégémonie actuelle d'une idéologie Foncièrement agoraphobe. Cette expérience philosophique nous pousse à soulever la question de la "masse révolutionnaire" et de sa "théâtrocratie" dans le capitalisme tardif.
Nombre de pages
153
Date de parution
04/03/2021
Poids
224g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791093250441
Titre
La Masse et l’Histoire. Théorie générale de la masse révolutionnaire
Auteur
Papaïoannou Kostas ; Matsas Benakis
Editeur
ETEROTOPIA
Largeur
150
Poids
224
Date de parution
20210304
Nombre de pages
153,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Du génie effervescent de Kostas Papaioannou, mort à cinquante-six ans, en 1981, les historiens qui feront un jour l'histoire intellectuelle des années soixante retiendront en priorité, avant les beaux travaux sur la philosophie et l'art grec, sur la peinture byzantine, sur Hegel, sur Baudelaire et la modernité, la grande série d'essais régulièrement publiés pendant dix ans dans Le Contrat social, la revue de Boris Souvarine, et qui ont fait de lui l'un des savants les plus avertis de Marx et du marxisme et l'un des philosophes de premier plan engagé dans la critique du phénomène totalitaire. C'est cette série qu'en cette année du centenaire de la mort de Marx on trouvera ici réunie, précédée d'une importante présentation de Raymond Aron, et classée dans un ordre qui lui donne toute son actualité. Un premier groupe concerne le Marx philosophe des célèbres écrits de jeunesse. Un second porte sur les classes et la lutte des classes, c?ur de la sociologie de Marx, qui constitue, aux yeux de l'auteur, la part centrale de son oeuvre, l'histoire et la logique conduisent ensuite aux relations entre léninisme au pouvoir. Les articles sue la politique étrangère, qui tournent autour de la russophobie de Marx et de l'expansion planétaire du capitalisme, apportent une sorte de conclusion. Le Marx qui se dégage de ces études ne se laisse pas enfermer dans une formule ou un slogan - et c'est là leur vertu. Sous leur apparence scientifique, elles sont inspirées, comme le souligne Raymond Aron, par la conscience angoissée de notre époque et l'inlassable dénonciation de la transfiguration de Prométhée en dieu protecteur de la société du mensonge, " transfiguration dont Marx ne fut ni tout à fait innocent ni le seul responsable. " C'est cette tension qui donne aujourd'hui encore tout son à-propos à cette vie de travail : la confrontation savante et passionnelle au " noir gaillard de Trèves ", comme l'appelait Engels, de celui dont Octavio Paz, dans le poème qu'il lui a consacré, célébrait " la conversation de grand fleuve et le rire de réconciliation ".
Ce recueil de textes, que Raymond Aron jugeait "admirable", présente les aspects essentiels d'une doctrine dont l'histoire se confond pour une grande part avec celle de notre temps. Après un tableau complet et nuancé de la pensée de Marx et d'Engels, l'auteur montre comment cette pensée mutilée ou déformée est devenue méconnaissable. Passé la période héroïque de la social-démocratie, âge d'or du marxisme, le socialisme révolutionnaire abandonna le terrain des sociétés industrielles de l'Occident pour se réfugier dans les pays agraires de l'Orient. Il prit alors le visage du stalinisme, mélange de despotisme oriental et de terrorisme policier. Mais la mort du dictateur, en ouvrant la crise du communisme, en multiplia les pôles: soviétique ou chinois, révisionniste ou réformiste, aux prises avec le réveil de la pensée libre qui finira par l'emporter.
Résumé : L'objet du dialogue Marx-Hegel ("vraie démocratie" ou Etat bureaucratique avec représentation populaire ?) est immanent à la nature même des sociétés modernes. Pour le moment c'est Hegel qui a été le moins démenti par le "tribunal de l'histoire". Mais si le "dépérissement" de l'Etat n'a abouti qu'au Léviathan totalitaire, la "vraie démocratie" n'a pas cessé de hanter les rêves des hommes d'aujourd'hui.
Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l'affolement, le chaos, voire l'extermination. Cependant, dans d'autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d'une réorganisation de l'existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d'un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L'un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l'appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l'idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L'ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l'appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d'Afrique et par leurs diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C'est précisément dans cet appel que ce livre situe l'infrapolitique des luttes noires. L'ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d'auteurs d'Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial.
Théorie du genre, idéologie du genre ou même, tout simplement, "gender". Depuis plus d'une décennie, cette construction rhétorique fait rage dans le discours public, elle fonctionne comme une propagande qui unifie la réaction contre les réalisations des mouvements féministes et LGBTQIA+ et sème le désordre au sein même de ces mouvements. Ce livre rassemble des contributions personnelles de divulgation sur le sujet, dans lesquelles l'auteur, l'une des voix les plus importantes dans le débat italien sur les théories queer et les études sur la sexualité, démystifie et clarifie, sans la simplifier ni la minimiser, la portée de l'affrontement politique et de la révolution symbolique en cours. Dans ces pages, vous trouverez des hypothèses radicales et non évidentes sur la relation entre le genre, le sexe et la politique, ainsi que des outils historiques et conceptuels indispensables pour s'orienter dans le présent.
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Biorégion urbaine : c'est l'ensemble des relations sociales, économiques et culturelles qui caractérisent les espaces à l'âge de la révolution urbaine. Villes, collines en terrasses, campagnes travaillées, forêts animées, ont chacune des métabolismes qui se sont transformés à travers les civilisations successives, mais qui toujours entretiennent des structures vivantes. Le territoire, compris comme un système vivant naît et grandit. Il peut tomber malade, il peut mourir quand la relation de synergie est interrompue - nous parlerons alors de "crise des civilisations" - mais il peut aussi renaître.