Récemment encore confinée dans le cercle des spécialistes, l'histoire de la liturgie et de ses grands livres constitue pourtant un domaine de recherche d'une grande richesse non seulement pour le théologien et le liturgiste, mais aussi pour l'historien de l'art, l'archéologue, l'anthropologue et tout chercheur en sciences religieuses en général. Cette synthèse sur plus d'un millénaire d'histoire des sources liturgiques occidentales se veut en même temps être un véritable manuel d'introduction à leur étude. Un chapitre détaillé est consacré à chaque type de livres, spécifique d'une forme de célébration (messe, rituel, office) et attribué à un acteur précis ans la liturgie (pape, évêque, diacre, moine...). Le passage crucial de la pratique orale à l'utilisation du document écrit a été souligné dans chaque cas, de même que l'illustration des livres liturgiques. Deux chapitres complètent ce panorama. En guise d'introduction figure un aperçu historiographique de la discipline, des érudits des XVIè et XVIIè siècles à nos jours. Un chapitre final développe les rapports que peuvent entretenir histoire médiévale et liturgie, en indiquant les voies de recherche nouvelles et en soulignant la fécondité d'une approche interdisciplinaire. Eric Palazzo, docteur ès lettres, est chargé de recherche au CNRS (Institut de Recherche et d'Histoire des Textes) et chargé de cours à l'Institut supérieur de Liturgie de l'Institut catholique de Paris (responsable du cours d'introduction aux sources liturgiques).
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Nombre de pages
304
Date de parution
01/04/1993
Poids
380g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782701012803
Titre
Le Moyen âge. Des origines au XIIIe siècle
Auteur
Palazzo Eric
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
151
Poids
380
Date de parution
19930401
Nombre de pages
304,00 €
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Présentation de l'éditeur Le Moyen Age est l'époque des grandes mutations. De la naissance de l'Empire carolingien au début de la Renaissance, la réorganisation est totale : agrandissement et renforcement des territoires, établissement du système féodal, vie intellectuelle foisonnante, réforme de l'Eglise. Au coeur de cette activité réside une question anthropologique fondamentale : quelle relation l'homme-microcosme entretient-il avec le monde ? Comment réinstaurer l'harmonie universelle dérangée, désorganisée par les sens au moment de la chute originelle ? L'homme médiéval répond : par la liturgie. Parce que lieu par excellence de la rencontre du transcendant et de l'humain, la liturgie parle aussi bien au corps qu'à l'âme. Entendre, sentir, marcher, manger et voir sont autant de manière pour le corps de participer à l'action liturgique et de s'unir à Dieu. La dimension sensorielle de la liturgie médiévale constitue l'un des aspects majeurs de la définition de l'anthropologie chrétienne. Images, objets liturgiques (les livres, les calices, les patènes, les autels) et, de façon plus générale, toutes les formes de réalisations artistiques (fresques, sculpture, vitrail) accompagnent le déroulement du rituel, au cours duquel l'homme relie avec Dieu et le cosmos.
La liturgie modèle la vie des hommes au Moyen Âge. S'illustrant principalement dans la messe et les sacrements, elle ordonne la communauté sociale des croyants, clercs et laïcs, hommes et femmes, de même qu'elle gouverne leur temps au quotidien. Mais elle ne se réduit pas aux différentes manifestations du rituel ecclésiastique: des actes de dévotion privée aux processions qui transportent des foules, des livres de couronnement aux Vies de saints, la liturgie règne également hors de l'église, lorsqu'elle n'en recule pas les frontières, en favorisant les pratiques itinérantes (notamment au moyen des autels portatifs). Elle interfère ainsi, à l'intérieur ou à l'extérieur des lieux de culte, avec des passions ou des conflits politiques et sociaux que l'on peut lire jusque dans les images, les objets et les gestes liturgiques. Par l'étendue de ses ramifications dans la société médiévale, la liturgie permet à l'historien de renouer avec une ambition parfois oubliée contribuer à une histoire totale du Moyen Âge.
Résumé : La place des cinq sens dans la culture du Moyen Age occidental est centrale pour certains aspects essentiels de la définition de la liturgie et de la théologie chrétiennes. Dans l'Antiquité et durant tout le Moyen Age, l'Eglise et sa théologie ont accordé un rôle de premier plan aux cinq sens dont témoignent des domaines tels que la liturgie, l'histoire de l'art, la littérature, la philosophie, la musique et, de façon plus générale, l'histoire politique et sociale du Moyen Age. Pour les auteurs chrétiens, s'appuyant sur la tradition biblique ainsi que sur la philosophie antique issue de Platon et d'Aristote, les cinq sens sont plus particulièrement mis en action dans le déroulement des rituels de la liturgie afin de permettre la réalisation des principaux effets sacramentels de la théologie de la liturgie. Les cinq sens sont également au coeur d'une vaste réflexion sur la notion d'harmonie dans le christianisme ainsi que sur la relation entre l'homme-microcosme et le macrocosme. Dans le cadre de la liturgie, les productions artistiques peuvent être ainsi considérées comme des " objets " destinés à servir de support pour l'activation sensorielle afin de créer et de rendre possible les effets sacramentels du rite. Ce volume propose une première approche résolument interdisciplinaire de l'étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l'art, la liturgie, la théologie, la littérature, l'héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique est aussi large que possible avec des conférences sur l'Occident, le monde byzantin et le monde musulman.
Au commencement, le monde était une spirale. Et c'est un univers en création continue, suspendu à la lumière éternelle, que dévoile l'art médiéval pour qui sait le regarder avec les yeux d'Eric Palazzo, notre grand savant français qui enseigne désormais à Princeton. Une leçon visionnaire. Comment avons-nous rendu à Dieu l'incroyable énergie qu'il nous a donnée ? Qu'on l'appelle souffle de Dieu, Esprit saint, ou tout simplement Espérance, cet essai explore d'une manière originale le thème de " l'énergie " dans la liturgie et l'art du Moyen Age. La définition médiévale de l'énergie est tirée de réflexions concernant la nature de Dieu et la manière dont Il a été amené à transmettre sa propre énergie aux hommes. A partir de ce constat, l'auteur montre que la liturgie et l'art constituent les deux principaux vecteurs de mise en action de cette formidable énergie divine, à travers les rituels et les " productions " artistiques du christianisme antique et médiéval.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.