La colonisation a été une priorité pour de nombreux gouvernements qui se sont succédé depuis 1830. Napoléon III, Jules Ferry, Paul Reynaud... tous ont accordé une grande attention à l?édification et au maintien de l?Empire, pour la gloire de la « Plus grande France », présente sur cinq continents, forte de 103 millions d?habitants et de 12 millions de km2 dans les années 1930. Par la suite, après la décolonisation, certains ont célébré « Le temps béni des colonies », pendant que d?autres dénonçaient le joug odieux qui avait si longtemps opprimé les peuples. Il s?agit aujourd?hui de replacer cette période dans un contexte historique pour en comprendre les ressorts sans tomber dans un débat passionnel. François Pairault se propose de nous faire revivre « l?aventure coloniale » à travers de nombreuses images d?époque: photos, cartes postales, objets, autant de symboles qui nous permettent de mieux cerner ce que représentait l?Empire pour les Français de métropole, durant l?âge d?or de la colonisation, des années 1880 à l?apogée de l?Empire, à la veille de la seconde guerre mondiale. En 1931, ils sont ainsi plusieurs millions à se rendre à l?exposition coloniale, à Vincennes, alors qu?Edith Piaf célèbre quelques années plus tard l?exotisme de l?Empire en chantant « Mon Légionnaire ». Un découpage thématique du livre permet de revenir sur les étapes majeures de la colonisation, à travers différents aspects: explorer (grandes expéditions en Afrique subsaharienne et équatoriale), conquérir (le Tonkin, la Conchinchine), pacifier (répression des révoltes: Abd-El-krim et la guerre du Rif, au Maroc dans les années 1920), urbaniser (construction des villes coloniales), exposer (êtres humains exposés au public, lors des expositions coloniales), mourir pour la « Patrie » (les centaines de milliers d?indigènes envoyés au front durant la Grande Guerre, dans des conditions dramatiques), exploiter (richesses locales extraites pour être envoyées vers la métropole). Fruit d?une démarche originale, cet ouvrage passe en revue les différentes phases de la colonisation, par un décryptage des symboles de l?Empire colonial, sans mythes ni tabous.
Nombre de pages
143
Date de parution
28/10/2003
Poids
1 063g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782847341270
Titre
Bon souvenir des colonies
Auteur
Pairault François
Editeur
TALLANDIER
Largeur
246
Poids
1063
Date de parution
20031028
Nombre de pages
143,00 €
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Résumé : Gaspard Monge (1746-1818) naît à Beaune dans une modeste famille de commerçants. Remarqué très tôt pour ses capacités intellectuelles, le jeune homme rejoint l'Ecole militaire du Génie de Mézières où ses aptitudes pour les sciences se révèlent au grand jour. Créateur de la géométrie descriptive, Monge entre dès, 1780 à l'Académie des Sciences puis devient examinateur de la Marine. Esprit éclairé, Monge figure parmi les plus ardents partisans de la Révolution. Ministre de la Marine sous la Convention, il est l'un des six membres du Comité exécutif qui dirige le pays pendant cette période. La République risque pourtant de vaciller lorsque les monarchies européennes marchent sur ses frontières. Le savant met alors son savoir-faire au service de la patrie " en danger " en organisant la production des poudres qui alimentent les canons républicains. Monge n'en oublie pas pour autant sa vocation première : les sciences. Il contribue à la fondation de l'Ecole polytechnique qui formera les ingénieurs faisant si cruellement défaut à la République. Après avoir exercé en Italie la fonction de commissaire chargé de rapatrier en France les ?uvres d'art tombées aux mains de l'armée de Bonaparte, il accompagne l'ambitieux général en Egypte (1798-1799). Désormais, les destins de Monge et de celui qui devient empereur des Français en 1804 sous le nom de Napoléon Ier seront étroitement liés. Nommé sénateur à vie, président du Sénat, comte de Péluse, le savant se verra pourtant privé de ses titres, de ses honneurs et de ses pensions au moment du retour des Bourbons. Le géomètre au destin exceptionnel s'éteindra peu de temps après son renvoi de l'Institut, brisé.
On croit souvent que la République a été établie après 1870 à la suite de grandes luttes électorales entre royalistes et républicain dont ces derniers seraient finalement sortis vainqueurs. Mais en réalité, les Français étaient massivement opposés à tout retour de la monarchie et l'avenir de la France ne pouvait se jouer qu'entre deux branches issues de la Révolution, acceptant toutes les deux les principes de 1789, le drapeau tricolore et le suffrage universel : la République et l'Empire. Après les résultats électoraux catastrophiques durant l'année 1871, l'opinion bonapartiste reprit très vite des forces. Alors, pourquoi cet échec final ? Tout d'abord, le mouvement se devait de posséder un prétendant charismatique et audacieux capable de rassembler un vaste courant derrière lui. Après la mort de Napoléon III, en 1873, son fils, le prince impérial, redonna vie à l'idée impéraile et l'on assista alors à une étonnante vague de succès électoraux. Mais sa mort en 1879, en Afrique du Sud, priva le parti d'un véritable chef. Après lui, le prince Napoléon (fil du roi Jérôme) s'avéra un fossoyeur du bonapartisme que son fils, le prince Victor, ne put redresser. Le parti lui-même se divisa très vite en factions rivales que Rouher, le "vice-empereur" ne parvint jamais à rassembler autour de valeurs communes. Le soutien à Mac-Mahon et à l' "Ordre Moral" était aux antipodes du bonapartisme original. En s'unissant à la droite conservatrice, les bonapartistes perdirent à la fois leur originalité idéologique et leur électorat populaire qui va rejoindre le radicalisme et l'établir durablement dans les campagnes françaises. L'aventure boulangiste dans laquelle le parti s'engagea à corps perdu et qui lui donna un bref regain d'espoir signifia en réalité l'act de décès d'un courant de pensée qui a pourtant représenté une phase importante de l'évolution politique de la France mais qui ne sut pas s'adapter aux temps nouveaux ni présenter de perspectives d'avenir.
Regnaud de Saint-Jean-d'Angély, voilà un homme qui a vécu une période cruciale. Raconter sa vie permet d'évoquer de larges morceaux de notre histoire, depuis la révolte des parlements à la fin du XVIIIe siècle jusqu'au retour des Bourbons en 1815. Il traverse la Révolution, le Consulat et l'Empire, figurant quelquefois dans l'ombre, mais plus souvent au premier plan, comme initiateur de grandes réformes ou d'actions essentielles. Le parcours politique de Michel Regnaud apparaît assez cohérent bien que parfois difficile à saisir au cours d'une période extrêmement mouvementée... Il choisit Bonaparte qu'il rencontre en Italie en 1796 et dont il gagne rapidement la confiance. Avocat brillant, orateur talentueux, il devient le porte-parole officiel du Premier Consul puis de l'Empereur des Français, participant avec ardeur à la rénovation des institutions administratives, judiciaires, ecclésiastiques, civiles et sociales de la France, afin de créer un édifice nouveau, solide et durable que Taine a appelé le Régime moderne. Membre éminent du Conseil d'Etat, il est l'un des principaux rédacteurs du Code civil de 1804. Napoléon couvre de titres et d'honneurs son homme de confiance, le nommant secrétaire de l'Etat de la Famille impériale et comte de l'Empire. Dans les années fastes Regnaud mène une vie mondaine intense avec son épouse, Laure de Bonneuil, l'une des femmes les plus ravissantes de son temps. Ils donnent de grandes fêtes dans leur magnifique propriété du Val, près de l'Isle-Adam, où tout l'Empire est reçu. C'est Au centre de la petite ville de Saint-Jean d'Angély, la cité de sa mère où il avait passé son enfance et fait ses débuts comme avocat et dont il voulut porter le nom lorsque l'Empereur l'anoblit, que s'élève depuis 1863 une statue de bronze celle-ci le représente en tenue de conseiller d'Etat, ayant à ses pieds les livres du Code civil.
Petit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.
Résumé : Le 13 avril 1994, dans la région de Butare au sud du Rwanda, une semaine après le début du génocide des Tutsi, Tharcisse Sinzi décide de combattre pour ne pas mourir. Face aux miliciens Hutu, il organise alors, depuis la plus haute colline de la région, le combat d'un groupe de près de 3500 personnes. Pour la première fois, ce héros de la résistance livre son histoire poignante.
Entre 1618 et 1648, l'Europe est en prole à l'une des guerres les plus meurtrières de son histoire. Les premiers heurts de la guerre de Trente Ans éclatent en Bohême en 1618. Ce qui semble au départ n'être qu'un acte de rébellion de nobles contre l'empereur dégénère en un conflit à l'échelle européenne. Durant trois décennies, le continent est le théâtre de violences sans précédent qui auraient décimé 15 à 20 % de la population du Saint-Empire. Il était impératif de poser les règles d'une paix durable ; c'est ce que firent les traités de Westphalie en 1648. Dans cette somme inédite, Claire Gantet réalise la première approche globale de la guerre de Trente Ans. A travers un récit enlevé, elle met en lumière le rôle des hommes et des femmes qui, d'emblée, cherchèrent à limiter et encadrer l'exercice de la force. Ce livre renouvelle notre compréhension de la violence et de la portée de cette guerre à l'échelle européenne.