
Le sens de l'humour. Style, genres, contextes
Paillet Anne-Marie ; Leca-Mercier Florence
ACADEMIA
34,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :
9782806104007
| Nombre de pages | 313 |
|---|---|
| Date de parution | 15/05/2018 |
| Poids | 376g |
| Largeur | 135mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782806104007 |
|---|---|
| Titre | Le sens de l'humour. Style, genres, contextes |
| Auteur | Paillet Anne-Marie ; Leca-Mercier Florence |
| Editeur | ACADEMIA |
| Largeur | 135 |
| Poids | 376 |
| Date de parution | 20180515 |
| Nombre de pages | 313,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 6-8 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

L'hyperbate. Aux frontières de la phrase
Paillet Anne-Marie ; Stolz ClairePourquoi un livre sur l'hyperbate? D'abord, parce qu'on ne l'a jamais écrit. Et pour cause. Hyperbate? Vous avez dit hyperbate? Quel drôle de mot, quelle bizarre figure... Il est vrai qu'elle est étrangère au vocabulaire courant, même chez un public cultivé, loin de la célèbre métaphore ou de l'élégante litote. Pourtant, notre époque connaît un véritable engouement pour cette figure, qui a par ailleurs une place de choix dans les traités de rhétorique, suscitant des discussions autour de sa définition. D'abord envisagée comme simple inversion, l'hyperbate se définit plus tardivement comme ajout après une fausse clôture, comme transgression des frontières de la phrase, avec l'exemple canonique de Corneille: "Albe le veut, et Rome". Le succès de l'hyperbate dans l'écriture des contemporains comme à l'Âge classique tient à ce qu'elle se situe au carrefour de l'écrit et de l'oral. Revanche de l'écriture sur "l'esprit de l'escalier", elle concentre souvent l'essentiel de ce que le locuteur veut communiquer. Cet ouvrage réunissant les contributions d'une vingtaine de spécialistes s'organise en quatre chapitres: l'hyperbate est envisagée d'abord dans une perspective historique, on étudie ensuite ses réalisations syntaxiques, puis ses enjeux pragmatiques et rhétoriques; à travers des exemples d'écrivains du XVIIe siècle à nos jours, le dernier chapitre montre enfin comment l'hyperbate peut s'inscrire de différentes manières au coeur d'un style.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

Je suis un artiste dégagé. Pierre Desproges : l'humour, le style, l'humanisme
Mercier-Leca Florence ; Paillet Anne-MarieExtrait Extrait de l'introduction de Florence Mercier-Leca et Anne-Marie Paillet Au-delà de la provocation ou de la fantaisie, que Pierre Desproges partage avec d'autres, son humour manifeste un amour de la langue, et de la phrase, qui lui sont particuliers ; il avoue avoir beaucoup travaillé ses textes, se définissant comme «un écriveur» : «Tout ce que je fais passe par l'écriture. Écrivain c'est à la fois trop restrictif et trop pompeux. Je suis quelqu'un du verbe. Je suis quelqu'un qui vit du verbe» ; «Je travaille comme un artisan. Je suis très méticuleux, soigneux, besogneux même. Je pèse chaque phrase, chaque mot et je passe des heures dans les dictionnaires». Pierre Desproges est aussi un amoureux de la Littérature. On ne compte pas ses admirations (pour Kafka, Vialatte...) ni ses pseudo-haines littéraires envers le Nouveau Roman, Marguerite Duras ou Roland Barthes, égrenées au fil des textes, exprimées directement, ou à travers des formes obliques comme le pastiche (celui d'Éluard dans le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis; ou de Robbe-Grillet dans un texte destiné à son troisième spectacle et resté inédit).Tout pastiche est un hommage ambigu à l'auteur dont on s'inspire. L'on peut affirmer que c'est le travail de la langue qui fait de Desproges un humoriste «à part». Ce travail de la langue sublime le comique et explique à la fois que l'auteur ait attiré un public plutôt restreint et intellectuel, et qu'il ait pu se permettre des provocations qui, toutes choses égales par ailleurs, ne passeraient pas chez un autre. Les marques de littérarité l'éloignent du vulgaire, de l'éructation, de tout ce qui est assimilable à une expression échappant au contrôle, sous le coup de la haine ou de la bêtise. À qui sait être attentif, le travail de la langue manifeste le second degré. L'emphase, indice d'ironie, indique que tel propos sur les Juifs est une citation parodiée d'antisémites et non le point de vue de l'auteur. S'ajoute à cela l'ethos clair imposé par Desproges, qui, à de nombreuses reprises, dans des textes «sérieux», affirme ses positions non racistes. Interrogé au sujet de son sketch sur les Juifs, il répond dans La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute : «Je suis né en 1939. Je n'ai pas de souvenir de mes cinq ans ou de mes six ans, mais savoir que je suis né à cette époque-là, qu'il s'est passé ce qui s'est passé vis-à-vis des Juifs, c'est un truc que je n'ai toujours pas compris, au sens fort, comme je ne comprends pas Dieu.» (Tout Desproges, p. 894)1 Ce qui n'empêche pas le travail de la langue d'être parfois mis au service d'une authentique verve pamphlétaire («Criticon» dans Les Chroniques de la haine ordinaire), dans le plus pur style analysé naguère par Marc Angenot. Cependant, très souvent, c'est la langue elle-même qui semble la finalité du discours, plus que le «gag», qui n'apparaît au fond que comme un prétexte à phrases chantournées et à métaphores loufoques ; citons, parmi tant d'autres exemples, la recette du cheval-melba dans le Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis, où le volontairement (très) mauvais calembour final «Clic, Clac, merci Cosaque» disparaît derrière l'explosion de jeux langagiers. Desproges s'inscrit pleinement dans ce que Pierre Jourde nomme une «esthétique de l'incongru». Car Pierre Desproges n'a pas seulement un style d'humour, il a un style, tout court. C'est pourquoi nous avons voulu lui consacrer ce livre, en hommage à un humoriste véritablement littéraire. Ce volume, qui s'intéresse de près aux formes linguistiques et stylistiques de l'humour desprogien, tout autant qu'aux domaines qu'il vise (de l'obsession du corps et de la mort à la politique), est le fruit d'une journée d'études que nous avons organisée avec la Sorbonne et l'École normale supérieure, et qui a eu Lieu rue d'Ulm ; le même jour se tenait, au même endroit, plus «sérieusement», la «Nuit Sartre» ; qu'en eût dit Desproges ? «Quelle consécration ! pour Sartre, je veux dire...» Linguistes et spécialistes de l'ironie se sont donc retrouvés autour de textes dignes de ce nom, où se combinent littérarité, humour et humanisme. (...)Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

La langue de Léonor de Récondo. "Palper l'ineffable"
Narjoux Cécile ; Paillet Anne-MarieCet ouvrage est le fruit d'une journée d'études organisée à l'Ecole Normale Supérieure, réunissant une dizaine de chercheurs, linguistes et stylisticiens, autour de la langue de Léonor de Récondo, écrivaine plusieurs fois primée, et violoniste de talent. On découvre, à travers une prose musicale, d'une sobriété toute classique, le charme d'une écriture incarnée, conjuguant l'esprit à la chair par l'entremise du Verbe et de la Figure, ainsi que la profondeur d'un style qui plonge au coeur des êtres et du temps, comme une échappée belle aux deuils irréparables de la vie. Car au-delà de la figuration, par la manière dont s'efface le travail du texte, le style de Léonor de Récondo sait laisser place à une forme d'évidence, réfléchissant la beauté du monde sensible, qu'elle invite à contempler et à "palper" .Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 €
Du même éditeur
-

Adolescences en exil
Jamoulle Pascale ; Mazzocchetti JacintheCette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents "en exil". Dans cette recherche impliquée, nous avons prioritairement rencontré des adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui évoluent dans des environnements marqués par la précarisation du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage est subdivisé en trois parties : les lieux d'exil de ces adolescents, ici et là-bas, ensuite l'institution scolaire et,enfin, les "violences de l'État" qu'ils relatent. Notre ethnographie met en exergue ce lien intime entre l'habiter,l'habitat et les possibilités d'être habité, de se construire,de s'investir.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER32,00 € -

Passeurs de mondes. Praticiens-chercheurs dans les lieux d?exils
Jamoulle PascaleCet ouvrage donne la parole à des praticiens/chercheurs immergés dans des « lieux d'exils », où vivent des populations d'ici ou d'ailleurs, mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Ces auteurs, issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, école et aide à la jeunesse), « font savoir », à partir des vécus d'expérience. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles déploient l'innovation professionnelle.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER24,00 € -

Haut potentiel. Du boulet au cadeau
Devreux CatherineÊtre une personne à haut potentiel est un cadeau quand c'est accepté et bien compris. Malheureusement, aujourd'hui, c'est souvent mal compris et mal expliqué. Être HP ce n'est pas être supérieur, meilleur ou plus intelligent, mais c'est avoir un fonctionnement différent, être excessif dans différents domaines. Ce livre a pour but de donner des pistes afin de vivre ces caractéristiques comme un cadeau. Il donne aussi des pistes pour les enseignants et les parents afin d'aider aux mieux ces jeunes.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER21,00 €


