Les comtes de Foix. Des Pyrénées au trône de France XIe-XVIe siècle
Pailhès Claudine
LOUBATIERES
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EAN :9782862667621
Jusqu'ici, l'histoire de la dynastie des comtes de Foix n'avait jamais été écrite. On est pourtant en présence d'une lignée hors du commun, qu'une trajectoire sans faille a menée des montagnes de Haute-Ariège au trône de France. Depuis Bernard, au début du XIe siècle, les comtes de Foix - qui ont été, à trois reprises, des comtesses - ont toujours occupé une place de premier plan dans l'histoire du midi de la France, des Pyrénées et même de la Catalogne, avant de devenir des acteurs majeurs de l'histoire de France, jusqu'à Henri III, roi de Navarre et comte de Foix en 1572, futur roi Henri IV. Au cours de ces six siècles de continuité dynastique, chaque représentant de la lignée a prolongé l'oeuvre de son prédécesseur, dans une montée en puissance de leur maison et une expansion territoriale permanente qui les amena à la tête du plus grand domaine seigneurial de France puis à la Couronne de Navarre. Toujours au coeur des grands évènements de leur temps, ils y mêlèrent les provocations téméraires, les risques calculés et le génie diplomatique, condition de la survie. Quelques figures exceptionnelles jalonnent leur histoire. Raimond Roger, violent guerrier, pilleur de la cathédrale d'Urgell, mais familier du monde courtois des troubadours, tolérant envers l'hérésie cathare, meneur des troupes du comte de Toulouse contre les croisés de Montfort, mais aussi acteur de débats théologiques et flamboyant défenseur de la cause languedocienne devant le Pape lui-même. Roger Bernard III, qui mena une vie de défis permanents mais en sortit plus puissant que jamais. Gaston Fébus, bien sûr, le prince le plus brillant d'Occident selon Jean Froissart, administrateur et diplomate exceptionnel, mécène fastueux, écrivain lui-même, mais entouré de drame et de mystère. Gaston IV, le prince munificent qui obtint la Couronne de Navarre. Henri de Navarre enfin, qui devint le mieux connu et le plus aimé des rois de France. Même au plus haut de leur ascension, ces comtes, ces princes n'oublièrent jamais le pays de Foix ; au contraire, c'est là qu'ils puisèrent jusqu'au dernier, le roi Henri, la part de sacré et de mythe qui grandissait leur dynastie.
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Nombre de pages
877
Date de parution
24/02/2022
Poids
912g
Largeur
140mm
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EAN
9782862667621
Titre
Les comtes de Foix. Des Pyrénées au trône de France XIe-XVIe siècle
Auteur
Pailhès Claudine
Editeur
LOUBATIERES
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140
Poids
912
Date de parution
20220224
Nombre de pages
877,00 €
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Le comté de Foix possède une histoire hors du commun et, pour bien des raisons, il fait partie intégrante de l'Histoire de France. Ainsi, ce petit "pays" pyrénéen a constitué à lui seul, par sa forte identité, une province de la France d'Ancien Régime. Son histoire médiévale, très connue dans ses aspects religieux et hérétiques, l'est nettement moins, en revanche, dans ses aspects institutionnels, sociaux et humains : ce sont donc ces derniers que l'on évoquera dans ce livre. Coutumes, bastides, châteaux, luttes de pouvoir, existence à la terre et à la ville, la vie des hommes, nobles et humbles, est étudiée en ses détails les plus inattendus, les plus riches d'enseignements. En outre, le comté de Foix a bénéficié du rayonnement d'une dynastie comtale exceptionnelle : à sa tête se succédèrent des hommes à la personnalité puissante qui surent tenir tête aux rois de France, d'Aragon, d'Angleterre, au point que cette lignée prestigieuse en arriva, avec un certain Henri de Navarre, surtout connu sous le nom d'Henri IV jusqu'à monter sur le trône de France. Ce livre ne raconte donc pas seulement l'histoire d'une province il raconte aussi une histoire de France dans laquelle les humbles ne sont pas oubliés.
Le département de l'Ariège a été formé à la Révolution par le regroupement du Comté de Foix, fondé au Xe siècle et rattaché au royaume de France en 1607, et du Couserans, dont la capitale, Saint-Lizier, a été le siège d'un important évêché jusqu'en 1801. Son histoire plonge ainsi ses racines dans l'histoire politique et religieuse de la France. Département pyrénéen, frontalier avec l'Andorre et l'Espagne, l'Ariège est également riche d'une culture et d'une économie fondées sur l'exploitation minière, le pastoralisme et le thermalisme. Ce livre rassemble un choix des plus remarquables archives conservées aux Archives départementales de l'Ariège. Claudine Pailhès, directrice des Archives départementales a effectué le choix des documents et rédigé les articles qui les accompagnent.
Jamais, si l'on en croit le chroniqueur Jean Froissart, on n'avait vu dans aucune cour d'Europe un homme aussi beau et aussi noble. Gaston Fébus (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn, fascinait ses contemporains. Fébus éblouissait! Son nom marqua son époque, puis il traversa les siècles.Administrant son pays comme un prince, Fébus avait le goût du pouvoir. Extrêmement habile, il mena entre le roi de France et le roi d'Angleterre un jeu diplomatique qui lui permit, chose exceptionnelle, de tenir ses Etats hors des ravages de la guerre de Cent Ans. Grand lettré et amateur de sciences, de musique, mécène généreux, Fébus aimait écrire et composer des poésies. Le Livre de chasse et Le Livre des oraisons, écrits en français afin d'être lus dans toute l'Europe, révèlent autant sa passion de chasseur que les angoisses d'une âme tourmentée par le péché.Car ce personnage brillant à qui tout semblait réussir avait une face noire: après avoir chassé brutalement sa femme, proche parente du roi de France, il tua son propre fils. Entre l'homme public, le prince éclairé et l'intraitable père et mari hanté par ses démons, l'historienne Claudine Pailhès nous invite à comprendre une personnalité complexe, contradictoire, en suivant la destinée hors du commun de ce souverain régional.
Dans ce treizième tome de L'Europe et la Profondeur, à partir d'analyses, tant picturales (Cézanne, Van Gogh, Lascaux, Vermeer, Picasso) que poétiques (Rimbaud, Hôlderlin, Rilke), Pierre Le Coz ne tente rien de moins que de raconter l'histoire des rapports que, depuis son origine, l'espèce humaine entretient avec l'image. Et cela comme si la capacité de cette espèce à "fabriquer des images" constituait, avant même peut-être le langage, sa véritable essence : de signature donc, non tant d'abord "poétique" que picturale. L'homme, avant que d'être l'homo sapiens de notre moderne anthropologie, serait-il cet homopictor : la créature qui, pour avoir loisir de configurer le chaos phénoménal d'un "univers sans images" (Rimbaud) en un monde de/du sens, doit faire passer cet univers au filtre de l'élaboration - par traitement préalable de celui-ci en "motifs" - de telles images ? Il faut donc lire ce Paradis des orages comme une sorte de plongée généalogico-pensive dans l'abîme du temps en direction de l'origine de notre propre espèce : comment l'homme est devenu "humain" par cette faculté qu'il a développée de tirer-"figure"-de/isoler-en-"motifs" les choses qui l'environnent. Faculté toutefois, qui, tout en ayant fait de lui ce "configurateur-de-monde" (Heidegger), trouve aujourd'hui sa sanction comme "hubristique" - en le mouvement de l'oubli de cette même essence picturale - dans cette inflation du procédé de l'image qui semble être comme la signature de notre époque. Ce pour quoi ce Paradis - de tonalité le plus souvent, dans le cours de sa rédaction, analytico-picturale - s'achève par un long examen du concept debordien de "Spectacle", avatar moderne- marchand de l'ancienne idolâtrie. Par quoi l'ouvrage, après cette exploration de l'origine ontologico-iconique de l'humanité, revient à des questions, elles, très actuelles et, pour cette humanité-là : la nôtre, tout ce qu'il y a de plus crucial : celles qu'avaient déjà abordées - quoique par des biais, selon, plus "philosophiques" ou plus "théologiques", voire très "politiques" - les tomes précédents du "grand récit" de Pierre Le Coz.
L'exposition qui se tient du 28 septembre 2019 au 23 février 2020 au Musée de Lodève et le catalogue qui l'accompagne invitent à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art belge à travers une sélection de quatre-vingt-dix chefs-d'oeuvre des collections du Musée d'Ixelles-Bruxelles. Ce panorama offre un éclairage sur les principaux courants développés en Belgique de la fin du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et illustre la densité, la richesse et la singularité de cette épopée artistique. Oscillant entre des influences internationales et des caractéristiques spécifiquement locales, entre un profond attachement à l'égard du réel et une propension féconde à l'imaginaire, l'art belge se révèle telle une ode à la modernité, à la liberté et au non-conformisme.
Du funiculaire de Valparaiso à l'île de Chiloé, du phare des Evangélistes aux rues de Santiago, sur les traces d'un écrivain disparu ou d'un ancien passage à travers les glaces, ces onze nouvelles de Mireille Picaudou-Arpaillange nous plongent dans un monde où les lieux isolent autant qu'ils protègent, dans lequel le passé se vit au présent, les rêves sont réels et le fantastique vrai. Les personnages, absorbés dans leur histoire, se croisent et se frôlent, à la fois étrangers aux autres et reliés par une mémoire et une terre communes.
Y-aura-t-il assez de pluie pour faire pousser les semences ? Les vents gonfleront-ils les voiles jusqu'aux Indes ? Fera-t-il beau pour les vacances ? Depuis toujours, le temps qu'il fait, le temps qu'il fera, est une des préoccupations majeures de l'homme. Tellement qu'aujourd'hui la science et le phénomène se confondent en un seul mot : la Météo. Observer et prévoir, derrière ces fondements de la météorologie, il y a une histoire, des métiers, des siècles d'observation, des milliards de données comparées en permanence. Et il y a les interprètes, les prévisionnistes, nos pythies modernes, qui gardent à tout instant, toujours émerveillés, un ?il sur les cartes et les chiffres, et l'autre sur le ciel. C'est l'histoire de cette grande aventure quotidienne que raconte ce livre.