Cet ouvrage pense concrètement l'action publique ultramoderne. A l'intention de tout un chacun. Les Arts Pratiques introduisent au design, radicalement concret, d'une action collective publique émergente et entrepreneuriale rendue impérative par les sociétés post-modernes complexes. Politiques des risques, Sécurité Civile, Réforme de l'Etat... Les Arts Pratiques rompent avec les lieux communs du managérialisme public, de la gouvernance, de la prospective hexagonale ou de l'évaluation. Les Arts Pratiques bousculent les routines des fonctions publiques d'en haut ou d'en bas et ils corrigent les dérapages de l'orthodoxie des études politiques publiques. La précellence du politique dans l'action publique s'affirme. Les Arts Pratiques offrent de nouvelles manières de voir, de penser et d'agir aux gouvernants, élus, fonctionnaires, étudiants, consultants et citoyens. Une intelligence collective pragmatique. " Quand on a de l'imagination, ce n'est pas l'impossible qui semble difficile à imaginer dans la vie de tous les jours, mais plus platement le possible ". (Jacques Sternberg)
Nombre de pages
196
Date de parution
01/02/2004
Poids
280g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747558693
Titre
Arts Pratiques de l'action publique ultra-moderne
ISBN
274755869X
Auteur
Padioleau Jean-G
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
280
Date de parution
20040201
Nombre de pages
196,00 €
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Cette enquête, conduite pendant six années, est un précis de décomposition, au vu de tous, d'un service collectif original : celui des Sapeurs-Pompiers. Une dissolution étrange, qui émerge, entre autres, des réformes de " modernisation " des Services d'incendie et de secours votées à la quasi-unanimité par le Parlement en 1996. Ce démon du bien de l'action publique, qui n'est en rien exceptionnel, correspond au phénomène général du réformisme pervers, modélisé par l'étude. Celui-ci subvertit l'institution républicaine des pompiers pour la dissoudre dans une organisation conventionnelle de " service public " fonctionnarisée, corporatiste, " welfairisée ". Il mine l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires et la responsabilité des élus, il assigne les citoyens à des rôles passifs d'usagers-consommateurs. Au final, le réformisme pervers corrupteur de solidarités et du civisme républicain installe, aujourd'hui, un " service public " techno-bureaucratisé et monopoliste, soumis à des intérêts particuliers. Ce cas exemplaire offre l'occasion d'explorer des voies de l'analyse de l'action collective à contre-vent des problématiques officielles d'études des politiques publiques et des organisations. L'un des enjeux est de se défaire des visions excessivement utilitaristes de l'action, dominantes dans les sciences sociales (économie, sociologie, science politique) ou dans les arts pratiques du management. L'étude regarde de près le réformisme public à la française qui, loin d'explorer ou d'innover, reproduit et développe des schèmes de pensée et des pratiques rétro d'un " service public " kitsch... La perfusion du réformisme pervers hexagonal, et consensuel de droite à gauche, promeut une société bureaucratisée de corporatismes et d'opportunismes individualistes ruinant le libéralisme républicain. Un exercice d'une science sociale post-moderne de l'action collective et, à bien y voir, radicalement traditionnelle.
La Société du Radar commence par les mésaventures d'un chercheur traqué par l'Etat qui lui interdit de conduire une recherche sur les radars et le contrôle des excès de vitesse. L'analyse suit, pas à pas et documents à l'appui, l'installation arbitraire des radars puis les dérapages du gouvernement français. Le présent ouvrage propose, simplement, de rendre à César ce qui est à César et les radars aux citoyens. Passé au Kärcher, l'Etat sarkozyste se révèle être le pouvoir de la peur, de la manipulation, de la mainmise d'intérêts marchands et de petits mondes d'"élites" oligarchistes sur la France.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...