Un zoo. Deux frères éthologues. Un accident provoqué par un cygne. Deux morts et un parcours insolite pour traiter de cette perte. Et bien plus encore : des taxinomies, les huit étapes de la sélection naturelle de Darwin, la Genèse, le Panthéon grec, les tableaux de Vermeer, l'alphabet (le fini), l'étude des phénomènes naturels (l'infini). Hasard et Nécessité, Ordre et Chaos. Zoo est un film qui mélange des matrices visuelles et conceptuelles différentes qui fusionnent dans une vue d'ensemble portée sur le traumatisme du deuil et sur la fascination exercée par la décomposition des corps. Fatras de théories scientifiques de jeux figuratifs et de sous-textes philosophiques, ce film reste insaisissable, aussi controversé qu'ironique, il s'articule autour d'innombrables références culturelles, sans tenir compte de la vraisemblance ou de la morale. Le second long-métrage commercial de Peter Greenaway est aussi un puzzle complexe d'histoires en construction qui nous poussent à nous poser des questions et qui alimentent nos doutes, dont la logique semble insaisissable mais qui renvoient en réalité à un plus grand dessein d'ensemble. Témoignage d'une idée du cinéma déjà pleinement mûrie, ce film introduit l'ensemble des préoccupations - passées, présentes et futures - présentes dans l'oeuvre de son auteur, encline, comme peu d'autres le sont, à accueillir des supports et des langages différents.
Nombre de pages
142
Date de parution
02/05/2019
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782366771817
Titre
Zoo de Peter Greenaway
Auteur
Pacilio Luca ; Morello Ada
Editeur
GREMESE
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20190502
Nombre de pages
142,00 €
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Rares sont les ouvrages de poésie qui ces derniers temps ont su me toucher autant que ce recueil de Rita Pacilio. Un journal douloureux et fulgurant, très personnel, où la force des vers glisse, tisse et déchire le murmure, où ils restent cependant ramassés, prononcés par une voix provenant du lieu inexpugnable qu'est l'espace propre à la condition de soeur.Cet oiuvrage est visionnaire et intime, mais par le biais d'une qualité de composition particulière et d'une grande concentration, il esquive tous les risques rarement inévitables dans un tel corps à corps avec l'abîme.
Dans le recueil Les nervures de la violette, l'auteur manie le mot poétique afin d'emprunter le chemin le meilleur, le meilleur pour qui ne baisse pas les bras face à la négligence, à l'abandon, à l'absence, à la misère humaine. Afin de résister et de m'opposer aux laideurs de la vie, elle cherche la réponse dans la simplicité et dans la douceur d'une petite fleur. Elle jette son dévolu sur la violette, que tous avons cueillie et conservée entre les pages de notre livre préféré ou dans celles de notre journal intime, comme l'on cache un billet d'amour, ou même pour marquer un souvenir.
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Considéré comme un "rebelle" et un outsider, ce n'est pas sans mal que Johnny Depp a réussi à se libérer du cliché du "beau et damné" pour s'imposer sur la scène internationale comme un acteur de talent. En dépit de la réputation de sex-symbol que les médias lui ont taillée, il a préféré se mesurer à des personnages complexes et tourmentés et travailler avec des réalisateurs sachant exprimer la souffrance, la solitude et la diversité. Loin d'être, comme beaucoup d'artistes, obsédé par son image, il n'hésite pas à se transformer physiquement. Le visage balafré du protagoniste d'Edward aux mains d'argent, la calvitie de Raoul Duke dans Las Vegas Parano, le Wonka plastifié de Charlie et la chocolaterie et le ricanement effrayant de Sweeney Todd sont un exemple des rôles "extrêmes" pour lesquels l'acteur a modifié sa physionomie afin de coller au rôle. Sous la direction de grands réalisateurs, de Jim Jarmusch à Terry Gilliam, en passant par Emir Kusturica, Michael Mann et, naturellement, Tim Burton (sept films tournés ensemble), Johnny Depp n'a jamais cessé, comme il l'a déclaré lui-même, de "se mettre à l'épreuve". Après une longue série de films dictés par des "coups de coeur", Depp a atteint le succès planétaire à 40 ans avec la saga milliardaire des Pirates des Caraïbes - amplement étudiée ici -, plaçant sous les feux des projecteurs un genre qui, après l'ère de Douglas Fairbanks, semblait destiné à l'oubli et à un flop certain au box-office. Son Jack Sparrow est en revanche entré dans le mythe, avec son air de flibustier chancelant, funambule sur le fil de l'aventure et du comique, incarnation parfaite du corsaire postmoderne. A cet artiste original, qui reste, malgré tout, un outsider, Eleonora Saracino consacre un approfondissement critique, richement illustré, retraçant l'une des carrières les plus éclectiques d'Hollywood.
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