Colonie ou mandat international ?. La politique française au Cameroun de 1919 à 1946
Oyono Dieudonné
L'HARMATTAN
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EAN :9782738411808
Au lendemain de la défaite de l'Allemagne de 1918, les Alliés placèrent son ex-colonie, le Kamerun, sous mandat international de la Société des Nations. De là on pouvait imaginer qu'elle accéderait assez vite à l'indépendance nationale. Le cheminement fut inverse. Partagé entre les vainqueurs, le Territoire devint Cameroons (G-B) et Cameroun (F). Progressivement, la tutelle française se fit plus lourde. En 1919, le Cameroun était inscrit au ministère des Colonies, et en 1946, au lendemain de la Conférence de Brazzaville, le pays était intégré constitutionnellement dans l'Union Française. Après l'indépendance, cette caractéristique historique du Cameroun le fera sans cesse osciller entre l'intégration au sein des grands regroupements francophiles (francophones) régionaux et internationaux et la non-participation voire le retrait des mêmes organismes.
Nombre de pages
221
Date de parution
03/05/2000
Poids
356g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738411808
Titre
Colonie ou mandat international ?. La politique française au Cameroun de 1919 à 1946
ISBN
2738411800
Auteur
Oyono Dieudonné
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
356
Date de parution
20000503
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
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Paul Biya a accédé au pouvoir le 6 novembre 1982. Dès ses premières interventions publiques, il a placé la " modernité " au centre de son projet politique. Ce thème, depuis plus d'un quart de siècle, est en quelque sorte la poutre maîtresse de tous ses discours. Il constitue la " lettre de mission " des membres du gouvernement à chaque remaniement ministériel. Ses " messages à la Nation ", le 31 décembre de chaque année, en portent l'empreinte, tout comme ses adresses aux jeunes, la veille de la fête de la Jeunesse du 11 février. Ce thème est également le fil conducteur de ses discours de politique générale, lors des congrès du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), dont il est le président. Cet ouvrage revisite en détail les différentes déclinaisons et la mise en oeuvre de ce projet de " modernité politique ". Cependant, comme on le sait, les procédures n'engagent pas les choix. La modernité ne devient une réalité que si les acteurs politiques s'en approprient les règles et les mettent en oeuvre. Il n'est pas étonnant que ce projet ait rencontré des conduites de résistance. L'auteur analyse donc également les crises de participation qui, par moments et de diverses manières, ont entravé la mise en oeuvre de ce projet de société.
L'une des questions les plus prégnantes concernant la prolifération du terrorisme en Afrique est celle des causes, ou mieux des facteurs à la base de cette dynamique. L'origine structurelle des conflits et crises qui surviennent sur le continent est à rechercher dans cet Etat africain postcolonial, porteur de déficits et générateur de dysfonctionnements. Les vulnérabilités structurelles de l'Etat africain, relatives à la gouvernance, aux capacités et à l'intelligence des situations, sont à la base d'une inflation terroriste de facture transnationale. L'étatisation intelligente est comme une option stratégique et géopolitique de viabilisation des structures et dispositifs étatiques face à cette menace.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...