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Les Ch'tis, c'était les clichés
Ovart-Baratte Elise ; Rigaud J-P
CALMANN-LEVY
15,70 €
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EAN :9782702139387
Masochistes, les habitants du Nord et du Pas-de-Calais? On le croirait bien. Ils aiment passionnément leur région, "braient" quand il s'agit de la quitter, et pourtant, ils sont les premiers à diffuser des clichés catastrophiques. Dernier avatar en date, le film de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch'tis. Une comédie avec un c?ur gros comme ça, gentille et humaniste... et qui, pourtant, enfonce le clou d'un Nord ouvert sur les autres mais replié sur lui-même, bourré de complexes... pour ne pas dire bourré tout court. Non, le Nord-Pas-de-Calais, ce n'est pas cela, proteste Elise Ovart-Baratte, jeune chercheur du Nord, qui, pour s'être étonnée que le Conseil régional ait accordé une subvention de 600 000 euros au film de Dany Boon, s'est fait sévèrement réprimander par son entourage. Aujourd'hui, elle persiste et signe en posant des questions qui fâchent: pourquoi cette région sait-elle si peu mettre en valeur ses innombrables atouts? Pourquoi ses habitants se complaisent-ils dans une vision passéiste de leur région? Dans un pamphlet salutaire et revigorant, Elise Ovart-Baratte fait valser les idées reçues en interrogeant l'identité d'une région longtemps méconnue et souvent méprisée.
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.