Avec soixante ans d'âge, la pratique cinématographique en Afrique - même si elle se renouvelle à l'ère du numérique - a maintenant sa tradition. Restent cependant les houleux débats sur la production, la diffusion, la visibilité, l'orientation, et la survie (sur le continent et au-delà) des images africaines. Porteurs d'histoires, les cinémas africains deviennent ainsi constructeurs et gardiens d'une mémoire multiforme. Les textes rassemblés dans ce volume traversent images et imaginaires, et les narrations qui les portent. Les oeuvres étudiées renvoient au besoin existentiel de se dire, de s'inscrire dans les débats identitaires de l'heure, de dédire les accusations de sclérose des cinémas africains, et surtout de " séduire " par de nouveaux imaginaires. Remparts contre l'anamnèse et la marginalisation, les productions et les réflexions critiques qu'elles engendrent s'imposent comme des vecteurs de mémoire intrinsèque et extrinsèque.
Nombre de pages
258
Date de parution
30/12/2010
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296103535
Titre
Figuration et mémoire dans les cinémas africains
Auteur
Ouédraogo Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20101230
Nombre de pages
258,00 €
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Ahmadou Kourouma (1927-2003) est une figure de proue de la littérature africaine du xxe siècle. Issu d'une société malinké où la parole a valeur de monnaie aussi bien que de fétiche, il est devenu par la force des choses et à sa manière propre, maître de l'écriture. Il lui a fallu plus de trente ans, mais seulement quatre romans, pour se hisser à l'une des plus prestigieuses marches de la consécration littéraire institutionnelle en France - le Prix Renaudot. L'exploit en lui-même est assez significatif pour susciter admiration et respect, tant la chronique ne cesse de rappeler les difficiles débuts de l'auteur dont l'oeuvre fondatrice Les Soleils des Indépendances (1968) n'avait échappé que de justesse et après un détour par le Québec, au refus opposé par les maisons d'édition parisiennes. L'oeuvre d'A. Kourouma attire l'attention par ses qualités esthétiques avant-gardistes et révolutionnaires. Cependant, cet aspect ne doit pas dissimuler la forte charge politique de ses textes, toujours d'actualité, où l'on trouve décrits et tournés en dérision les errements d'un certain type de pouvoir. Les études rassemblées dans ce volume constituent une réflexion sur l'itinéraire littéraire et personnel de Kourouma. Elles abordent les enjeux littéraires, esthétiques et politiques de son écriture, en une synthèse à plusieurs voix.
Très peu d'études ont été consacrées au travail en Afrique, bien qu'il constitue une dimension essentielle des rapports sociaux. On peut s'étonner que l'étude de l'univers du travail, qui a accompagné le progrès de l'industrialisation en Occident, n'ait guère suscité l'engouement des spécialistes du développement, normalement préoccupés par l'évolution de populations brutalement plongées dans l'univers inédit de la production mécanique et marchande. Les chercheurs ont été plus enclins à découvrir dans les modes de vie africains l'expression originelle d'un rapport séculaire au monde sensible, que traduiraient les mythes et les rites marqués d'un symbolisme naïf et irréductible. Or l'analyse des situations de travail est une occasion précieuse pour saisir le sens social local, et la façon dont s'invente un ordre social nouveau, tenu de composer constamment avec des cadres de référence hétérogènes. Pour comprendre les engagements productifs, il faut alors étudier le procès immédiat de travail, l'usage des dispositifs techniques et les formes d'action collective.
Kalidou Kassé, le pinceau du sahel, est l'artiste peintre qui a subtilement su marier l'art pictural occidental avec l'esthétique africaine. Ce livre examine les origines de son esthétique, l'auteur retrace avec finesse le parcours individuel de l'artiste au sein du vaste mouvement artistique en Afrique et au delà.
Une actualité tragique a soudainement transformé les mots Rwanda, Ethiopie, Soudan, Niger et Mali en des termes génériques des conflits dits ethniques et des ""haines ancestrales"" dites tribales. L'ouvrage expose, avec rigueur, une analyse ""désenchantée"" de la violence basée sur une observation, sur le terrain, des conditions materielles et symboliques des conflits ""communautaires"" pour mettre en examen les explications ethniques ou tribales si hâtivement convoquées mais qui masquent d'autant plus qu'on les croit évidentes.