Sociologie des violences contre l'Etat au Burkina Faso. Question nationale et identités
Ouédraogo Boureïma Nikiema ; Blanc Maurice
L'HARMATTAN
27,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343193090
Au Burkina Faso, l'État fait face à des violences très diversifiées, des violences qui mettent à mal une certaine idée de la nation : incivisme, extrémisme violent, terrorisme, conflits « communautaires », criminalité organisée transfrontalière ou transnationale, montée des revendications syndicales et des luttes corporatistes. Fruit de l'observation de terrain, de l'étude de documents et d'une analyse historique comparée des modèles d'État, de nation et de citoyenneté, cet ouvrage identifie les obstacles à l'élaboration d'une véritable politique de citoyenneté, garante de la sécurité humaine et basée sur les principes de la transaction sociale et du débat public.
Nombre de pages
250
Date de parution
29/01/2020
Poids
308g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343193090
Titre
Sociologie des violences contre l'Etat au Burkina Faso. Question nationale et identités
Auteur
Ouédraogo Boureïma Nikiema ; Blanc Maurice
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
308
Date de parution
20200129
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre propose une interprétation réaliste de la crise africaine, avec principalement les outils de la sociologie et de la socio-économie, en mettant au centre de l'analyse la question fondamentale de la légitimité de l'Etat africain. L'épineuse question de la transition démocratique qui a secoué l'Afrique du Nord au début de l'année 2011 sous le nom de révolution de jasmin n'a pas été sans effet sur les mouvements de contestation des régimes autocratiques, dictatoriaux et vieillissants situés de l'autre côté du Sahara.
Depuis ces dernières décennies les processus de la décentralisation ont eu beaucoup d'influence sur les nouvelles visions des politiques de développe ment de nombreux pays africains. Cette influence s'est traduite par des processus de communalisation intégrale des territoires avec des possibilités. pour les populations rurales de prendre une part active dans la gestion des, affaires locales. Cependant, ces processus interviennent dans des contextes socio-économiques difficiles marqués par la rareté des ressources humaines et financières dans la majorité des pays. De nombreuses questions sont donc soulevées sur la capacité des élus locaux à surmonter les multiples difficultés et à répondre aux attentes des populations. Pour certains observateurs de la vie politique et économique de ces différents pays, outre le niveau de pauvreté souvent élevé pour les populations des campagnes, les risques de politisation excessive l'emporteront sur les préoccupations de développement. De ce fait, affirment-ils, les risques d'échecs sont globalement certains et les succès aléatoires. A partir de l'analyse de l'expérience récente du Burkina Faso en matière de communalisation en milieu rural, cet ouvrage essaie une analyse des enjeux, des espoirs et des défis. Il relate un bref historique de la décentralisation dans le pays ; les grands axes de la dynamique rurale de la décentralisation ; les défis à relever pour réussir la communalisation rurale et enfin, dresse le profil des élus locaux et leurs aptitudes à promouvoir le développement local. Au total, les thèmes abordés montrent qu'au-delà de la création juridique et administrative des communes rurales, leur légitimité et leur crédibilité dépendent de la capacité des femmes et des hommes élus à répondre aux attentes et aux besoins des populations en exerçant efficacement leurs fonctions.
Avec soixante ans d'âge, la pratique cinématographique en Afrique - même si elle se renouvelle à l'ère du numérique - a maintenant sa tradition. Restent cependant les houleux débats sur la production, la diffusion, la visibilité, l'orientation, et la survie (sur le continent et au-delà) des images africaines. Porteurs d'histoires, les cinémas africains deviennent ainsi constructeurs et gardiens d'une mémoire multiforme. Les textes rassemblés dans ce volume traversent images et imaginaires, et les narrations qui les portent. Les oeuvres étudiées renvoient au besoin existentiel de se dire, de s'inscrire dans les débats identitaires de l'heure, de dédire les accusations de sclérose des cinémas africains, et surtout de " séduire " par de nouveaux imaginaires. Remparts contre l'anamnèse et la marginalisation, les productions et les réflexions critiques qu'elles engendrent s'imposent comme des vecteurs de mémoire intrinsèque et extrinsèque.
L'atmosphère était très triste dans la salle du conseil des ministres du nayiri. Tout le monde était là sauf le naba Sonré, chef de l'Etat, chef du gouvernement, chef du conseil des ministres, chef suprême des forces armées. Ce n'était donc pas un conseil de ministres ordinaire mais extraordinaire, réuni et dirigé par le premier ministre Rébré, obligé par la situation : si le porc-épic n'est pas à la maison, c'est le herisson qui fait les libations aux ancêtres. En effet, l'heure était grave... depuis plusieurs jours, le naba Sonré luttait contre la Parque fatale qui avait fini par l'emporter".