L'envie c'est de jouer n'importe où et que cette contrainte devienne une force. Une heure avant on ne sait pas où on va jouer, on découvre un lieu et on se l'approprie. Jouer n'importe où (une classe, un hall, une cour extérieure, un couloir...) c'est dire que tout est théâtre, c'est juste une question de point de vue, c'est faire le pari de ré-enchanter des lieux en les transformant en espace de fictions. Pour le public, c'est aussi une manière d'aller à sa rencontre, d'aller à lui, pour des gens qui ont du mal à rentrer dans un théâtre, parce que, pour eux, c'est un lieu sacré ou bourgeois, c'est une force. C'est leur dire que le théâtre est partout, avec l'espoir que cette expérience les convaincra de franchir bientôt l'espace du théâtre, que ce lieu leur appartient. La direction de jeu ira dans le même sens, dans un contact direct avec le public, dans l'objectif d'abolir le " quatrième mur ", pouvant même parfois faire croire à de l'improvisation. En contraste, le texte est entrecoupé de chansons populaires qui donneront lieu à des chorégraphies réglées par Sylvain Riéjou. Ces chorégraphies (s'inspirant des " danses de gestes ") en contraste avec le reste, seront hyper réglés, sans l'ombre d'une improvisation, comme de mini-numéros de cabaret. Le soir, ma fille réclamait des histoires, j'ai longtemps brodé au hasard. Un soir je me suis vraiment posé cette question : qu'est-ce que je voulais lui dire ? J'ai très vite eu envie de lui parler d'échanges, qu'elle sache que chaque relation (et celle-ci comme les autres : un père et sa fille) se joue dans les deux sens, je lui donne quelque chose mais elle aussi me donne quelque chose en retour. Parce que je pensais à elle, le jeune public m'est apparu évident, avec ce besoin de rendre concret ce que j'avais à lui dire, inventer une fable, une fiction qui traduise concrètement cet échange entre générations. L'autre envie qui m'est apparue c'est de raconter comment la grande histoire nous change, comment des blessures traversent le temps, de drôle de manières. C'est souvent les petits enfants, non englués par l'affectif, qui vont libérer la parole. J'ai vite eu envie de parler de la guerre d'Algérie (cette guerre cachée) à ces potentiels petits enfants de harkis, de troufions engagés malgré eux... . Gilles Ostrowsky
Nombre de pages
48
Date de parution
03/11/2022
Poids
68g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791094086483
Titre
Djamila
Auteur
Ostrowsky Gilles
Editeur
ESSE QUE
Largeur
140
Poids
68
Date de parution
20221103
Nombre de pages
48,00 €
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En 2017, Gilles Ostrowsky perd l'équilibre en sortant du lit. Il se dit qu'il faudra consulter. Le spécialiste de l'équilibre pense à un problème d'oreille interne et lui prescrit six mois de kinésithérapie. Au terme des six mois, son équilibre est encore plus précaire. Gilles constate qu'il a de plus en plus de mal à courir et qu'il s'interdit certains mouvements. Lors des répétitions d'un prochain spectacle, voyant ses difficultés, la femme du metteur en scène, chef de service à l'hôpital de Poissy, lui conseille de voir un neurologue. Le verdict est sans appel : la source du trouble est neurologique. Commence alors un long voyage à travers la maladie... Et s'écrit un spectacle bouleversant où s'interpellent réel et fiction, où s'interposent humour et gravité. L'immense clown qu'est Gilles Ostrowsky nous cueille parce que cette histoire est la sienne, et cependant qu'il nous la raconte, par ailleurs il la vit.
Qu'est-ce qui brûle dans une bougie ? Peux-tu fabriquer un objet impossible ? Comment es-tu localisé par ton GPS ? Avance-t-on quand on marche au hasard ? Près de 300 activités, faciles à réaliser, seul(e), en famille ou entre amis. Pour découvrir que la Science fait partie de notre quotidien, qu'elle peut-être simple, parfois étonnante et drôle, mais toujours à la portée des apprentis scientifiques de 7 à 107 ans, curieux du monde qui les entoure.
L'ABC du Web est une première introduction au langage du Web. On retrouve dans cet imagier les bases de l'abécédaire : des illustrations simples, attachantes et contrastées accompagnant des mots choisis avec un soin particulier pour la compréhension.Élaboré par deux experts, un concepteur de sites Web et un pédiatre, ce livre tout carton aux coins arrondis présente aux enfants de moins de cinq ans de manière ludique, le vocabulaire de la programmation, du codage et de l'Internet.Il n'est jamais trop tôt pour apprendre !
La sensibilité mesure la durée de vie moyenne d'une obligation. Un homme à la sortie de son bureau s'arrête et ne repart pas. A la manière d'un moteur qui même immobile reste parcouru d'infimes mouvements, commence un soliloque où l'homme décrit ce qu'il voit, ce qu'il est, ce qu'il devient. A côté, des formules de finances quantitatives, des déclarations du P. D. G d'une entreprise mondialement connue, des inserts plus fictionnels, égrènent une autre musique... L'Immobile a reçu l'aide à la création de textes dramatiques du Centre National du Théâtre en mai 2014. Des extraits du texte ont été présentés le samedi 4 octobre 2014 à la friche la Belle de Mai dans le cadre du Festival Actoral de Marseille. La fiction radiophonique de l'Immobile a été enregistrée en public par France Culture dans le cadre de la semaine "la radio sur un plateau" en partenariat avec Théâtre Ouvert le 11 décembre 2014 à 20h à Théâtre Ouvert et diffusée sur France culture.
Rouge Brut "? Homme de moi, je veux en avoir le coeur. Jusqu'où croire les mots écrits, marqués, répétés sur le front de sa boite, qui me prouve que il n'y a pas autre chose dans le fond de sa boite, Homme de moi livre le vrai, voilà? " Os "Je ne supporte pas le bruit de mastication de la Bouche Enorme derrière sa forêt de micros, trou béant qui, de mots frais, se nourrit. Elle harponne le mot, l'engouffre, puis crache le noyau : un os. De mot". Rouge Brut, Os, deux textes joués, plutôt performés, à deux époques différentes. Deux textes de Stéphane Bonnard qui se répondent sur son obsession de la langue comme lieu du monde.
L'histoire de ce projet revient à ceci que ce que je devais faire n'a pas été fait... c'est pourquoi, je suis là à me demander si j'ai tiré de cette incapacité à m'en tenir et à répondre au dispositif proposé - donné au départ, une espèce de technique ? Ce n'est que plus tard en fait, dans l'exercice que je prends conscience que cette incapacité m'apporte une expression potentielle-nouvelle - quelque chose qui apparaît en se dissimulant (l'expression est belle), la sensation d'une mutation ? Mutation oui peut-être mais à la condition que je ne parle pas que de moi - c'est la transformation indispensable ! Je fais donc un récit sans histoire - où manquent les péripéties mais qui rend attentif, non aux évènements, plutôt à une sorte de sensibilité, une puissance de source, par exemple un vécu qui même s'il n'apporte pas de résultat ferme ou de compréhension définitive - j'appelle ça "passer du ciel à l'étoile" - peut se mettre devant vous comme un musicien avec sa réponse toute prête à être écoutée, entendu même qu'elle peut s'écouter sans oreilles. Eric Da Silva