Dès sa première publication, cet ouvrage célèbre apparut comme un chef-d'oeuvre de la science politique contemporaine. Moisei Ostrogorski est le premier observateur, et le plus sensible, du rôle des partis politiques dans l'organisation de la démocratie. Il cherche à comprendre comment cet instrument politique nouveau s'est irrésistiblement imposé à mesure que s'élargissait le régime représentatif. Et il offre cette originalité de s'intéresser moins à leurs doctrines qu'à leurs méthodes, moins aux institutions qu'aux acteurs.Il a choisi comme observatoire les partis en Angleterre et aux Etats-Unis, premier berceau de leur histoire. Il en étudie la genèse et l'extension. Il analyse surtout, avec une étonnante pénétration, leur ascendant sur la vie de la cité et les effets pervers liés à leur développement: manipulation de la volonté populaire, recours à la corruption, dépossession des citoyens de leurs responsabilités, appauvrissement du débat public. Il met ainsi en lumière le caractère problématique des partis modernes, organes indispensables et contestés, inséparables de la démocratie et préjudiciables à son épanouissement.Son livre peut en effet se lire comme une méditation inquiète sur le destin de la démocratie, sur le décalage entre ses promesses et ses pratiques, entre les principes qui la fondent et la réalité des organisations qui sont censées la servir. Et si le temps n'a pas confirmé ses vues pessimistes sur l'avenir de la démocratie, les questions qu'il a soulevées n'ont rien perdu de leur acuité. " Le message le plus actuel d'Ostrogorski, écrit Pierre Avril dans sa préface, est peut-être de nous rappeler que la démocratie n'a de sens qu'à travers l'exercice de la citoyenneté. "Moisei Ostrogorski naît en Russie en 1854. Formé à l'Université de Saint-Pétersbourg, il poursuit ses études à l'Ecole libre des sciences politiques de Paris et obtient brillamment son diplôme en 1885. Après une éphémère carrière politique, il reprend la recherche. Il aura consacré un quart de siècle à la préparation de ce livre. Il meut à Pétrograd en 1919.
Nombre de pages
764
Date de parution
24/03/1993
Poids
1 040g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213030784
Titre
La démocratie et les partis politiques
Auteur
Ostrogorski Michel
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
1040
Date de parution
19930324
Nombre de pages
764,00 €
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Structure romaine de l'Etat, culture grecque et foi chrétienne: telles sont les grandes sources d'où Byzance est sortie. Supprimez l'un de ces trois éléments, et le fait byzantin devient inconcevable. Seule la synthèse de la culture hellénistique et de la religion chrétienne avec la forme romaine de l'Etat a rendu possible la constitution de ce phénomène historique que nous appelons l'Empire byzantin.Byzance a sauvegardé l'héritage antique et elle a rempli ainsi une mission historique. Elle a sauvé de la disparition le droit romain, la poésie, la philosophie et la science grecques, pour transmettre ensuite le grand héritage à l'Europe occidentale." Voici rééditée la monumentale synthèse de Georgije Ostrogorski (1902-1976), qui fut professeur à l'université de Belgrade. L'un des premiers byzantinistes à exploiter aussi bien des sources occidentales que slaves et grecques, il dégage de mille ans d'histoire un brillant exposé des institutions et de leurs rapports avec les événements, les structures sociales et l'évolution des idées.
Structure romaine de l'Etat, culture grecque et foi chrétienne : telles sont les grandes sources d'où Byzance est sortie. Supprimez l'un de ces trois éléments, le fait byzantin devient inconcevable. Seule la synthèse de la culture hellénistique et de la religion chrétienne avec la forme romaine de l'Etat a rendu possible la constitution de ce phénomène historique que nous appelons l'Empire byzantin. " " Ce qui a permis cette synthèse, ce fut le décalage vers l'Orient du centre de gravité de l'Empire romain, conséquence de la crise du IIIe siècle. Ce décalage a trouvé son expression la plus sensible dans la christianisation de l'Imperium Romanum et la fondation d'une nouvelle capitale sur le Bosphore. " " L'épithète de " byzantin " est une expression tardive, inconnue de ceux-là même que nous appelons les Byzantins. Ils s'appelèrent de tout temps Romains. Le nom de Rome garda pour eux son prestige tant que dura leur empire, et les traditions de l'Etat romain commandèrent jusqu'à la fin leur pensée et leur action politiques. " " Byzance a sauvegardé l'héritage antique et elle a rempli ainsi une mission historique. Elle a sauvé de la disparition le droit romain, la poésie, la philosophie et la science grecques, pour transmettre ensuite le grand héritage à l'Europe occidentale. " Voici enfin rééditée la monumentale synthèse de Georges Ostrogorsky, qui fut professeur à l'université de Belgrade. L'un des premiers byzantinistes à exploiter aussi bien des sources occidentales que slaves et grecques, il dégage de mille ans d'histoire un brillant exposé des institutions et de leurs rapports avec les événements, les structures sociales et l'évolution des idées.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).