Quelles sont les vertus « ordinaires » de nos vies, celles qui passent souvent inaperçues à notre manière d?être sensibles surtout à des gestes marquants ? Carlo Ossola nous les rappelle, vertus pour soi et pour les autres, vertus minimes et communes qui fondent et mesurent l'homme et la société.Douze de ces qualités quotidiennes, Les vertus communes, ont paru aux Belles Lettres en 2019. Dans les détresses publiques de ces dernières années, poursuivant sa réflexion, il lui a paru nécessaire de mieux distinguer les exercices qui servent à nous former et les conduites à adopter avec les autres ; entre le corps de la société et notre corps subsistent des lacis qui peuvent nous fortifier ou nous étouffer : la vie simple est la manière directe de dégager le « propre » de notre agir.Notes Biographiques : Carlo Ossola est professeur au Collège de France, chaire de « Littératures modernes de l'Europe néolatine ». Parmi ses livres récents : Fables d'identité, pour retrouver l'Europe (2018) ; L'Automne de la Renaissance (Les Belles Lettres, 2018) et Les Vertus communes (Les Belles Lettres, 2019). Lucien d'Azay est né en 1966. Il est notamment l'auteur, aux Belles Lettres, d'une biographie romanesque de Thomas Chatterton, Le Faussaire et son double (2009), mais aussi de Trois excentriques anglais (2011), Keats, keepsake (2014), Ashley & Gilda (2016), Un sanctuaire à Skyros (2020) et de La Belle Anglaise. Vie de « Perdita » Robinson (2022).
Nombre de pages
140
Date de parution
07/04/2023
Poids
156g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251454269
Titre
La vie simple. Pour soi et pour les autres
Auteur
Ossola Carlo ; Azay Lucien d' ; Chiquet Olivier
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
156
Date de parution
20230407
Nombre de pages
140,00 €
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1821. Baudelaire naît le 9 avril ; Flaubert, le 12 décembre. Trente-six ans plus tard, en 1857, la diffusion des Fleurs du Mal est interdite ; Madame Bovary, acquittée. Victoire du roman sur la poésie ? Poète maudit, Baudelaire le fut par excellence. De lui, on garde l'image du dandy excentrique, amateur de prostituées et de haschich. Un Baudelaire bohème crachant sur la modernité, et pourtant ô combien moderne. Grâce à cent clefs majeures, Carlo Ossola se propose d'aller y voir de plus près. D'"Abîme" à "Voyage" en passant par "Blasphème", "Horreur", "Paradis" et "Volupté", il nous donne à lire un auteur complexe et tourmenté, assoiffé d'éternité. Un Baudelaire hanté par les "Cieux Spirituels ", lecteur de Pascal, De Maistre et Poe. N'était-il pas celui qui, hanté par l'Apocalypse, a cherché à parler du divin sous un ciel vide de Dieu, un "ciel muet et ténébreux" ? Au milieu de visions et de délires, de tout ce qui peut délivrer de la solitude, il a regardé en face la mort et la décomposition non pour s'y complaire, mais en alchimiste : "Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or"...
Notre époque, fascinée par les mythes d'Ulysse, par les emblèmes de la sagesse active, a un peu oublié les vertus « passives »: la patience, le renoncement, le détachement, la pure perte de soi. Non pas la prise, mais la « déprise » de Roland Barthes, la Résistance et soumission de Dietrich Bonhoeffer, l'abandon, le détachement, l'Abgeschiedenheit silencieuse de Maître Eckhart, le fait de « se laisser aller en soi, au repos de soi », de faire le vide et le silence à l'intérieur et à l'entour. Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l'on accède sur la pointe des pieds, l? « existence minimale » accueillie avec une juste « retenue »: « le Neutre serait l'habitation généralisée de l'en deçà, de la réserve, de l'avance de l'esprit sur le corps (R. Barthes, Retenue, in Le Neutre, cours au Collège de France, 1977-1978). La « pure perte » est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.Carlo Ossola est professeur au Collège de France, chaire de « Littératures modernes de l'Europe néolatine ». En pure perte réunit les thèmes essentiels de son cours de 2004-2005.
Résumé : Notre époque, fascinée par les mythes d'Ulysse, par les emblèmes de la sagesse active, a un peu oublié les vertus passives : la patience, le renoncement, le détachement, la pure perte de soi. Non plus la prise, mais la déprise de Roland Barthes, l'abandon, le détachement de Maître Eckhart, le fait de se laisser aller en soi, au repos de soi, de faire le vide et le silence à l'intérieur et à l'entour. Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l'on accède sur la pointe des pieds, l'existence minimale accueillie avec une juste retenue. La pure perte est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.
Résumé : À l'origine fut la poésie des fondateurs: le récit épique; ensuite surgit la poésie de l'homme: la tragédie, la lyrique; puis l'histoire de ses gestes, de ses entreprises; enfin, le sens à donner à toute cette oeuvre issue de ses mains, à cette fabrication d'outils et de monuments: la philosophie de l'histoire. Par ses négations, ses ruptures de civilisation, le XXe siècle a humilié le sens de l'histoire, le livre de la famille humaine. Nous livrant, par ailleurs, à des savoirs analytiques qui creusent et renvoient sans cesse le moment et la possibilité même d'une soudure, d'une synthèse, nous ne pouvons plus "nous représenter" nous-mêmes, notre statut de vivants, communauté d'êtres uniques et solidaires. Ce livre s'est donc formé comme un parcours "étiologique", une recherche des causes, dont la poésie - comme aux origines des écritures et au-delà des apories de l'histoire et des sciences - reste le témoin le plus fidèle. Une poésie néanmoins consciente de son inactualité: car sa parole - comme l'écrit Paul Celan - n'est pas d'ici; elle est le Zeltwort, le " mot-tente " qui nous réunit, " au nord du futur ".
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.