Cet ouvrage propose une approche analytique inédite de la violence faite aux femmes dans l'Iran de la fin du XIXe siècle sous la dynastie Qadjar. À partir d'archives judiciaires, de rapports de police et de témoignages, il examine des cas concretscomme les féminicides conjugaux, les crimes d'honneur ou les suicides liés aux violences domestiques. Les documents révèlent une organisation sociale marquée par la domination masculine, où les femmes apparaissent systématiquement comme des corps assignés à la reproduction, au service et à la disponibilité, à la fois ressources domestiques, force de travail non payée, monnaie d'échange dans les conflits et objets autour desquels les hommes s'arbitrent. Les corps sont décrits, les blessures consignées, les morts évaluées avec une neutralité proche de celle d'un inventaire. À partir de ces photographies et archives, l'auteur cherche à défaire cet effacement, non pour réparer ? ce qui demeure impossible ?, mais pour restituer une présence à celles que l'ordre social a réduites au silence et rendre visible, deux siècles après, la violence banalisée qui les a traversées.
À travers de courts poèmes suivis d'un conte poétique, l'auteur chante l'amour, l'absence, la beauté du monde.Des textes d'une grande douceur, d'une tendresse infinie empreinte de nostalgie, superbement illustrés de dessins oniriques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...