Le premier grand succès public de David Fincher date de 1996: Seven. Trois ans plus tard, Fight Club fait scandale et devient culte. En 2007, les deux heures et demi sans résolution de Zodiac changent la donne: Fincher s'est apaisé, il prend désormais son temps. Suivront L'Étrange Histoire de Benjamin Button (2009), et The Social Network (2010) qui relate les débuts de Facebook et de Mark Zuckerberg. Trois films racontant la même histoire d'un homme seul perdu dans une tempête de signes et se demandant comment interpréter ou maîtriser les signes qui constituent le monde. En quinze ans, le statut du jeune cinéaste américain a donc changé: le faiseur est devenu un maître, le réalisateur de clips et de publicités un cinéaste comptant parmi les plus respectés de l'industrie et les plus admirés des cinéphiles. Son obsession est toutefois restée la même: reformuler pour notre époque les obsessions et les paranoïas propres au Nouvel Hollywood des années 1970; montrer les puissances et les cauchemars d un monde toujours plus livré aux forces du numérique; être à la fois un réformateur et un pionnier. C'est donc la continuité et la nouveauté d une oeuvre que met en valeur cet essai, trois mois avant la sortie de son nouveau film, The Girl With the Dragon Tattoo, d'après la trilogie Millenium.
Nombre de pages
93
Date de parution
01/10/2011
Poids
92g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782918040392
Titre
David Fincher ou l'heure numérique
Auteur
Orignac Guillaume
Editeur
CAPRICCI
Largeur
120
Poids
92
Date de parution
20111001
Nombre de pages
93,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De Seven à House of Cards, le statut de David Fincher a changé mais son obsession est restée la même : montrer les puissances et les cauchemars d'un monde livré aux forces du numérique.
Novembre 2017, Louis C.K., nouveau roi du stand-up américain, voit sa carrière emportée par la vague de révélations suivant le mouvement #MeToo. En quelques jours ses spectacles, films, séries, disparaissent des écrans. La cancel culture émerge alors au grand jour. Mais lui reviendra, sur scène, chamboulant l'ordre des récits de rédemption, au risque de déranger un monde toujours plus sensible à l'offense. Rire au temps de la honte retrace le parcours édifiant de cette affaire, et interroge ce que la comédie peut encore dire de nous aujourd'hui. Un livre explosif qui, en remontant aux sources du stand-up américain et de son rapport à l'abjection, se place sous la tutelle de Kafka pour poser la question : où va notre part maudite quand on confond la honte et la culpabilité ? Version révisée et augmentée."Un livre qui rend justice aux « églises de l'obscénité » que sont les comedy clubs" Libération"Guillaume Orignac s'aventure avec un certain panache sur la frontière entre fiction et réalité? Télérama"Une analyse fine de l'humour de Louis C.K., éclairant le choc entre l'insolence de l'humoriste face aux tabous de son époque et le militantisme des minorités offensées qui l'exposent à la vindicte des réseaux." Le Monde
Dittmar Jérôme ; Sadat Yal ; Orignac Guillaume ; R
Depuis plus de cinquante ans, la Quinzaine des cinéastes s'est imposée comme un rendez-vous incontournable du Festival de Cannes, marquant le cinéma d'auteur international par son audace, sa liberté et son indépendance. Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Jim Jarmusch, Chantal Akerman, Bong Joon-ho, Takeshi Kitano, Claire Denis, Werner Herzog, Alain Guiraudie ou encore Hou Hsiao-hsien... Les plus grands noms y ont présenté un film et parfois lancé leur carrière. Avec Les Carnets de la Quinzaine, nouveau rendez-vous annuel, l'événement se déploie désormais à travers un livre. Construit à partir d'entretiens réalisés avec les cinéastes lors de chaque édition, enrichi de visuels de travail rares et inédits fournis par les auteurs eux-mêmes, cet ouvrage a été conçu comme un porte-voix unique de la création cinématographique sous toutes ses formes et tous les horizons. Autant de regards qui dessinent aussi le portrait d'un certain état du cinéma et d'une époque. 22 entretiens, issus de l'édition 2024 + interview-fleuve inédit avec Quentin Tarantino , introductions critiques par Jérôme Dittmar, Guillaume Orignac et Yal Sadat , préface de Bertrand Mandico (Les Garçons sauvages, Conann, Roma elastica) , avant-propos de Julien Rejl, délégué général , Édition bilingue français / anglais
Quand ils marchent dans les rues de New York, Tanger, Détroit, Séville, Paterson, les héros des films de Jim Jarmusch fabriquent un secret. Une autre allure, pour un autre temps.
Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ...
A peine dix ans et une poignée de rôles. Voilà ce qu'il a fallu à Bud, un gamin du Nebraska, pour devenir Marlon Brando, détrôner Laurence Olivier et se faire une place dans le grand récit américain. Puis quasiment plus rien. Une carrière déclinante, un comportement de plus en plus erratique, une résurrection magnifique mais éphémère (Le Parrain, Apocalypse Now). Comme s'il était arrivé trop tôt au sommet, avant de se laisser inonder par la mélancolie, un sentiment de l'absurde et une envie de disparaître. Réfugié sur son atoll du bout du monde, Marlon Brando posait cette question : combien de temps une star dure-t-elle ?