Le Conte de Floire et Blanchefleur figure parmi les oeuvres fondatrices de la littérature narrative sentimentale : sur le motif antique des jeunes amants que le destin a séparés et que la force de l'amour réunira, un clerc du XIIème siècle a composé un récit initiatique captivant, riche de sens et alerte de forme. Ce récit bref a suscité au Moyen Age un tel engouement que de nombreux troubadours ne se sont pas privés de citer en exemple l'idylle des deux héros. La présente édition s'efforce de mettre à la disposition du lecteur moderne un texte qui réponde aux exigences de la philologie moderne tout en cherchant à faire apparaître les contours du récit primitif, altéré par la tradition manuscrite et parfois dénaturé par les interventions des remanieurs. La traduction, outre le secours qu'elle fournit au lecteur que le déchiffrement de l'ancien français pourrait déconcerter, tente de refléter aussi fidèlement que possible le ton et le style du récit originel et, les notes aidant, de procurer à chacun les moyens de procéder à une lecture à la fois pertinente et plaisante.
Nombre de pages
223
Date de parution
27/02/2003
Poids
224g
Largeur
128mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745307361
Titre
Le Conte de Floire et Blanchefleur
Auteur
Orbigny Robert d'
Editeur
CHAMPION
Largeur
128
Poids
224
Date de parution
20030227
Nombre de pages
223,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Floire est le fils d'un prince sarrasin et Blanchefleur la fille d'une esclave chrétienne. Ils se ressemblent comme frère et soeur et font ensemble leur apprentissage des lettres et de l'amour. Après la séparation imposée par les parents de Floire et une série d'épreuves qui déplacent l'action vers l'Orient et ses merveilles inquiétantes, les deux jeunes gens finissent par se retrouver et par s'unir à Babylone. L'action s'enrichit de motifs descriptifs qui deviendront des classiques du genre, comme la description du verger de l'émir de Babylone, et fait de l'Orient un nouvel espace de création littéraire.
En 1849, paraissait le dernier volume du Dictionnaire universel d'histoire naturelle : 16 tomes dont 3 atlas de planches, publiés à Paris par les soins de Messieurs Renard, Martinet et Cie, à l'amusante enseigne de "Au bureau principal de l'éditeur". Entrepris en 1841, « ce vaste panorama des Sciences naturelles » dirigé par Charles d'Orbigny (1806-1876), botaniste et géologue issu d'une famille de scientifiques, allait satisfaire à la fois la curiosité du grand public pour la nature et la science aussi bien que le goût pour l'exhaustivité et l'exactitude des érudits. À la tête d'une prestigieuse et fidèle équipe de rédacteurs dont Arago, Brongniart et Jussieu, Charles d'Orbigny sut également s'entourer d'animaliers de grand renom tels Édouard Traviès et Paul-Louis Oudart ou leur aîné, Jean-Gabriel Prêtre. Leurs dessins, parmi les fleurons de l'art animalier, sublimés par la gravure et le coloriage « exécutés par les premiers artistes en ce genre », participèrent, à coup sûr, à l'éclatante réussite de cette passionnante entreprise. Coffret 5 volumes.
Alcide d'Orbigny s'inscrit dans le mouvement général des idées connu sous le nom de "révolution linnéenne" et qui a duré plus d'un siècle, des années 1740 avec Linné et Buffon jusqu'à la publication par Charles Darwin de l'Origine des espèces en 1859. Dans cet effort encyclopédique de compilation et de classement, d'Orbigny s'est fait connaître d'abord en tant que paléontologue, mais comme beaucoup de naturalistes de l'époque il s'intéressait à l'ensemble du vivant. Mandaté par le Muséum d'Histoire Naturelle, le jeune d'Orbigny explore de 1826 à 1834 l'Amérique du Sud, notamment l'Argentine, l'Uruguay et la Bolivie, réunissant des milliers de données scientifiques concernant la géographie, la géologie, la paléontologie, la zoologie, la botanique et l'anthropologie. Mais ce qui le démarque de ses contemporains, c'est peut-être l'intérêt particulier qu'il porte à l'homme américain : cet homme, il le mesure, l'examine sous tous ses aspects et finit par lui consacrer toute la première partie du tome IV de son fameux Voyage en Amérique méridionale. " L'homme américain " dont il est question ici, c'est celui qu'il observa au cours des quelque huit années de son périple, mais c'est aussi celui qu'avaient rencontré avant lui conquérants, prêtres ou administrateurs coloniaux depuis 1492. Avec Alcide d'Orbigny, toutefois, le regard change: la vision que le jeune savant a des Amérindiens est bien en avance sur celle de son temps: au terme de son enquête et au moment d'ouvrir le premier chapitre de L'Homme américain, il n'hésite pas, en effet, à affirmer que sa "conviction intime est que, parmi les hommes, il n'y a qu'une seule et même espèce ".