Au pied du mur. Chronique berlinoise (janvier 1989 - avril 1990)
Onnen Eric
GALLIMARD
15,20 €
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EAN :9782070721665
Je suis arrivé à Berlin-Ouest en hiver, dans les premiers jours de l'année 1989. Il y faisait froid et gris. Les murs étaient couverts d'affiches électorales, la ville se préparait à élire un nouveau maire. Pour le reste, tout était calme, le Mur encore solide et les Berlinois semblaient s'accommoder de sa présence. Nouvel arrivant, sans argent et sans vrai projet, je me suis mis à la recherche d'un logement et d'un travail. J'ai trouvé une chambre à Kreuzberg, l'eldorado des "alternatifs" de tout poil, et je suis devenu laveur de carreaux. Un métier dont l'intérêt principal, sinon le seul, était de me mettre chaque jour en contact avec de vrais Berlinois en chair et en os, de me faire pénétrer chez eux. Et, un peu comme on tient un journal, j'ai commencé à rédiger cette chronique. Et puis un jour du mois de novembre 1989, l'îlot emmuré a été envahi par une foule qui, après avoir jeté à bas un régime réputé costaud et un mur en béton, s'apprêtait à dévorer à pleines dents une richesse et une liberté dont elle avait été trop longtemps frustrée. [...] Écrites au fil des jours dans une ville en pleine mutation, ces notes apportent sur cette période tumultueuse le modeste témoignage d'un promeneur étranger." Éric Onnen.
Nombre de pages
205
Date de parution
24/01/1991
Poids
294g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782070721665
Titre
Au pied du mur. Chronique berlinoise (janvier 1989 - avril 1990)
Auteur
Onnen Eric
Editeur
GALLIMARD
Largeur
150
Poids
294
Date de parution
19910124
Nombre de pages
205,00 €
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Depuis les diktats de la mode ou les règles de convenances jusqu'aux normes comptables en passant par la transposition dans la loi de principes moraux ou la constitution des indicateurs permettant d'évaluer la RSE, la norme étend son règne dans le quotidien de tout un chacun. L'Afnor énonce de plus en plus de standards techniques, les Français disputent à l'envi des règles de l'orthographe tandis qu'un candidat à l'élection présidentielle se rêvait en président " normal " et qu'une banque suisse défrayait la chronique par la précision du dress code imposé à ses cadres. Cette propension normalisatrice, ses origines et ses effets sont au cur de cet ouvrage collectif.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.