Initiation à la science politique. La notion, le mode de connaissance, les savoirs
Onana Janvier
L'HARMATTAN
16,50 €
Epuisé
EAN :9782296100206
Ce manuel vise à préparer à l'abordage des divers savoirs dits de science politique, savoirs dont la distribution s'étale sur l'ensemble des parcours de formation conduisant de la Licence au Master. La science politique est tour à tour envisagée dans ce cadre comme notion, comme mode de connaissance, et comme champ d'études. Aux trois objectifs déclinés correspondent autant d'articulations principales dans l'ouvrage, qui ont cependant pour préoccupation commune de répondre, chacune à partir d'une perspective spécifique, à la question essentielle ci-après : qu'est-ce que la science politique ? Cet ouvrage a un enjeu essentiellement pédagogique. Les premiers lecteurs visés sont donc naturellement les étudiants des formations en science politique et en sciences juridiques. Ce manuel s'adresse cependant aussi à tous ceux qui, venant de formations initiales autres, se préparent aux concours administratifs.
Nombre de pages
158
Date de parution
12/10/2009
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296100206
Titre
Initiation à la science politique. La notion, le mode de connaissance, les savoirs
Auteur
Onana Janvier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20091012
Nombre de pages
158,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis le début des années 1990, le changement politique a été consacré, de manière directe ou indirecte, comme l'objet cardinal de l'analyse politique sur l'Afrique subsaharienne. Faisant généreusement écho à la tyrannie des attentes citoyennes, trop souvent prisonnières, par conséquent, d'un surenchérissement de l'alternance politique comme unique gage d'un véritable changement, les opinions savantes n'ont cessé d'osciller entre espérance enchantée et désillusion passionnée. Les conjectures à plusieurs voix rassemblées dans ce livre s'inscrivent à rebours d'une telle conception, quelque peu essentialiste, du changement politique. Elles tentent de traquer analytiquement le phénomène, non pas prioritairement dans ses manifestations les plus bouleversantes, mais au travers des frémissements sournois, du cours redondant des événements et des choses qui ponctuent la quotidienneté du Cameroun contemporain : la prodigieuse effervescence de la société civile, la structuration d'une sphère publique démocratique, les réformes institutionnelles (décentralisation, passage à la biométrie), les figures émergentes de la civilité démocratique, etc.
Sans une citoyenneté active et responsable, sans une autorité bien ordonnée, sans une capacité réelle de l'Etat à répondre effectivement aux attentes des populations, la lutte contre le désordre urbain a toutes les chances d'être un combat perdu d'avance. Tel est l'enseignement de cet ouvrage collectif qui explore des problématiques aussi variées que l'urbanisation sauvage, l'occupation anarchique de l'espace public, les figures plurielles de la débrouillardise en milieu urbain, les insuffisances de la planification urbaine, les lacunes et incohérences des dispositifs institutionnels etc.
De nombreux contributeurs ont participé à cette revue de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l'université de Nagouandéré : Le juge et le langage de la clause résolutoire de Aude DOKA BOURA ; La faillite et le groupe de sociétés à la lumière de l'Acte uniforme portant droit des sociétés commerciales OHADA de Medret LEKUNGA NDANGOH ; La figure de l'ennemi en droit pénal camerounais : essai d'une théorie par degré de GONGMOGA KINBABELE ; An Appraisal of the Features of Admiralty Jurisdiction in Maritime Law de Lawrence MANTINKANG FORMBASSO.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...